L'ERMITE

Par TUESDAY LOBSANG RAMPA
         Monaco :Éd. Rocher, 1987, 222 p. et 1991, 256 p.
         Paris : Éd. J'ai Lu, 1989, 250 P.
          Montréal, Éd. de l'Homme, c1971, 222 p.
 

Les Chinois qui torturent les tibétains régulièrement en les écartelant par
exemples sont décrit par Rampa qui a  rencontré un ermite torturé. On lui avait
arraché les yeux. L'ermite lui racconte comment les extra-terrestres
l'ont secouru, guérri et installé dans une grotte préparée par eux, avec
l'eau courante.

Il décrit la boîte qu'ils lui ont attachée au bout de ses nerfs optiques
laissés pendant de ses orbites par ses tortionnaires, et qui lui a permis de voir l'intérieur du
vaisseau extra-terrestre.

L'Ermite y décrit l'implantation de la Vie sur notre Planète par les Jardiniers de l'espace en provenance du centre
d'un autre Univers.

Histoire qui est à la base de toutes les religions.
 

Pages
- Pages 16 à  23  (Extraits)[1] Torturé, mais recueilli par des extra-terrestres et soigné.
                            (Extraits)[2]  Présentation des Jardiniers de l'Espace et de leur projet d'informations à propos de
                                                    l'origine de la Vie sur Terre.
                            (Extraits)[3]  Discussion mouvementée des Jardiniers.
                            (Extraits)[4]  Explication sur la discussion virile d'Êtres de différentes races et tailles.

(pages 32 à 45)  (Extraits)[5] Changement de pièce et d'ambiance.
                 (Extraits)[6]  Salle d'opération et but de l'opération.
                 (Extraits)[7]  Installation de la « machine à voir ».
                 (Extraits)[8]  Description de la pièce  et des Êtres présents.
                 (Extraits)[9]  Sa propre description.
                 (Extraits)[10]  Appareillage et description supplémentaire des Jardiniers.
                 (Extraits)[11]  Lavement de son corps par deux femmes.
                 (Extraits)[12]  Explication sur son traitement et sa paralysie.

(pages 63 à 72 ) (Extraits)[13]  Informations supplémentaires sur la pièce et ses occupants ainsi que sur leur
                                                    intention.
                (Extraits)[14]  Description [suite] de la salle d'opération.
                (Extraits)[15]  Amplification des sons du corps physique.
                (Extraits)[16]  Quels sont les intérêts de chacun dans tout cela?
                (Extraits)[17]  Communication avec une forme holographique en 3 dimensions.
                (Extraits)[18]  Les E.-T. lui proposent de voir en direct de grandes villes du monde.
                (Extraits)[19]  Problème technique pour les faibles distances.

(pages 73 à 93) (Extraits)[20] Compréhension d'un problème d'ajustement focal.
                (Extraits)[21]  Observation de la ville de Kalimpong !
                (Extraits)[22]  Observation de la ville de Berlin!
                (Extraits)[23]  Observation de la ville de Moscou!
                (Extraits)[24]  « Monsieur mon ravisseur! m'exclamai-je, qui êtes-vous? Seriez-vous  Dieu? »
                (Extraits)[25]  Qui êtes-vous?
                (Extraits)[26]  Dans une vaste caverne de quelque soixante-dix mètres de haut.
                (Extraits)[27]  Descriptions d'extra-terrestres présents dans la caverne.
                (Extraits)[28]  Expérience prématurée de compréhension des propos E.-T.
                (Extraits)[29]  Nouvelle opération au cerveau et stimulation de la mémoire.
                (Extraits)[30]  La pleine compréhension des propos e.-t. enfin.

(pages 96 à 99)  (Extraits)}[31]  La vie d'ermite emmuré ==> et sortie du corps pour aller visiter le monde et communiquer par télépathie.
                  (Extraits)}[32]
 

(pages 102 à 104)  (Extraits)[33] Construction de la caverne de l'ermite par les extra-terrestres.
                     (Extraits)[34]

(pages 107 à 115) (Extraits)[35] Réveil des souvenirs de naissances et autres.
                     (Extraits)[36]
                     (Extraits)[37]  Nos volcans et tunnnels.
                     (Extraits)[38]  Pourquoi les Extra-terrestres ne prennent-ils pas contact avec nos dirigeants?

(pages 117 à 132) (Extraits)[39]  Discours de l'Amiral sur notre passé médiocre.
                     (Extraits)[40]  Discours de l'Amiral sur notre passé médiocre.
                     (Extraits)[41]  Discours de l'Amiral sur notre passé médiocre.
                     (Extraits)[42]  L'avis du Biologiste Extra...
                     (Extraits)[43]  Intervention orale de l'Ermite:
                     (Extraits)[44]  Mise au point sur la Situation actuelle.
                     (Extraits)[45]  Branchement direct sur les Annales Akashiques.
                     (Extraits)[46]  Objectifs immédiat des Jardiniers de l'Espace.
                     (Extraits)[47]  Préparation technique.

(pages 143 à 157)  (Extraits)[48]  Début du voyage et de l'expérience.
                       (Extraits)[49]  Visite d'une Planète Centrale dans un autre Univers.
                       (Extraits)[50]  Une ville fabuleuse.
                       (Extraits)[51]  Une ville fabuleuse.
                       (Extraits)[52]  Visite commentée.
                       (Extraits)[53]  Visite commentée.
                       (Extraits)[54]  Leçon de morale...
                       (Extraits)[55]  Fin de la visite de la ville.
                       (Extraits)[56]  Visite du continent, puis de la résidence du Maître dans un autre continent.

(pages 164 à 179)(Extraits)[57]  Une ville dans L'espace; un observatoire spatial.
                       (Extraits)[58]  Traversée de la matière et entrée dans l'Observatoire spatial.
                       (Extraits)[59]  La Barrière de la Mort et observation de la Terre.
                       (Extraits)[60]  Les Sages qui contrôle ta destinée.
                       (Extraits)[61]  Observation du passé il y a des millions d'années.
                       (Extraits)[62]  Le début de notre univers.
                       (Extraits)[63]  Expédition sur la Terre: pour l'observer.
                       (Extraits)[64]  Le vaisseau spatial visite notre Système Solaire.
                       (Extraits)[65]  De retour dans la station d'observation.
                       (Extraits)[66]  Serre d'incubation de la vie humaine.

(pages 184 à 197)(Extraits)[67]  Surveillance du Systême Solaire et début de la 2e expédition pour la Terre.
                       (Extraits)[68]  Fin des préparatifs et voyages vers la Terre.
                       (Extraits)[69]  Deuxième exploration de la Terre.
                       (Extraits)[70]  Fin de l'expédition et analyse des résultats.
                       (Extraits)[71]  Les conditions de la vie.
                       (Extraits)[72]  Troisième Voyage sur la Terre et implantation de la Vie.
                       (Extraits)[73]  Analyse du sol.
                       (Extraits)[74]  Semences végétales terrestres et aquatiques. Attente, puis importation d'animaux
                                                    et de poissons.
                       (Extraits)[75]  La scission du premier continent en plusieurs morceaux et l'implantation des
                                                   premiers « humanoïdes ».
                       (Extraits)[76]  Implantation de la 2e Race d'Humanoïdes  et attaque des Jardiniers de la Terre.
                       (Extraits)[77]  Troisième implantation d'humains et d'animaux sur Terre.

(pages 204 à 218)(Extraits)[78]  Installation et développement des nouveaux humains et animaux.
                         (Extraits)[79]  Satan envahit notre univers et y fait la guerre aux colonies des Jardiniers de
                                                     l'espace.
                         (Extraits)[80]  Supplication de Satan.
                         (Extraits)[81]  Les ravages de la guerre et Reconstruction + Naissance des Dieu et Déesse
                                                      japonais.
                        (Extraits)[82] Les Dieux de l'Olympe!
                         (Extraits)[83]  D'autres Dieux, d'autres prêtres, des secrets dangereux, et Satan établit une
                                                   Capitale du Péché: Sodome et de Gomorrhe.
                         (Extraits)[84]  Moïse{de mère terrestre et de  père extraterrestre}, Gautama{implanté lui aussi}.
                        (Extraits)[85]  Marie {autre tactique}.
                         (Extraits)[86]  Jésus{et son remplacement par transmigration}.
                         (Extraits)[87]  Le Christ,  l'ancienne réputation de Jésus, sa nouvelle religion et sa modification
                                                   lors du Congrès de Constantinople.
                         (Extraits)[88]  FIN
 


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{L'Ermite, par Rampa: (pages 16 à  23 )(Extraits)}[1]Torturé, mais recueilli par des extra-terrestres et soigné.

Histoire qui est à la base de toutes les religions.

    Une heure plus tard, le jeune homme était assis devant l'Ancien et écoutait une histoire aussi étrange qu'ensorcelante, une histoire qui est à la base de toutes les religions, de tous les contes de fée et de toutes les légendes pouvant exister dans le Monde. Une histoire qui avait été censurée depuis les premiers jours de la vie tribale par les prêtres jaloux de leur pouvoir ainsi que par les prétendus « scientifiques ».

    « La première chose dont je me souviens est que je me trouvais étendu confortablement sur un lit moelleux. Bien sûr, j'étais jeune alors, comme tu l'es maintenant, et je pensais que l'on m'avait transporté dans les Champs Célestes. Mais je ne voyais rien. Or, je savais que, si je m'étais trouvé de l'autre côté de la Vie, j'eusse recouvré la vue. J'étais donc allongé et j'attendais. Peu de temps après, des bruits de pas très discrets se firent entendre, se rapprochèrent et s'arrêtèrent près de moi. Je demeurai immobile, sans savoir à quoi m'attendre. « Ah! dit une voix qui me sembla quelque peu différente des nôtres. Ah! ainsi tu as repris conscience. Te sens-tu bien? »

    « Quelle question stupide, pensai-je, comment puis-je me sentir bien alors que je suis à moitié mort de faim? De faim? Mais je n'avais plus faim. En fait, je me sentais bien; très bien. Je fis bouger mes doigts précautionneusement, tâtai mes bras qui n'avaient plus l'aspect décharné de baguettes. Je m'étais rempli, avais repris mon apparence habituelle, bien que je n'eusse toujours pas d'yeux. « Oui, oui, je me sens vraiment bien. Merci de votre sollicitude », répondis-je. La Voix reprit: « Nous aurions aimé te rendre la vue, mais tes yeux ont été entièrement enlevés et nous ne pouvions pas le faire. Repose-toi un peu. Nous en reparlerons plus tard. »

    « Je me reposai; je n'avais pas le choix et, bientôt, je sombrai dans le sommeil. Combien de temps avais-je dormi? Je ne pourrais le dire, mais de doux carillons me réveillèrent; des carillons plus doux et plus harmonieux que les gongs les plus précieux, plus beaux que les plus anciennes cloches d'argent, plus sonores que les trompettes des temples. Je me dressai sur mon séant et écarquillai les yeux comme si je pouvais forcer mes orbites creuses à voir quelque chose. Un bras plein de douceur entoura mes épaules et une voix me dit: « Lève-toi et viens avec moi. Je vais te guider.»

    On me conduisit dans ce qui était apparamment une grande pièce, dans laquelle se trouvaient un certain nombre de personnes. En effet, je pouvais discerner le murmure de leurs voix ainsi que les froissement de leurs vêtements. Mon guide me dit: « Assieds-toi ici », et l'on glissa sous mon siège un curieux appareil. Alors que j'allais m'asseoir par terre, comme le font tous les gens sensés, je faillis défoncer l'étrange machine. »
 

{L'Ermite, par Rampa: (pages 16 à  23 )(Extraits)}[2]Présentation des Jardiniers de l'Espace et de leur projet d'informations à propos de l'origine de la Vie sur Terre.

    « Je tâtai soigneusement la chose, poursuivit-il, et elle me sembla moelleuse et ferme à la fois. Elle était soutenue par quatre pattes et, à l'arrière, il y avait un obstacle qui me soutenait le dos. J'en conclus d'abord qu'ils m'avaient pensé trop faible pour demeurer assis par mes propres forces, mais je réalisai rapidement que l'on se retenait de rire et en déduisis alors que ces gens-là s'asseyaient de cette manière. Cette façon de s'asseoir me parut bizarre et fort dangereuse, et je dois humblement avouer que je me cramponnai avec acharnement à cette plate-forme rembourrée. »

    « Nous n'avons pas fini de t'étonner, me dit la Voix; tu te demandes qui nous pouvons bien être et pourquoi tu te sens si bien. Installe-toi plus confortablement, car nous avons beaucoup à t'apprendre et à te montrer. »

    « Ô Très Illustre, reprochai-je, je suis aveugle, on m'a arraché les yeux et pourtant vous dites que vous avez beaucoup de choses à me montrer? Mais comment cela est-il possible? » « Tranquillise-toi, me dit la voix, car avec du temps et de la patience, tout s'éclaircira. »

    « Nous sommes les Jardiniers de la Terre, me dit la Voix, Nous voyageons parmis les univers, plaçant personnes et animaux dans des mondes très différents. Vous, les Terriens, entretenez bien des légendes à notre endroit. Vous nous appelez les Dieux du Ciel et parlez de nos chars de feu. Maintenant, nous allons te donner des informations à propos de l'origine de la Vie sur Terre afain que tu puisses transmettre ces connaissances à quelqu'un qui viendra plus tard. Cette personne parcourra le monde et consignera ces faits, car il est grand temps que les gens connaissent la Vérité sur leurs Dieux avant que nous amorcions la deuxième phase. »

    « Mais il doit y avoir une erreur, dis-je rempli d'épouvante, je ne suis qu'un pauvre moine qui ne sait pas encore pourquoi il a entrepris une telle ascension. »

    « Nous t'avons fait venir grâce à notre science, murmura la Voix. Nous t'avons choisi à cause de ton exceptionnelle mémoire, que nous allons d'ailleurs améliorer. Nous savons tout de toi et c'est pour cela que tu es ici. »

    « J'avais peur, horriblement peur ... Que savais-je de ces Jardiniers de la Terre? Je n'étais pas jardinier moi-même, ne connaissais pas plus de choses sur les plantes que sur l'univers et n'étais pas désireux de savoir quoi que ce soit sur ce sujet. Alors que je pensais à tout cela, j'appuyai mes jambes sur le rebord de la plate-forme qui me servait de siège et me mis debout. Des mains très fermes quoique bienveillantes me repoussèrent de telle sorte que je me retrouvai une fois de plus assis de la manière ridicule dont j'ai déjà parlé, avec mes jambes pendouillant dans le vide et le dos appuyé contre quelque chose qui se trouvait derrière moi. « La plante ne commande pas au Jardinier, murmura une Voix. On t'a amené ici et c'est ici que tu devras apprendre. »

{L'Ermite, par Rampa: (pages 16 à  23 )(Extraits)}[3]Discussion mouvementée des Jardiniers.

    « Tandis que j'étais assis, émerveillé mais plein de ressentiment, une discussion fort animée s'amorça dans une langue inconnue. Des Voix. Encore des Voix. Certaines d'entre elles étaient hautes et aiguës comme si elle avaient pris naissance dans la gorge de gnomes. D'autres étaient graves, caverneuses, tonitruantes ou alors ressemblaient au cri qu'émet le yack mâle à travers monts et vaux à l'époque des amours. Peu importe qui étaient ces gens, cela augurait très mal pour moi, qui n'avais guère l'intention de coopérer et qui, de plus, me trouvais captif contre mon gré. Tandis que l'incompréhensible discussion se poursuivait, je continuai à écouter, non sans quelque crainte. J'entendis des sons aigres comme celui du chalumeau ou déchirants comme une sonnerie de trompette dans un défilé rocheux. Quel genre de personnes pouvaient bien être ces gens? me demandai-je. Comment des êtres humains pouvaient-ils bien émettre une telle variété de tons, de demi-tons, d'harmoniques? Où pouvais-je donc bien me trouver? Peut-être me trouvais-je en plus mauvaise posture qu'aux mains des Chinois. Ah! si seulement je pouvais voir... Si seulement je pouvais avoir des yeux pour voir ce que je ne pouvais que deviner. Le mystère s'éclaircirait-il si je ne me trouvais pas accablé par la cécité? Non, car comme de devais le découvrir plus tard, le mystère n'en serait que plus insondable!. C'est ainsi que je demeurai assis, hésitant, rempli de frayeur. Les tortures que j'avais subies aux mains des Chinois m'avaient relativement affaibli et me portaient à croire que je serais incapable de supporter d'autres traitement de ce genre. Absolument incapable. Mieux valait voir les Neuf Dragons venir et me consumer immédiatement plutôt que d'être contraint de supporter l'Inconnu. C'est ainsi que je demeurais assis, car il n'y avait rien d'autre à faire.

    « Des éclats de voix me firent craindre pour ma sécurité. Eussé-je possédé la vue, j'eusse tenté un effort désespéré pour prendre la fuite, mais celui qui est sans yeux est véritablement réduit à l'impuissance, se trouve intégralement à la merci des autres, à la merci de Tout, de la pierre qui fait trébucher, de la porte fermée, de l'inconnu qui se dessine constamment devant lui, indistinct, menaçant, oppressant, toujours redoutable. Le bruit de foule s'intensifia en un crescendo. Certaines voix se firent entendre dans les registres les plus élevés, tandis que d'autres grondaient comme le mugissement de taureaux qui se battent. Je craignais que l'on commît quelque acte de violence à mon égard, que l'on me portât des coups que je ne saurais prévenir parmi mes ténèbres éternelles. J'agrippais aussi fort que je le pouvais les bords de mon siège, mais relâchais bien vite ma prise après m'être dit que , si l'on me frappait, le coup serait beaucoup moins douloureux que si je me cramponnais.

{L'Ermite, par Rampa: (pages 16 à  23 )(Extraits)}[4]Explication sur la discussion virile d'Êtres de différentes races et tailles.

    « Ne crains rien, me dit la Voix, qui commeçait à m'être famillière. Ceci n'est qu'une Assemblée du Conseil. Aucun mal ne te sera fait. Nous ne faisons que discuter des meilleurs moyens de t'endoctriner. »

    « O Grand Personnage, dis-je confus, je suis assez surpris de constater que des gens de si haut rang se chamaillent tout comme les plus humbles des bouviers qui gardent les yacks dans nos collines! Des rires amusés accueillirent mes commentaires. Il semble que l'auditoire ne me faisait pas grief de ces paroles peut-être un peu trop franches. »

    « Souviens-toi toujours de ceci, répliqua-t-il. Peu importe le rang que l'on atteint, il y a toujours place pour la discussion et les désaccords. Il y a toujours quelqu'un dont l'opinion diffère de celle des autres. On doit discuter, chercher le pour et le contre et tenir à ses opinions avec fermeté, sous peine de ne devenir qu'un esclave, qu'un automate toujours prêt à accepter sans broncher les conditions des autres. Pour des témoins non avertis, la libre discussion semble toujours le prélude à des actes de violences. » Il me donna une tape sur l' épaule d'une manière rassurante et me dit: « Nous n'avons pas seulement ici des gens de races différentes, mais également des gens venant de plusieurs mondes. Certains arrivent de votre propre système solaire, tandis que d'autres viennent de galaxies beaucoup plus  éloignées. Certains t'apparaîtraient comme de frêles nains, tandis que d'autres sont véritablement géants pouvant avoir jusqu'à six fois la taille des plus petits. » J'entendis ses pas s'éloigner tandis qu'il se dirigeait vers le groupe principal.

    « D'autres galaxies? Qu'est-ce que cela pouvait bien vouloir dire? Que pouvaient bien être ces « autres galaxies »? Quant aux géants, eh bien! comme la plupart des gens j'en avais entendu parler dans les contes de fées. Pour ce qui était des nains, on pouvait en voir de temps en temps dans des spectacles forains. Je secouai la tête; tout cela me dépassait. Il avait bien dit qu'on ne me ferait pas de mal, qu'il s'agissait simplement d'une discussion, mais même les commerçants indiens qui venaient à Lhassa ne se manifestaient pas par de tels rugissements, de telles exclamations, de telles huées. Je décidai donc de demeurer tranquillement assis et d'attendre. Après tout, je n'avais guère le choix! »
 

{L'Ermite, par Rampa: (pages 32 à 45)(Extraits)}[5]Changement de pièce et d'ambiance.

    « Maintenant, nous allons continuer, déclara le vieillard. Tu pourras te restaurer lorsque je serai fatigué et que j'aurai à m'allonger quelque peu. Maintenant, écoute, et tâche de te souvenir de tout ce que je te dirai; ne laisse pas errer ton attention, car ceci est plus important que ma vie et même que la tienne. Il s'agit d'un savoir qui doit être préservé puis transmis lorsque le temps sera venu. »

    « ... La discussion se prolongeait. À mon avis, elle était fort animée jusqu'à ce que, finalement, toute conversation cesse. On pouvait entendre de nombreux traînements de pieds, puis des pas, des pas très légers comme le bruit que fait un oiseau qui gratte le sol pour trouver des vers. On entendait également des pas très lourds, manquant autant d'aisance que ceux d'un yack qui se traîne sous un pesant fardeau. D'autres pas me troublaient profondément, car certains d'entre eux semblaient ne rien avoir de commun avec la démarche d'êtres humains tels que je les connaissais. Toutefois, mes cogitations sur les différentes espèces de pas furent brusquement interrompues lorsque quelqu'un me prit le bras et me dit: « Viens avec nous. » Une autre main empoigna mon autre bras, et l'on me conduisit par une piste qui, si j'en juge par le contact de mes pieds nus, semblait être de métal. Les aveugles parviennent à se doter d'un sixième sens; je ressentais que nous étions en train de traverser une sorte de tube de métal, bien que j'eusse tout le mal du monde à m'imaginer une telle chose. »

    « Rapidement, nous atteignîmes un endroit plus vaste, ce que je pus estimer grâce à la différence entre les échos. Un glissement métallique se fit entendre devant moi, et l'un de mes guides parla sur un ton plein de respect à quelqu'un qui, apparemment, était de loin son supérieur. Je ne possède aucun moyen de savoir ce qui put bien se dire, car la conversation se déroula dans un langage curieux, un langage fait de pépiements et de gazouillements. Pour exécuter ce qui était vraisemblablement un ordre, on me poussa en avant et la substance métalique glissa derrière moi et se referma doucement avec un bruit mat. Je me tenais debout et sentais le regard de quelqu'un qui me dévisageait avec insistance. Il y eut un froissement d'étoffe et le grincement de ce que j'imaginais être un siège similaire à celui que j'avais déjà utilisé. Ensuite, une main fine et osseuse me prit la main droite et me fit avancer. »

    « « Assieds-toi ici », me dit-on en me poussant gentiment. Horifié, j'eus un sursaut d'effroi, car j'eus l'impression de m'enfoncer dans un lit de plumes. Ensuite, le siège, ou du moins ce qui en tenait lieu, m'enveloppa et soutint certaines parties de mon corps peu familières avec un tel traitement. Sur les côtés se trouvaient des béquilles ou des bras probablement conçus dans le but de retenir le corps de celui qui se serait laissé aller à s'endormir dans cet étrange nid moelleux. La personne en face de moi sembla des plus amusées par mes réactions, du moins si j'en juge par la manière dont elle réprima ses rires; il est vrai que beaucoup de gens semblent trouver une source de divertissement dans les malheurs de ceux qui sont privés de sens de la vue.
 

{L'Ermite, par Rampa: (pages 32 à 45)(Extraits)}[6]Salle d'opération et but de l'opération.

    « Tu te sens dépaysé et tu as peur », me dit la voix en face. Il s'agissait évidemment d'une affirmation bien au-dessous de la vérité! « Ne crain rien, poursuivit-elle, car tu ne subiras aucun mal. Nos tests ont montré que tu possédais une mémoire des plus prodigieuses. Nous allons donc te fournir des informations que tu n'oublieras jamais et que, plus tard, tu transmettras à quelqu'un qui croisera ton chemin. » En dépit de ces belles paroles, tout cela semblait mystérieux et fort inquiétant. Je ne disais rien, me contentant de rester tranquillement assis en attendant la suite de ces remarques, ce qui ne tarda pas à venir.

    « En effet, mon interlocuteur poursuivit: « Tu vas voir tout le passé, la genèse de ton monde, l'origine des dieux. Tu verras aussi pourquoi des chairiots de feu traversent le firmament à ton grand effroi, » Honorable Seigneur! m'exclamai-je, vous avez employé le mot voir, mais on m'a enlevé les yeux, je suis aveugle, je me trouve dans la cécité la plus complète! Il y eut un mouvement d'exaspération contenue, puis la réplique se fit entendre, non sans âpreté: « Nous savons tout ce qu'il y a à savoir à ton sujet, beaucoup plus en fait que tu n'en pourrais savoir toui-même. On t'a enlevé les yeux, mais le nerf optique est toujours là et, grâce à notre science, nous sommes en mesure de nous brancher sur ce nerf de façon à ce que tu puisses voir ce que nous voulons que tu voies. »

    « Est-ce que cela veut dire que je recouvrerai la vue pour toujours? » demandai-je.

    « Non, pas question, reprit la voix. Nous t'utilisons pour une certaine fin. Si nous te rendions définitivement la vue, cela voudrait dire qu'il faudrait te laisser évoluer dans ce monde avec un appareil très en avance sur la science actuelle, ce qui ne nous est pas permis. Assez de palabres, je vais appeler mes adjoints. »

     « Peu après, j'entendis frapper respectueusement, puis un glissement métallique. Il y eut une conversation et il était évident que deux personnes étaient entrées dans la pièce. Je sentis mon siège bouger et je tentai de me mettre debout. Avec horreur je réalisai que tout mouvement m'était impossible. Je ne pouvais bouger, ne fût-ce qu'un seul doigt. Pleinement conscient, on me véhicula dans cet étrange siège qui semblait glisser avec facilité dans n'importe quelle direction. Nous nous déplaçâmes le long de couloirs où les bruits se répercutaient de façon la plus étrange. Finalement, mon siège fit un virage aigu et des odeurs absolument remarquables assaillirent mes narines dilatées. Un ordre discret arrêta notre équipage, tandis que des mains me saisissaient par les jambes et sous les bras. On me mit debout sans effort, puis l'on me coucha. J'étais inquiet, bien que terrifié soit un mot plus exact pour décrire cet état d'âme. Mes craintes s'intensifièrent lorsqu'on banda étroitement mon bras droit, légèrement au-dessus du coude. Ma pression augmenta à un point tel que je sentis mon bras enfler. Quelque chose me piqua à la cheville gauche, puis je ressentis une sensation extraordinaire, comme si l'on m'avait glissé quelque chose dans le corps. Un autre ordre se fit entendre et je sentis le contact de deux disques glacés sur mes tempes. J'entendis un bourdonnement semblable à celui d'une abeille dans le lointain, puis sentis que je perdais progressivement conscience.
 

{L'Ermite, par Rampa: (pages 32 à 45)(Extraits)}[7]Installation de la « machine à voir ».

        « Des éclairs enflammés semblaient passer devant mes yeux; de grande traînées vertes, rouges, violettes, de toutes les couleurs. Puis je me mis à crier. Puisque j'étais aveugle, je devais donc me trouver dans le Pays des Démons et ces derniers devaient s'apprêter à me tourmenter. Je ressentis une douleur aiguë, une simple piqûre d'épingle en réalité, et ma terreur disparut. En vérité, je m'en moquais royalement!  On s'adressa à moi dans ma langue: « N'aie pas peur, nous n'allons pas te faire de mal; nous sommes seulement en train de régler nos appareils de façon à ce que tu puisses voir. Quelle couleur peux-tu voir maintenant? » j'oubliai quelque peu mes craintes pendant que je disais voir du rouge, du vert ou toute autre couleur. Puis je poussai un cri d'étonnement: je voyais, mais ce qui se présentait à ma vue était si étrange que je pouvais difficilement comprendre de quoi il s'agissait.

    « Mais comment décrire ce qui est indescriptible? Comment peut-on risquer d'expliquer à quelqu'un ce qui se déroule lorsque, dans le vocabulaire de l'interlocuteur, il n'existe pas de mots appropriés, il n'existe pas de concepts pouvant s'adapter à la situation? Ici, dans notre Tibet, nous possédons suffisamment de mots et de phrases consacrés aux Dieux et aux Démons. Toutefois, lorsqu'il s'agit de transiger avec les oeuvres des Dieux et des Démons, peu importent lesquels, que peut-on faire? que peut-on dire? que peut-on décrire? Tout ce que je puis dire, c'est que je voyais, mais ma vue ne se trouvait pas dans mon corps puisque j'arrivais à me voir moi-même. Il s'agissait d'une expérience des plus irritantes, d'une expérience par laquelle je ne voudrais plus repasser. Mais laisse-moi commencer par le commencement.

    « L'une des Voix m'avait demandé de lui faire savoir à quel moment je voyais du rouge, du vert, d'autres couleurs. C'est peu après que je connus cette expérience extraordinaire, que je vis ce formidable éclair blanc et que je découvris que j'étais en train de contempler fixement -- c'est la seule expression qui semble convenable -- une scène absolument étrangère à tout ce que j'avais connu jusqu'alors. J'étais allongé, mi-étendu, mi-assis, comme surélevé sur ce qui semblait être une plate-forme métallique. Cette dernière paraissait soutenu par un pilier unique et, pendant un instant, je fus saisi de crainte à l'idée de voir cet appareil basculer ... et moi avec lui ... L'atmosphère générale des lieux repirait un air de propreté telle que je n'en avais jamais connu. Les murs, construits en matériaux luisants, d'une netteté incroyable, avaient une nuance verdâtre fort plaisante et fort calmante. En plusieurs endroits de cette étrange pièce, qui était vraiment très grande à en juger par mes propres mesures, il y avait de massifs appareils que je ne puis vous décrire, car les mots me manquent pour en souligner l'étrangeté.
 

{L'Ermite, par Rampa: (pages 32 à 45)(Extraits)}[8]Description de la pièce  et des Êtres présents.

     « il y avait évidemment des gens dans la pièce. Ah! cela m'ébranla d'une manière incroyable! Le choc dont je fus l'objet provoqua quasiment chez moi du délire et des cris incohérents, et je me dis que, peut-être, il ne s'agissait après tout  que d'une distorsion provoquée par l'un des subterfuges de la nouvelle vision artificielle qu'ils m'avaient donnée et non prêtée. Un homme se tenait debout à côté de quelque machine. J'estimai qu'il avait à peu près le double de la taille de nos procureurs les plus imposants. Je dirai qu'il était haut de trois mètres cinquante environ, et qu'il avait la plus extraordinaire tête en pain de sucre que je connaisse, une tête dont le crâne se terminait presque comme le petit bout d'un oeuf. Il était complètement chauve, véritablement immense. Il semblait être vêtu de quelque robe verdâtre -- je souligne en passant qu'ils étaient tous couverts de toile verte -- qui lui descendait du cou aux chevilles. Un fait qui me parut extraordinare est que cet habit couvrait les bras jusqu'aux poignets. J'était effrayé de regarder leurs mains et de découvrir qu'une peau spéciale semblait les recouvrir. Tandis que je parcourais des yeux un personnage après l'autre, je remarquai que tous avaient cet étrange enduit sur les mains et me demandai quelle pouvait bien être la signification religieuse de ce geste. Je me dis aussi que ces êtres pensaient peut-être que j'étais sale et qu'ils avaient peur d'être contaminés par moi.

    « Mon regard quitta le géant; si j'en juge par leurs silhouettes, deux de ces personnes avaient l'air d'appartenir au sexe féminin. L'une d'elles avait les cheveux très foncés et l'autres, les cheveux très clairs. L'une avait les cheveux crépus, tandis que l'autre avait une sorte de chevelure blanche et raide. Ma connaissance des femmes étant très limitée, c'est un sujet que je ne discuterai pas, pas plus qu'il ne devrait t'intéresser.

    « Les deux femmes me regardaient, et l'une d'elles avança la main vers un endroit qui n'avait pas encore retenu mon attention. Là, je vis une chose absolument extraordinaire: un nain, un gnome, un tout petit corps, un être qui avait le corps d'un enfant de cinq ans. Mais la tête ... Ah! Cette tête était immense! une boîte crânienne phénoménale, chauve également, pas un seul cheveu en vue. le menton était petit, vraiment très petit, et la bouche ne ressemblait pas à la bouche que nous avons, mais plutôt à un orifice de forme triangulaire. Le nez était peu accusé. Il ne ressemblait pas tant à une protubérance qu'à une crête. Il s'agissait apparemment de la personne le plus haut placée de l'assistance, car les autres regardaient vers elle avec respect et déférence.

{L'Ermite, par Rampa: (pages 32 à 45 )(Extraits)}[9]Sa propre description.

    « Mais cette femme bougea à nouveau sa main et la voix d'une personne que je n'avais pas préalablement remarquée s'adressa à moi dans ma propre langue et me dit: « Regarde devant toi, peux-tu te voir? » Sur ces mots, celui qui me parlait entra dans mon champ de vision; il semblait être tout à fait normal; je dois dire qu'habillé comme il était, il aurait pu passer pour un marchand, voire un commerçant indien; tu peux donc te rendre compte à quel point son apparence était normale. Il avança et me montra du doigt une substance très brillante. Je la regardai, ou du moins pensai-je l'avoir fait, car ma vue se trouvait à l'extérieur de mon corps. Je n'avais pas d'yeux; donc où avait-il bien pu placer la chose qui voyait pour moi? C'est ainsi que je vis, sur la petite tablette attachée à l'étrange table de métal sur laquelle j'étais allongé, une sorte de boîte. j'étais sur le point de me demander comment j'étais capable de voir cette chose alors que c'était grâce à elle que je pouvais voir, lorsque je réalisai que la pièce de métal, cette chose brillante, était une sorte de réflecteur. L'homme qui me paraissait le plus normal déplaça légèrement ce réflecteur, modifia son angle, et je me mis à crier, consterné et horrifié parce que je me voyais allongé sur cette plate-forme. Avant d'avoir et les yeux crevés, je m'étais déjà vu. Quelquefois, en allant au bord de l'eau pour y boire,, j'avais bien aperû mon image dans l'onde tranquille et c'est ainsi que je pouvais me reconnaître. Mais là, dans cette surface réfléchissante, je n'apercevais qu'une forme émaciée, presque prête à rendre l'âme. Je portais un bracelet autour d'un bras et un autre autour d'une cheville. D'étranges tubes sortaient de ces branches et aboutissaient je ne sait où. Toutefois, un tube ressortait de l'une de mes narines et était raccordé à une sorte de bouteille transparente attachée à une tige de métal qui se trouvait près de moi.

« Mais la tête! Quelle tête! Je puis difficilement demeurer calme en m'en souvenant. De la tête, juste au-dessus du front, jaillissaient un certain nombre de morceaux de métal. De ces protubérances sortaient ce qui me sembla être des bouts de cordelettes dont la majorité étaient raccordées à la boîte que j'avais aperçue sur la petite plate-forme de métal qui se trouvait près de moi. J'imaginai que c'était l'extension de mon nerf optique qui aboutissait à cette boîte. Cependant, je regardai avec une horreur grandissante et m'apprêtai à arracher de moi ces choses lorsque je réalisai que j'étais toujours immobilisé. Je ne pouvais absolument pas bouger, ne fût-ce qu'un doigt. Je ne pouvais que rester allongé où je me trouvais et être témoin de la curieuse aventure qui m'arrivait.
 

{L'Ermite, par Rampa: (pages 32 à 45)(Extraits)}[10]Appareillage et description supplémentaire des Jardiniers.

    « L'être qui ressemblait à un homme normal allongea la main en direction de la boîte noire. Si je n'avais pas été immobilisé, j'aurais violemment tressailli. J'eus en effet l'impression qu'il mettait ses doigts dans mes yeux, tant l'illusion était parfaite. Il se contenta toutefois de déplacer un peu la boîte, tandis que mon champ visuel se trouvait modifié. Je pus voir en arrière de la plate-forme sur laquelle j'étais allongé et remarquai la présence de deux autres personnes. Elles semblaient relativement normales; l'une d'elles était blanche, tandis que l'autre était jaune, aussi jaune qu'un Mongol. Elles se contentaient de rester debout en me regardant sans gligner des yeux, sans faire attention à moi. En fait, elles semblaient plutôt ennuyées par toute cette histoire, et je me souviens d'avoir alors pensé que, si elle se fussent trouvées à ma place, elle n'eussent certainement pas été aussi blasées. La voix se remit à parler. « Bien. Ceci sera ta vue pour un court laps de temps. Tu seras nourri grâce à ces tubes, tandis que d'autres tubes assureront l'évacuation de tes déchets et rempliront certaines fonctions. Dans l'immédiat, il ne te sera point permis de bouger, car nous craignons, si nous te laissons remuer, que tu ne te blesses dans un moment de délire. C'est donc pour ta propre protection que tu te trouves immobilisé, mais ne crains rien, il ne te sera fait aucun mal. Lorsque nous en aurons terminé, nous te renverrons dans qulque autre partie du Tibet. Ta santé sera meilleure, tu seras normal, sauf que tu n'auras toujours pas d'yeux. Tu comprends aisément qu'il t'est impossible de te déplacer en transportant constamment cette boîte noire ... » Il eut à mon égard un sourire à peine esquissé, puis recula en dehors de mon champ de vision.

    « Des gens circulaient et s'affairaient à diverses tâches. Il y avait un certain nombre de choses circulaires et bizarres ressemblant à de petites fenêtres recouvertes de verre de la plus haute qualité. Cependant, il semblait qu'il n'y eût rien de bien important derrière le verre, sinon une petite aiguille qui bougeait et pointait vers d'étranges signes. Tout ça ne signifiait rien pour moi. J'eus un regard circulaire, mais je me trouvais tellement dépassé par les événement que je décidai de tout laisser tomber et de classer ces choses dans ce qui était au-delà de mes capacités de compréhension.

    « Le temps s'écoula. Je demeurai allongé, ne me sentant ni fatigué ni délassé, mais presque en état de transe, c'est-à-dire quasiment insensible. Il était certain que je ne souffrais plus maintenant et que mes inquiétudes s'étaient quelques peu apaisées. Il me semble ressentir certains changements subtils dans les échanges chimiques qui se déroulaient dans mon corps et, soudainemen, à la limite du champ de vision que me permettait la boîte noire, je vis qu'une personne tournait différentes protubérances sortant d'une foule de tubes de verre soutenus par une charpente de métal. Tandis que la pernonne tournait ces protubérances, les petites choses qui se trouvaient derrière les minuscules fenêtres de verre se mirent à s'agiter de différentes façons. Le plus petit homme, celui que j'avais classé comme étant un nain mais qui semblait, en fait, être le chef, se mit à dire quelque chose. Puis celui qui me parlait dans ma langue apparut dans mon champ de vision. Il me déclara que maintenant ils allaient m'endormir pendant un certain temps de façon à ce que je puisse me délasser. Il ajouta que, lorsque j'aurais pris du repos et de la nourriture, ils allaient me montrer ce qu'ils avaient à me montrer.
 

{L'Ermite, par Rampa: (pages 32 à 45)(Extraits)}[11]Lavement de son corps par deux femmes.

    « À peine eut-il fini de parler que je perdis conscience une fois de plus, comme si on avait soudainement suspendu cette faculté. Plus tard, je découvris que tel était le cas, car ils possédaient un dispositif grâce auquel ils pouvaient, instantanément et sans douleur, vous plonger dans un état d'inconscience sur un simple mouvement de doigt.

    « Combien de temps avais-je dormi? Combien de temps avais-je été inconscient? Je n'ai aucun moyen de le savoir. Peut-être une heure; Peut-être une journée. Je me réveillai aussi subitement que je m'étais endormi; en un instant,  j'étais inconscient et, l'instant d'après, j'étais pleinement éveillé. Mes nouveaux « yeux » ne fonctionnaient pas, à mon grand regret. J'étais aussi aveugle qu'avant. D'étranges bruits parvenaient à mes oreilles, un cliquetis de métal s'entrechoquant, un tintement de verre puis des pas s'éloignant rapidement. J'entendis le glissement métallique et, pendant quelques instants, tout fut tranquille. Toujours allongé, je m'émerveillai en pensant aux étranges événements qui avaient tant boulversé ma vie. Je fus arraché è mes songes à un moment où l'appréhension et l'anxiété j'aillissaient sourdement en moi.

    « J'entendis un double bruit de pas, secs et saccadés, accompagnés d'un murmure lointain. Le bruit s'amplifia et pénétra dans ma chambre. Le glissement mètallique se fit entendre une fois de plus et les deux personnes de sexe féminin -- c'est du moins ce que je déduisis -- se dirigèrent vers moi en poursuivant leur conversation sur un ton aigu et saccadé. Elles parlaient toutes les deux en même temps; enfin, c'est ce que je crus entendre. Elles s'arrêtèrent, l'une à ma droite, l'autre à ma gauche et, comble de l'horreur! enlevèrent l'unique couverture qui me recouvrait. Je ne pouvais absolument rien faire. Immobilisé, impuissant, je demeurai là, à la merci de ces femelles. J'étais nu , nu comme le jour où je suis né et, ce qu'il y a de pire, sous les yeux de ces femmes inconnues. Moi, un moine, qui ne connaissais rien aux femmes et qui (je l'avoue de bonne grâce) étais terrifié par ces créatures! »

    « Mais le pire était encore à venir, ajouta-t-il d'une voix tremblante et pleine d'hésitation. Les jeunes femmes me placèrent sur le côté et enfoncèrent un tube dans une certaine partie de mon corps que la décence me force à taire. Je sentis un liquide entrer en moi et j'eus l'impression que j'allais éclater. Ensuite, sans plus de cérémonies, on me souleva et l'on plaça un récipient très froid sous mes parties inférieures. En toute modestie, je dois m'abstenir de décrire ce qui arriva ensuite devant ces deux créatures. Mais tout cela n'était qu'un début ... Elles lavèrent entièrement mon corps nu et firent preuve d'une familiarité effrontée à l'égard des attributs qui caractérisent les mâles. Je me sentis envahi par une bouffée de chaleur ainsi que par un sentiment de confusion des plus intenses. Des tiges de métal me pénétraient, tandis que l'on enlevait les tubes de mes narines pour les remplacer brutalement par d'autres. Ensuite, on posa sur moi un tissu qui me recouvrit du cou jusqu'aux pieds et même au-delà. Malgré tout, les femmes n'avaient pas encore terminé. Je ressentis une douleur au cuir chevelu, comme un arrachement; plusieurs choses inexplicables survinrent avant que l'on ne me plaquât sur la tête une substance irritante et très collante. Pendant tout ce temps, les jeunes péronnelles babillaient et gloussaient comme si tous les diables leur avaient ravi la cervelle!
 

{L'Ermite, par Rampa: (pages 32 à 45)(Extraits)}[12]Explication sur son traitement et sa paralysie.

    « Après un laps de temps appréciable, le glissement métallique se fit entendre une fois de plus, un bruit de pas plus lourd se rapprocha; sur quoi le caquetage des femmes cessa. La Voix qui avait coutume de s'adresser à moi dans ma langue me salua par un « Comment te sens-tu maintenant? »

    « Aussi mal que possible, répondis-je avec conviction. Vos bonnes femmes m'ont entièrement déshabillé et ont abusé de mon corps d'une manière trop outrageante pour en parler! » Il sembla s'amuser follement en entendant ces remarques. De fait, en toute candeur je puis affirmer qu'il se mit à mugir de rire, ce qui ne contribuait guère à m'apaiser.

    « Il fallait bien que nous te lavions, dit-il, il fallait que nous débarrassions ton corps de ses déchets et que nous te nourrissions de la même manière. Ensuite, il a bien fallu remplacer les différents tubes et les électrodes par des pièces stériles. Nous avons dû inspecter les incisions sur ton crâne et en refaire les pansements. Tu ne porteras que de légères cicatrices lorsque tu nous quitteras. »

    « Je ne fus pas rasséréné par toutes ces belles paroles et demandai plutôt à mon interlocuteur pourquoi des femmes avaient ainsi abusé de ma candeur et pourquoi, si tant est que les traitements qu'elles m'avaient fait subir s'étaient évélés nécessaires, ils ne m'avaient pas été administrés par des hommes.

    « Mon ravisseur -- puisque c'est ainsi que je le considérais -- se mit à rire à nouveau et répondit: « Mon cher ami, ne sois pas aussi stupidement prude. La nudité de ton corps, en soi, ne signifiiait absolument rien pour elles. Ici, lorsque nous ne sommes pas de service, nous nous promenons tout nus la plupart du temps. Le corps est le Temple du Sur-moi et, par le fait même, est pur. Ceux qui sont prudes ont des pensées lascives. Quant aux femmes qui s'occupaient de toi, elles ne faisaient que leur devoir; ce sont des infirmières qui ont été formées pour accomplir ce genre de tâches. »

     « Mais pourquoi ne puis-je bouger? demandai-je, et pourquoi n'ai-je pas le droit de voir? C'est de la torture! »

    « Tu ne peux pas bouger, me répondit-il, parce que tu serais capable d'arracher les électrodes et de te blesser ou encore d'endommager nos appareils. Nous ne te permettons pas de trop t'accoutumer à ta nouvelle vision parce que, lorsque tu quitteras ces lieux, tu redeviendras aveugle et que plus tu te serviras de ta vue ici, plus tu oublieras les facultés tactiles que tous ceux qui sont atteints de cécité parviennent à développer. Si l'on te laissait la vue jusqu'à ton départ, cela constituerait véritablement une forme de torture, puisque ensuite tu serais réduit à l'impuissance. Tu n'es pas ici pour ton plaisir, mais pour écouter, voir et devenir le dépositaire d'un savoir que quelqu'un d'autre, qui un jour croisera ton chemin, devra à son tour absorber. Normalement, ce savoir devrait être consigné dans des livres, mais nous craignons de relancer l'une de ces modes qui consistent à s'emparer frénétiquement de tout ce qui touche les Livres et le Écrits sacrés. Un jour, le savoir que tu vas emmagasiner et retransmettre sera enregistré. Pour l'instant, souviens-toi que tu es ici pour mener à bien nos projets et non les tiens. »
 

{L'Ermite, par Rampa: (pages 63 à 72 )(Extraits)}[13]Informations supplémentaires sur la pièce et ses occupants ainsi que sur leur intention.

    « Il y a si longtemps, en cet Endroit éloigné, je reposai sur cette étrange plate-forme métallique. L'homme, mon ravisseur, me faisait clairement entendre que je n'étais pas là pour mon bon plaisir, mais pour le leur, afin d'être un Dépositaire du Savoir, dit le vieillard. Je répondisL « Comment pourrais-je m'intéresser à tout cela de façon intelligente si je n'ai simplement que le statu de captif, un captif qui ne tient aucunement à coopérer et qui n'a pas la plus vague idée de l'endroit où il se trouve et de la raison pour laquelle il s'y trouve? Comment puis-je m'intéresser à quoi que ce soit alors que vous me considérez  comme moins que de la poussière? On m'a traité plus mal que nous traitons un cadavre destiné aux vautours. Nous, nous faisons preuve de respect envers les morts comme envers les vivants, mais vous, vous me traitez avec aussi peu de civilité que l'on traite quelque excrément que l'on se propose de jeter dans  un champ. Malgré tout, vous vous prétendez civilisés, si toutefois ce mot signifie quelque chose pour vous!

    « L'homme fut visiblement ébranlé et même pas mal impressionné par mes éclats de voix. Je l'entendais faire les cent pas dans la pièce. En avant; un raclement de pieds tandis qu'il faisait demi-tour; en arrière; puis encore en avant. Soudainement, il s'arrêta près de moi et me dit: « Je vais consulter mon supérieur. » Il s'en alla rapidement et, de toute évidence, ramassa quelque objet dur. J'entendis quelque chose comme un vrrr ... vrrr ... vrrr... et ensuite un rrr.... rrr... rrr... Un cliquetis métallique aigu et un son saccadé sortaient dudit objet. J'estimai qu'il s'agissait de paroles. L'homme à qui je m'étais précédemment adressé parlait abondamment en émettant les mêmes bruits bizarres. Il était clair qu'une discussion était en cours, et elle dura quelques minutes. »

    « Tout d'abord, je vais te montrer cette pièce, me dit mon interlocuteur. Je vais te parler de nous, te dire qui nous sommes, ce que nous faisons, et je vais essayer d'obtenir ta coopération en me montrant compréhensif. Premièrement, voici ta vue. »

    « J'aperçus la lumière, puis la vue me revint. Une bien drôle de vue, en vérité; je me trouvais à regarder la pointe du menton de l'homme ainsi que le dessous de ses narines. Pour une raison que j'ignore, à la vue des poils dans ses narines, je me mis à rire. Il se pencha et l'un de ses yeux occupa entièrement mon champ de vision. « Oh! s'exclama-t-il, quelqu'un a renversé la boîte. » Le monde se mit à tourner autour de moi, mon estomac se souleva, je me sentis nauséeux et j'eus le vertige. « Oh! je suis désolé, me dit l'homme, j'aurais dû fermer avant de tourner la boîte. Ne fais rien, tu te sentiras mieux dans un petit moment. Ce sont des choses qui arrivent! »
 

{L'Ermite, par Rampa: (pages 63 à 72 )(Extraits)}[14]Description [suite] de la salle d'opération.

    « Maintenant, je pouvais me voir. Ce fut une expérience horrifiante que d'apercevoir mon corps aussi exsangue et avec autant de tubes et de sondes qui en sortaient. Je fus également stupéfait de me voir ainsi et de réaliser que mes paupières étaient fermées. J'étais allongé sur ce qui semblait être une mince plaque de métal supportée par un unique pilier. Au pied du pilier j'apercevais un certain nombre de pédales tandis que, près de moi, il y avait une tige supportant des bouteilles de verre remplies de liquides multicolores. L'homme me dit: « Tu te trouves sur une table d'opération. Avec ces pédales -- il les toucha -- , nous pouvons te placer dans n'importe quelle position. » Il pesa sur l'une d'elles et la table tourna. Il en toucha une autre et la table s'inclina jusqu'à ce que je manque de tomber. Une autre, et la table s'éleva de telle façon que je pus voir dessous. Bref, ce fut une expérience d'une étrangeté inquiétante qui me causa des sensations extrêmement bizarres dans l'estomac.

        « Visiblement, les murs étaient faits d'un métal d'une couleur verte des plus plaisantes. Jamais auparavant je n'avais vu un matière d'une telle qualité, une surface aussi lisse, aussi exempte d'imperfections. Il était clair que l'on avait dû employer un système de jointures spéciales, car on n'en voyait nulle part, pas même là où les murs, le plancher ou le plafond commençaient ou finissaient. On pouvait dire que les murs « coulaient » litéralement dans le plancher ou dans le plafond. Nul coin à angle aigu, nulle arête. Puis, une section du mur glissa sur le côté avec ce bruit de roulement mètallique que j'avais appris à si bien reconnaître. Une étrange tête se montra dans l'embrasure [de la porte], jeta rapidement un regard circulaire puis rentra aussi brusquement; le mur se referma.

    « Sur le mur devant moi, il y avait tout un assortiment de petites fenêtres dont certaines avaient la taille d'une large paume [de la main] d'homme. Derrière ces fenêtres, on apercevait des aiguilles, arrêtées sur diverses marques rouges ou noires. Certaines fenêtres rectangulaires, de plus grande taille, attirèrent particulièrement mon attention; une lueur bleuâtre presque mystérieuse en émanait. D'étranges taches de lumière sautillaient et dansaient selon un tracé incompréhensible, tandis que dans une autre fenêtre une ligne d'un brun rougeâtre ondulait de haut en bas selon d'insolites formes rythmiques rappelant -- c'est du moins ce que je pensai -- la danse du serpent. L'homme -- celui que j'appellerai mon ravisseur -- sourit en voyant que je prenais intérêt à ces choses. « Tous ces instruments donnent des indications ayant rapport à Toi, me dit-il, ici, on trouve des données se rapportant à neuf ondes céphaliques. Neuf ondes sinusoïdales séparées avec, en surimposition, la production électrique de ton cerveau. Elles montrent que tu possèdes une capacité mentale supérieure. Elle montrent que tu possèdes une remarquable facilité de mémorisation, ce qui prouve ton aptitude à t'acquitter de ta tâche. »
 

{L'Ermite, par Rampa: (pages 63 à 72 )(Extraits)}[15]Amplification des sons du corps physique.

    « Tournant très doucement la boîte à voir, il me montra une étrange verrerie qui se trouvait auparavant en dehors de mon champ de vision. « Ces appareils, expliqua-t-il, te nourrissent continuellement par tes veines et extraient tous les déchets qui se trouvent dans ton sang. Ces autres choses drainent d'autres déchets de ton corps. Nous sommes maintenant prêts à améliorer ton état de santé de façon à ce que tu sois capable de supporter le choc qui ne manquera pas de se produire lorsque nous t'aurons fait voir tout ce que nous avons à te montrer. Oui, il se produira un choc, car peu importe que tu te considères comme un prêtre éduqué: comparé à nous, tu n,es que le plus bas et le plus ignorant des sauvages; ce qui, pour nous, appartient au domaine du quotidien, constituerait pour toi une suite de miracles incroyables; c'est pourquoi une première prise de contact avec notre science est susceptible de provoquer chez toi un sérieux choc psychique. Nous devons toutefois prendre ce risque, car il existe un risque, malgré le fait que nous mettions tout en oeuvre pour le minimiser. »

        « Il se mit à rire et me dit: « Au cours des services qui se déroulent dans vos temples, vous faites grand cas des sons émis par le corps. (Oh! oui... je suis bien informé sur vos services.) Mais as-tu déjà réellement entendu les bruits émis par le corps? Écoute! » Se retournant, il se dirigea vers le mur, où il pressa un bouton d'un blanc étincelant. Immédiatement, d'une multitude de petits trous sortirent des bruits que je reconnus pour des sons émis par le corps humain. Il sourit, tourna un autre bouton; les bruits s'intensifièrent et remplirent la pièce entière. Boum! Boum! faisait les battements de mon coeur. Ils atteignirent une telle amplitude que la verrerie qui se trouvait derrière moi se mit à tintinnabuler de concert avec eux. Il toucha une fois de plus le bouton; les bruits cardiaques disparurent et furent remplacés par un gargouillement de liquides corporels, un gargouillement aussi bruyant qu'un ruisseau de montagne se précipitant dans son lit pierreux, pressé d'atteindre la mer, loin, loin de là. Ensuite, on put entendre un sifflement de gaz dont le bruit rappelait une tempête courbant les branches des fiers géants de la forêt; puis ce furent des bruits de chute, d'éclaboussements, comme si l'on précipitait de gros rochers dans quelque lac insondable. « Ton corps, dit-il ce sont les bruits de ton corps. Nous savons tout sur lui. »

    « Mais, Ravisseur Dédaigné, dis-je, ceci n'a rien de miraculeux, ceci n'a rien de merveilleux. Nous, pauvres et ignorants sauvages, pouvons faire aussi bien que cela, ici même au Tibet. Nous aussi sommes capables d'amplifier les sons -- pas aussi fort que cela, je le concède -- mais nous pouvons tout de même le faire. Nous pouvons également détacher l'âme du corps ... et la ramener. »

    « Vous le pouvez? » Il me regarda d'un air railleur et me dit: « Tu ne te laisses pas facilement impressionner, hein? Tu nous considères toujours comme des  ennemis, des ravisseurs, hein? »
 

{L'Ermite, par Rampa: (pages 63 à 72 )(Extraits)}[16]Quels sont les intérêts de chacun dans tout cela?

    « Monsieur! répliquai-je, vous n'avez pas encore fait preuve d'amitié à mon égard; vous ne m'avez donné aucune raison de vous faire confiance ou de coopérer avec vous. Vous faites de moi un captif paralysé comme les guêpes paralysent leur proie. De plus, certains d'entre vous m'apparaissent comme des diables; nous possédons des images de ces derniers et nous les maudissons comme des créatures de cauchemar sorties de quelque monde infernal, Et pourtant, ici, ils semblent faire partie de vos fréquentations... »

    « Les apparences peuvent être trompeuses, répondit-il. Certaines de ces personnes peuvent être les plus gentilles qui soient. D'autres, avec leur air angélique, sont capables de se rabaisser à commettre toutes les turpitudes que leur esprit pervers peut leur inspirer. Et pourtant, toi, oui toi, comme tous les sauvages, tu te laisses influencer par les apparences extérieures d'une personne. »

    « Monsieur! répondis-je, je dois encore décider de quel côté vos intérêts se situent: du côté du bien ou du côté du mal. S'ils se trouvent du côté du bien et que vous parveniez à m'en persuader, alor seulement alors -- coopérerai-je avec vous. Dans la négative, j'utiliserai tous les moyens à ma disposition pour aller à l'encontre des buts que vous cherchez à atteindre, peu importent les risques que je pourrai courir. »

    « Bien entendu, me répondit-il quelque peu vertement. Tu seras d'accord avec moi pour admettre que nous t'avons sauvé la vie alors que tu étais malade et près de mourir de faim? »

    « Je pris mon expression la plus sinistre tandis que je répliquais: « Sauvé la vie ... mais pour quoi faire? J'étais en route pour les Champs  Célestes et vous m'avez ramené de force. Rien de ce que vous pourriez faire maintenant ne serait plus cruel. Qu'est-ce que la vie pour un aveugle? Comment un aveugle peut-il étudier? Et la nourriture? Comment vais-je me procurer ma nourriture maintenant? Non! vous n'avez pas fait preuve de bonté à mon égard en prolongeant ma vie; d'alleurs vous m'avez déjà dit que je n'étais pas là pour mon plaisir, mais pour accomplir vos desseins. Où est la bonté dans tout cela? Vous m'avez ligoté sur ce perchoir et je suis le jouet de vos femmes. Le bien? Et de quel bien parlez-vous? »
 

{L'Ermite, par Rampa: (pages 63 à 72 )(Extraits)}[17]Communication avec une forme holographique en 3 dimensions.

    « Il continuait à me regarder, les mains sur les hanches. « Oui, dit-il enfin, dans ton optique, nous n'avons pas fait preuve de bonté à ton égard, n'est-ce pas? Peut-être parviendrai-je à te convaincre après tout et peut-être te rendras-tu utile ... » Il se retourna et se dirigea vers le mur. Cette fois, je vis ce qu'il faisait. Il se tenait face à un carré rempli de petits trous et poussa ensuite un bouton noir. Une lumière s'alluma au-dessus du carré criblé de trous et s'amplifia jusqu'à devenir un brouillard lumineux. À ma stupéfaction, un visage puis une tête se dessinèrent en couleurs éclatantes. Mon ravisseur parla longuement dans cette langue étrange et baroque, puis s'arrêta. Je fus littéralement pétrifié lorsque je vis la tête se retourner dans ma direction et ses épais sourcils se soulever. Puis, un petit sourire inquiétant se dessina aux commissures des lèvres de l'apparition. Il y eut une phrase concise, comme un aboiement, puis la lumière s'évanouit. Le brouillard tourbillonna et sembla littéralement aspiré dans le mur. Mon ravisseur se tourna vers moi: il portait inscrits sur sa figure tous les signes d'une intense satisfaction. « Bien, mon ami, dit-il, tu as prouvé que tu avais une âme bien trempée, que tu étais un homme dur en affaires. Maintenant, j'ai la permission de te montrer ce qu'aucune autre personne de ton monde n'a jamais vu. »

     « Il fit une fois de plus face au mur et heurta du doigt le bouton noir. Le brouillard se forma à nouveau, et, cette fois, on pouvait discerner la tête d'une jeune femme. Mon ravisseur lui parla et, de toute évidence, lui donna des ordres. Elle opina du chef, regarda curieusement dans ma direction, puis son image s'estompa.

    « Maintenant, il va nous faloir attendre quelques instants, me dit mon ravisseur. J'ai demandé que l'on m'amène un appareil spécial et je vais te montrer certains endroits de ton monde. Certaines villes. Y aurait-il quelque endroit en particulier que tu désirerais voir? »

    « Je n'ai aucune connaissance de ce monde, répliquai-je. Je n'ai jamais voyagé. »

    « D'accord, mais tu as sûrement entendu parler de quelque ville! » me dit-il d'un air de remontrance.

    « Enfin, oui, répondis-je, j'ai entendu parler de kalimpong. »

    « Kalimpong, hein? Une maigre agglomération frontalière de l'Inde? Ne peux-tu pas penser à quelque chose de plus reluisant? Berlin, Londres, Paris, Le Caire? Tu veux certainement voir quelque chose de mieux que Kalimpong? »
 

{L'Ermite, par Rampa: (pages 63 à 72 )(Extraits)}[18]Les E.-T. lui proposent de voir en direct de grandes villes du monde.

    « Mais, Monsieur, répliquai-je, les villes que vous avez énumérées ne m'intéressent nullement. Ces noms ne me disent rien, sauf que j'ai entendu des marchands parler de ces endroits. Non, cela ne me dit rien. D'ailleurs, dussé-je voir des images de ces villes, je serais incapable de dire si elle sont authentiques ou non. Si ce dispositif extraordinaire dont vous me parlez peut faire tout ce que vous prétendez qu'il peut faire, alors montrez-moi Lhassa. Montrez-moi la Porte de l'Occident, la Cathédrale, le Potala. Ces endroits, je les connais, et cela me permettra de dire si votre dispositif fonctionne vraiment ou s'il s'agit d'un habile tour d'illusionniste. »

    « Il me regarda avec une expression des plus curieuses, me parut plongé dans un abîme de stupéfaction. Rassemblant ses esprits et se secouant de manière ostensible, il s'exclama: « Un sauvage illettré qui veut m'apprendre à vivre, hein? Mais ce bonhomme a raison ... après tout, cette ruse paysanne a quelque chose de bon. Évidemment! il a besoin de points de repère auxquels il puisse se référer et, s'il en est autrement, il ne peut pas être impressionné ... Bien! bien! »

    Le panneau coulissant fut brutalement poussé et quatre hommes apparurent. Ils manoeuvraient une très grande boîte qui semblait flotter en l'air comme si elle était dénuée de poids, bien qu'il fallût déployer de durs efforts pour entreprendre de la déplacer, pour changer sa direction ou pour l'arrêter. Lentement, la boîte fut poussée dans la chambre où je me trouvais. Pendant quelques instants, tandis qu'ils poussaient et qu'ils tiraient, j'eus peur qu'ils renversent ma table. L'un des hommes bouscula ma boîte à voir. Les girations qui s'ensuivirent me rendirent malade et provoquèrent chez moi de la nausée pendant un certain laps de temps. Enfin, après de multiples palabres, on plaça la boîte contre un mur, directement dans mon champ de vision. Trois des hommes disparurent et refermèrent le panneau en sortant.

    « Le quatrième homme et mon ravisseur engagèrent alors une discussion animé ponctuée de nombreux geste. Finalement, mon ravisseur se retourna vers moi et me déclara: « Il dit que nous ne pouvons pas te faire voir Lahssa parce que cette ville est trop proche; nous devrions nous trouver plus loin si nous désirions effectuer une mise au point. »

    « Je ne fis aucun commentaire et ne prêtai aucunement attention à ces paroles. Après un court silence, mon ravisseur me dit: « Aimerais-tu voir Berlin? Bombay? Calcuta? »

    « Ma réponse fut: « Non, je n'y tiens pas; ces villes se trouvent bien trop loin pour moi! »
 

{L'Ermite, par Rampa: (pages 63 à 72 )(Extraits)}[19]Problème technique pour les faibles distances.

    « Il se retourna vers l'autre homme et une discussion pleine d'acrimonie s'ensuivit. L'autre homme semblait être prêt à éclater en sanglots; il exprima sa frustration en gesticulant puis, désespéré, tomba à genoux devant la boîte. Le devant de cette dernière glissa et je vis ce qui m'apparut comme étant tout simplement une grande fenêtre -- et rien d'autre. L'homme retira quelques pièces métalliques de ses vêtements et se glissa derrière l'étrange boîte. De curieuses lumières brillèrent dans la fenêtre, des tourbillons de couleurs informes apparurent. L'image devint sinueuse, coulante, tourbillonnante. Pendant un instant, des ombres se rassemblèrent en une image qui aurait pu être interprétée comme celle du Potala, mais, une fois de plus, il aurait également pu s'agir de fumée.

    « L'homme se retira de derrière la boîte, grommela quelque chose et s'empressa de quitter la pièce. Mon ravisseur, qui semblait fort contrarié, me dit: « Nous sommes trop près de Lhassa, et il nous est impossible de faire une mise au point. C'est comme si l'on tentait de regarder dans un télescope quelque chose se trouvant en deçà de la limite de mise au point de cet instrument. De loin, cela fonctionne bien, mais aucun télescope ne peut capter nettement l'image d'un objet situé trop près de lui. Nous nous trouvons ici dans la même situation. Est-ce que tu me suis? »

    « Monsieur, répondis-je, vous parlez de choses que je n'entends point. Quel est ce télescope dont vous me parlez? Je n'en ai jamais vu. Vous me dites que Lhassa est trop proche; moi, je vous dis qu'il faut marcher très longtemps pour y arriver. Comment pouvons-nous dire que cette ville est trop proche? »

    « Une expression d'angoisse put se lire sur le visage de mon ravisseur; Il saisit ses cheveux à pleines mains et, pendant un instant, je pensai qu'il allait se mettre à danser sur le plancher. Il parvint à se calmer au prix d'un grand effort et déclara: « Lorsque tu voyais, n'as-tu jamais porté un objet à tes yeux si près que tu ne parvenais pas à le distinguer avec précision? Si près que tes yeux ne parvenaient pas à le voir clairement? C'est ce que je veux dire: nous ne pouvons effectuer de mise au point à si courte distance!!! »
 

{L'Ermite, par Rampa: (pages 73 à 93)(Extraits)}[20]Compréhension d'un problème d'ajustement focal.

    « Je me suis mis à le regarder, ou c'est du moins l'impression que j'eus, car l'expérience la plus difficile par laquelle un homme puisse passer est d'avoir la tête à un endroit et la vue à plusieurs pieds de là. Bref, je le regardai et pensai: de quelle merveille s'agit-il donc? L'homme me dit qu'il peut me montrer des villes situées à l'autre bout du monde et pourtant il est incapable de me montrer mon propre pays. Je lui dis: « Monsieur, vous est-il possible de placer quelque chose devant la boîte à vision afin que je puisse juger par moi-même de ce phénomène de mise au point? »

    « Instantanément, il eut un signe de tête affirmatif et jeta un regard circulaire, comme s'il cherchait quoi faire. Enfin, il prit sous ma table une sorte de feuille translucide sur laquelle se trouvaient d'étranges marques, des marques que je n'avais jamais vues auparavant et qui, de toute évidence, constituaient une écriture. Il retourna ce qui me sembla être des feuilles de papier et revint ensuite avec quelque chose qui, apparemment, lui procurait une très grande satisfaction, car il m'adressa un sourire épanoui. Il cacha cet objet derrière son dos et s'approcha de ma boîte à voir.

    « Bien, mon ami! s'exclama-t-il. Voyons ce que nous pouvons faire pour te convaincre. » Il glissa quelque chose devant ma boîte à vision très près de celle-ci. À mon grand étonnement, tout ce que je pouvais voir était confus, embrouillé. Il y avait toutefois une différence. Une partie de l'image m'apparaissait comme une tache blanche et l'autre comme une tache noire, mais cela ne signifiait rien pour moi. Rien du tout. Il sourit en voyant mon ébahissement. Je ne pouvais pas le voir sourire, mais je l' « entendais ». En effet, les aveugles ont un sixième sens, et je pouvais entendre craquer ses muscles faciaux. Comme il avait souvent souri avant ce moment, je savais ce que ces craquement signifiaient.

    « Ah! dit-il, j'arrive enfin à me faire comprendre, n'est-ce pas? Maintenant, regarde bien. Dis-moi quand tu seras capable de distinguer ce que je te montre. » Très lentement, il éloigna la feuille qui obscurcissait ma vision et, graduellement, je réalisai avec une surprise indescriptible qu'il s'agissait d'un portrait de moi. Je ne prétends pas savoir comment on avait réussi à faire ce portrait, mais je m'y voyais gisant sur la table et regardant les hommes qui transportaient la boîte noire. Je fus si surpris que ma mâchoire faillit se décrocher. Je dus avoir l'air d'un parfait cul-terreux; c'est du moins ce que je ressentis, car je fus envahi par une bouffée de chaleur et mes pommettes brûlèrent de honte. Oui, c'était moi, avec toutes ces choses qui me sortaient du corps; j'étais là, en train de regarder les quatres hommes manoeuvrer cette boîte; l'air d'étonnement qui se lisait sur ma figure dans ce portrait en disait vraiment long. » [Remarque: cela se passait vers 1877]
 

{L'Ermite, par Rampa: (pages 73 à 93)(Extraits)}[21]Observation de la ville de Kalimpong !

    « Très bien, dit mon ravisseur, apparemment tu as compris.

    « ... « Maintenant, dit-il, tu seras en mesure de comprendre à quel genre de problème nous devons faire face. Nous avons un machine ou un appareil -- appelle ça comme tu voudras -- qui est, en beaucoup plus grand, la même chose que la boîte à voir que nous avons branchée sur toi; néanmoins, son principe de fonctionnement te dépasserait complètement. Cet appareil est conçu te telle manière que nous pouvons voir tout autour du monde, mais que nous sommes incapables de discerner ce qui peut se trouver à quatre-vingts kilomètres d'ici. Quatre-vingts kilomètres est une distance beaucoup trop petite. Je vais te montrer Kalimpong. » Sur ces paroles, il se tourna de côté et manipula certains boutons qui se trouvaient sur le mur.

    « Les lumières baissèrent dans la pièce. Elles n'étaient pas entièrement éteintes, mais atténuées, et cette lueur ressemblait à s'y méprendre à celle que l'on peut voir immédiatement après que le soleil s'est couché derrière l'Himalaya. Cette faible lumière froide qui précède le lever de la lune , alors que le soleil n'a pas encore complètement effacé ses derniers rayons. L'homme se rendit derrière la grosse boîte et ses mains remuèrent sur quelque chose que je ne pouvais voir. Immédiatement, des lumières scintillèrent dans la boîte. Très lentement, on put discerner un paysage. Les hautes cimes de l'Himalaya et, sur une piste, une caravane de marchands. Ceux-ci traversaient un petit pont de bois sous lequel rugissait un torent impétueux prêt à les engloutir en cas de faux pas. Les caravaniers atteingnirent l'autre rive et se mirent à suivre une piste qui serpentait dans des pâturages à l'herbe rude.

    « Nous les observâmes pendant quelques minutes. La vue que nous avions était celle qu'un oiseau pouvait avoir. C'était comme si les Dieux du Ciel tenaient ma boîte à voir et la faisaient doucement flotter au-dessus de ce nuage d'une monotone aridité. Mon ravisseur remua les mains une fois de plus; Il y eut un brouillage indescriptible de tout ce qui bougeait. On put voir quelque chose qui disparut. Mon ravisseur remua les mains dans la direction opposée et l'image se stabilisa. Mais ce n'était pas une image. C'était la chose telle qu'elle était et on pouvait la voir à travers une trouée opérée dans le ciel.

    « En dessous, je vis les maisons de Kalimpong, je vis les rues bondées de marchands, je vis des lamaseries avec des lamas en robe jaune et des moines en robe rouge qui déambulaient aux abords des bâtiments. Tout cela était bien étrange. J'éprouvais quelques difficultés à me repérer, car je n'avais été qu'une seule fois à Kalimpong, et encore n'étais-je alors qu'un garçonnet. De plus, j'avais vu la ville en marchant, de toute ma hauteur de petit garçon; maintenant, je la voyais -- enfin c'est du moins ainsi que je le supposais -- du haut des airs, tout comme les oiseaux pouvaient l'appercevoir.
 

{L'Ermite, par Rampa: (pages 73 à 93)(Extraits)}[22]Observation de la ville de Berlin!

    « Mon ravisseur me surveillait avec grande attention. Il fit bouger certaines choses et l'image du paysage -- peu importe comment je pourrais appeler cette chose merveilleuse -- se brouilla, donna une impression de vitesse, puis se stabilisa une fois de plus. « Ici, me dit l'homme, tu vois le Gange qui, comme tu le sais, est le Fleuve Sacré de l'Inde. »

    « ... Ici, devant moi, sans erreur possible se trouvait vraiment le Gange. Soudainement, à mon étonnement le plus profond, je réalisai que non seulement je voyais, mais que j'entendais aussi. Je pouvais entendre les Hindous chanter et constater ensuite pourquoi. Il avaient étendu un corps sur une terrasse située au bord de l'eau et aspergeaient le cadavre avec de l'Eau Sainte du Gange avant de l'accompagner jusqu'au bûcher.

    « .... Sur les rives, les femmes retiraient leur robe sans la moindre gène, mais, d'un autre côté, les hommes agissaient de la même façon.... Je me mis à penser à leurs Temples, à ces Temples en espaliers, Aux Grottes, aux colonnades, et plus je regardais, plus j'étais ébloui. Oui, il s'agissait vraiment de la réalité et je commençais à être brouillé.

    « ... « Berlin », dit-il. Évidemment, je savais que Berlin était une ville situé quelque part en Occident, mais tout ceci était si étrange qu'en vérité cela n'éveillait en moi aucun écho. ... Ici S'élevaient de grands édifices dont l'architecture et la taille étaient remarquablement uniformes. Je n'avais jamais tant vu de verre de ma vie. Partout il y avait des fenêtres de verre. Et puis, sur ce qui semblait être un chemin très dur, il y avait deux tiges de métal serties dans la route elle-même. Elles étaient luisantes, la distance qui les séparait était constamment uniforme, et je ne pouvais pas comprendre pourquoi.

    « Au détour d'un coin de rue et en plein dans mon champ de vision, je vis deux chevaux marcher l'un derrière l'autre et, tu ne me croiras peut-être pas, mais ils tiraient ce qui semblait être une boîte métallique posée sur des roues. Les chevaux marchaient entre les barres de métal et les roues de la boîte métallique roulaient effectivement le long de ces barres. La boîtes avaient des fenêtres, des fenêtres tout autour et, en scrutant bien, je pus voir des gens, des gens qui se trouvaient à l'intérieur de la boîte, des gens qui se  faisaient tirer.
 

{L'Ermite, par Rampa: (pages 73 à 93)(Extraits)}[23]Observation de la ville de Moscou!

    « ... « La Russie, me dit mon ravisseur, La Terre des Tsars. Moscou. »

    « Je regardai, et vis que la neige recouvrait la terre. là aussi, on utilisait d'étranges véhicules, ... Il y avait un cheval harnaché à ce qui ressemblait à une grande plate-forme sur laquelle se trouvaient des sièges ... surélevée de plusieurs doigts par rapport au sol par des choses qui semblaient être de longues bandes plates en métal.

    « Tous les gens portaient des fourrures et leur haleine sortait comme de la vapeur humide de leur bouche et de leur narine. ... Puis je contemplai certains des bâtiments ... De grands murs montant à l'assaut du ciel et, au-delà de ces murs, des toits bulbeux, presque comme des oignons qu'on aurait placéés à l'envers, leurs racines se projetant dans le ciel. ...

    « Mais tout cela ... Oui, enfin, je n'en voyais pas l'utilité et c'est ainsi que je déclarai à l'homme: « Monsieur, sans aucun doute, je viens d'être témoin de merveilles qui, toujours sans l'ombre d'un doute, intéresseraient de nombreuses personnes. Mais quelle est l'utilité de tout cela et que tentez-vous de me prouver? »

    « Une idée se fit soudainement jour dans mon esprit. Depuis plusieurs heures, une arrière-pensée m'agaçait et, maintenant, apparaissait à ma conscience avec une clarté lancinante. « Monsieur mon ravisseur! m'exclamai-je, qui êtes-vous? Seriez-vous  Dieu? »
 

{L'Ermite, par Rampa: (pages 73 à 93)(Extraits)}[24]« Monsieur mon ravisseur! m'exclamai-je, qui êtes-vous? Seriez-vous  Dieu? »

    « Il me regarda d'un air plutôt pensif, comme s'il avait été désemparé par ce qui, de toute évidence, constituait une question inatendue. Il se prit le menton dans la main, se passa la main dans les cheveux et haussa légèrement les épaules. « Tu pourrais pas comprendre, répondit-il. Il y a certaines choses que l'on ne peut pas comprendre à moins d'avoir atteint un certain stade. Je vais te répondre par une autre question. Si tu te trouvais dans une lamaserie et que l'une de tes fonctions consistât à t'occuper d'un troupeau de yacks, que répondrais-tu à l'un de ces animaux s'il te demandait qui tu es? »

    « Je méditai quelque peu et lui répondis: « Eh bien! Monsieur, en vérité je ne m'attendrais pas à ce qu'un yack me pose pareille question. Toutefois, si d'aventure il me la posait, je l'estimerais intelligent et je prendrais la peine de tenter de lui expliquer qui je suis. Monsieur, vous me demandez ce que je ferais si un yack me posait une pareille question et je vous déclare que j'essaierais de répondre à ce yack le mieux que je pourrais. Dans les conditions que vous évoquez, je lui dirais que je suis un moine qui a été chargé de surveiller les yacks, que je fais ce que je peux pour bien soigner lesdits animaux que je considèrent comme mes frères et mes soeurs malgré le fait que leur forme soit différente. J'expliquerais à ce yack que nous, moines, croyons à la réincarnation. J'expliquerais que chacun de nous a été envoyé sur cette Terre pour remplir la tâche qui nous a été assignée de façon qu'une fois dans les Champs Célesstes nous puissions nous préparer à entreprendre des voyages vers des sphères encore plus élevées. »

    « Bien parlé, moine, bien parlé... dit mon ravisseur. Toutefois, je regrette infiniment qu'il faille que ce soit quelqu'un qui appartient aux ordres inférieurs qui m'ouvre ainsi une telle perspective. Oui, tu as raison. Moine, tu m'as grandement surpris par l'intelligence dont tu as fait preuve et par ton intransigeance aussi. Je dois avouer que tu as été également plus résolu que je ne le serais moi-même, dussé-je être assez infortuné pour me trouver dans de semblables circonstances. »

    « Comme je commençais maintenant à m'enhardir, je lui dis: « Vous me considérez comme appartenant aux ordres inférieurs. Avant cela, vous m'avez qualifié de sauvage, de barbare, d'esprit inculte et de minus habens. Vous avez ri de moi lorsque j'ai admis en toute vérité ne rien connaître des grandes villes du monde. Mais, Monsieur, je vous ai dit la vérité, je vous ai dit la vérité. Après avoir admis mon ognorance, j'ai manifesté le désir de m'instruire et vous ne m'aidez point. Je vous le demande à nouveau, Monsieur;  vous m'avez gardé en captivité entièrement contre mon gré; vous avez pris de grandes libertés avec mon corps, Temple de mon Âme; vous m'avez fait vivre des événements absolument remarquables, apparemment dans le seul but de m'impressionner. Monsieur, je serais bien plus impressionné si vous répondiez à ma question, parce que je sais déjà ce que je désire savoir. Je vous le demande encore une fois: qui êtes-vous? »
 

{L'Ermite, par Rampa: (pages 73 à 93)(Extraits)}[25]Qui êtes-vous?

    « Pendant quelques  instants, il se tint immobile et parut enbarassé, puis il me déclara: « Selon votre terminologie, il n'existe pas de mots, pas de concepts qui me permettraient de t'expliquer ma position. Avant de discuter d'un sujet quelconque, la première condition requise est que les deux parties, que les protagonistes qui se trouvent des deux côtés puissent comprendre les mêmes termes, soient capables de s'entendre sur certains préceptes. Pour le moment, tout ce que je puis te dire, c'est que je suis quelqu'un dont les fonctions seraient sensiblement les mêmes que celles des lamas médecins de ton Chakpori. On m'a confié la responsabilité de ton corps physique afin de te préparer à enregistrer une somme de connaissances lorsque je t'estimerai prêt à acquérir ce savoir. Tant que tu ne seras pas littéralement rempli de ces connaissances, toute discussion portant sur ce que je suis ou sur qui je suis se révèlerait inutile. Pour l'instant, sache toutefois que ce que nous faisons a pour but le bien d'autrui. Sans doute es-tu très courroncé du fait que nous prenons ce que tu estimes être des libertés à ton égard. Mais lorsque tu connaîtras nos desseins, lorsque tu sauras qui nous sommes -- et tu sais qui tu es et qui est ton peuple --, tu changeras d'opinion. » Sur ces mots, il coupa ma vue et je l'entendis quitter la pièce. ...

    « ... Lorsqu'on m'aveugla, lorsqu'on me fit sauter les yeux, que les doigts crasseux des Chinois les arrachèrent de leurs orbites, je connus le martyre. Même avec mes yeux absents je voyais -- ou il me semblait voir -- de brillants éclairs, des tourbillions lumineux de formes imprécise. Ces impressions persistèrent les jours suivant. Maintenant que l'on m'avait dit qu'un appareil avait été branché sur mon nerf optique, j'étais en mesure de le croire et j'avais toutes les raisons de le croire. Mon ravisseur avait coupé ma vue, mais les souvenirs de ce sens retrouvé persistaient dans ma mémoire. Une fois de plus, dans ma tête, je ressentis cette sensation particulère et contradictoire de chatouillement et d'engourdissement.

    « .... Je mis un frein à ma raison, ce qui permit à mon Sur-moi de se substituer à cette dernière. Ceci n'était pas affaire d'immagination, c'était la pleine réalité; des Puissances Supérieures se servaient de moi pour des Desseins Suprêmes. Ma peur et ma panique s'estompèrent. .... Ma conscience était nette. Mon devoir nettement défini.
 

{L'Ermite, par Rampa: (pages 73 à 93)(Extraits)}[26]Dans une vaste caverne de quelque soixante-dix mètres de haut.

    « .... Maintenant, tout bougeait. Des voix se faisaient entendre autour de moi. Des voix aiguës, des voix basses qui, je le crains, parlaient de moi. Que de voix étranges, si différentes de toutes celles que j'avais pu connaître. Ma table se déplaça, mais en silence. Pas de glissement, pas de grattement, seulement l'impression de flotter. ... Puis le mouvement de la table changea de direction. De toute évidence, on me faisait suivre un couloir. Rapidement, nous entrâmes dans ce qui semblait être une grande salle. L'écho résonnait à une distance appréciable, voire considérable. ... Comment pouvais-je me trouver soudainement dans ce que mes sens me disaient être une caverne? ...

    «On entendait un continuel babillage. Le tout se déroulait dans une langue qui m'était totalement inconnue. En même temps que ma table métallique se posait sur le plancher rocheux, une main me toucha l'épaule et j'entendis la voix de mon ravisseur: « Maintenant nous allons te rendre la vue; tu devrais être suffisamment reposé. » Il y eut un grattement, puis un cliquetis. Des couleurs tournoyèrent autour de moi, des lumières firent des éclairs, baissèrent quelque peu d'intensité et se stabilisèrent en une sorte de dessin. Ledit dessin n'avait pour moi aucune signification et ne me disait rien qui vaille. ... Il y eut un loud silence. Je pouvais sentir des gens me regarder. Puis une questions fusa, coute, claire, comme aboyée. J'entendis les pas de mon ravisseur se diriger rapidement vers moi. « Peux-tu voir? »

    « je vois un dessin bizarre, répondis-je; ... Il s'agit d'un motif de lignes sinueuses, de couleurs mouvantes et de lumières aveuglantes comme l'éclair. ...» ... Les lumières clignotèrent et les couleurs fusèrent. Le tout tourbillonna dans une orgie de motifs des plus bizarres et se stavilisa. Je pus voir.

    « Nous nous trouvions dans une vaste caverne de quelque soixante-dix mètres de haut. Sa longueur et sa hauteur dépassaient mes pouvoirs d'évaluation, car elles se fondaient dans une obscurité située bien au-delà de mon champ de vision. L'endroit était gigantesque et contenait ce que je pourrais seulement comparer à un amphithéâtre dont les sièges étaient occupés par -- comment les appellerais-je? -- des créatures qui ne pouvaient que sortir d'un répertoire des dieux et des démons. ... un objet plus étrange encore se balançait au centre de l'arène: un globe, dans lequel je reconnus le monde, était suspendu devant moi et tournait lentement tandis qu'au loin une lumière l'illuminait comme la lumière du Soleil illumine notre Terre.
 

{L'Ermite, par Rampa: (pages 73 à 93)(Extraits)}[27]Descriptions d'extra-terrestres présents dans la caverne.

    « ... Il y avait là de petits hommes et de petites femmes qui semblaient parfaits dans les moindres détails et dont la beauté était celle des dieux. Une aura de pureté et de sérénité émanait d'eux. Parmi les autres, il s'en trouvait qui, eux aussi, avaient une apparence humaine, mais avec une incroyable et curieuse tête d'oiseau, couverte de plumes ou d'écailles. Bien qu'ayant forme humaine, leurs mains comportaient d'abasourdissantes écailles ainsi que des griffes. Il y avait aussi des géants. D'immenses créatures qui apparaissaient indistinctement comme des statues et qui écrasaient de leur taille leurs moins imposants compagnons. Ces géants étaient sans contredit des humains, mais d'une taille dépassant tout entendement. Il y avait des hommes et des femmes ou des individus de sexe masculin et de sexe féminin. Il y en avait également d'autres qui auraient pu appartenir à l'un ou à l'autre des deux sexes humains, comme à aucun d'ailleurs. Ils étaient assis et me regardaient fixement jusqu'à ce que je ressentis un réel malaise à être ainsi fixé.

    « D'un côté, un être semblable à quelque dieu se tenait assis, hiératique, le visage austère. Enveloppé de couleurs chatoyantes, il avait le calme olympien d'un dieu trônant dans son Paradis. Il se mit à parler une fois de plus dans une langue qui m'était inconnue. Mon ravisseur se précipita vers moi et se pencha en me disant: Je vais mettre ces choses dans tes oreilles et ensuite tu seras capable de comprendre le moindre mot qui sera prononcé ici. N'aie pas peur. » Il empoigna le lobe supérieur de mon oreille droite, le tira vers le haut d'une main tandis que, de l'autre, il introduisait un petit appareil dans mon conduit auditif. Ouis, se penchant un peu plus, il fit de même avec mon oreille gauche. Il tourna un petit bouton attaché à une boîte près de mon cou et je pus entendre des sons. L'idée se fit en moi que je pouvais comprendre l'étrange langue qui, précédemment, m'était inintelligible. Je n'avais pas le temps de méditer sur cette merveille.

    « Des voix que maintenant je pouvais comprendre; une langue que maintenant je comprenais. Oui, c'était bien beau! mais la grandeur des concepts exprimés dépassait de beaucoup le plafond de mon imagination. Je n'étais qu'un pauvre prêtre venant de ce que l'on avait appelé « un pays de sauvages », et mes capacités d'