THE DAY AFTER ROSWELL
(LE JOUR APRÈS ROSWELL)



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Ces six dernières semaines auront été riches en "rebondissements"! Après l'annonce de la sortie du livre du Colonel Corso,
retraité de l'armée américaine et ayant fait partie du personnel du Pentagone, nous avons eu droit, fin juillet 97, aux analyses
isotopiques du Dr VernonClark, sur un "débris" lui ayant été présenté comme provenant du supposé crash de Roswell (4 juillet
47). http://www.finart.be/UfocomHq/cia.html
 

http://www.finart.be/UfocomHq/corso.txt

Mais Corso a une crédibilité inhérente, et cela est une bonne partie de l'histoire. D'après toutes les sources, il a servi avec courage durant la 2ème guerre mondiale et la guerre de Corée, a été membre du Conseil de Sécurité Nationale de la Maison Blanche sous le Président Eisenhower, et a dirigé le Bureau des Technologies Étrangères du Bureau de Recherche et de Développement de l'US Army, a déclaré le Général Arthur Trudeau. Quand cet homme dit qu'il sait quelque chose sur Roswell, il paraît sensé d'y prêter attention.

En 1961, comme Lieutenant Colonel et officier de renseignement de haute fiabilité revenant d'une mission de quatre années en Allemagne, Corso rejoignit l'État-Major du Général Arthur Trudeau au Pentagone. Trudeau, qui dirigeait le Département de
Recherche et de Développement de l'Armée, donna la charge du Département des Technologies Étrangères et lui assigna une mission très bizarre.

Corso confirme également l'existence du groupe super-secret de surveillance connu sous le nom de "MJ 12", bien que le groupe soit connu sous plusieurs autres noms. Sa liste des membres originels de ce groupe est identique à celle du fameux
"Eisenhower Briefing Document". Il décrit également comment une stratégie de dissimulation totale des OVNIs a été mise en place par le Général Nathan Twining et d'autres immédiatement après l'incident de Roswell - tout comme le disent les chercheurs comme Stanton Friedman depuis longtemps - et dit que la dissimulation officielle était un processus bien orchestré avec deux objectifs parallèles : le premier, garder au loin les ennemis les plus sensibles, ce qui revient nécessairement à le
dissimuler à l'ensemble de la population; en second, de sensibiliser graduellement le public, avec un mélange d'informations réelles et non sensibles sur les OVNIs, pour que dans une époque future la réalité d'une visite d'alien devienne connue dans le public.

The Day After Roswell, par le Colonel Philip J. Corso ( retraité ), avec William J. Birnes, Pocket Books Hardcovers, ISBN 0-671-00461-1.

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Colonel Philip Corso.
 
 
 

Qui est Philip Corso ?
 

Philip Corso était un officier des renseignements dans l'armée Américaine. Il a fait parti de l'équipe du Général Mac Arthur en Corée. Plus tard, il a travaillé comme Lieutenant Colonel au Bureau de Sécurité Nationale du Président Dwight. D. Eisenhower.

Pendant les 21 ans de sa carrière militaire, Corso a été décoré plus de 90 fois. Il est parti à la retraite en 1963 et s'est mit au service des Sénateurs James Eastland et Strom Thurmond comme membre d'une équipe spécialisée dans la sécurité Nationale.

Depuis, il a travaillé dans le secteur privé comme consultant. Il est apparu récemment dans une émission comme expert sur les vols de U2 au-dessus de la Russie pendant la Guerre Froide.
 

Mallet Thierry 1997

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CHAPITRES:

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Chapitre 1

INTRODUCTION



En 1960 et pendant deux ans , le Lieutenant Colonel Philip Corso a mené une double vie. Il travaillait au Bureau des Technologies Etrangères au Pentagone, armée des R&D ( Recherche et développement ). Son travail habituel constituait à enquêter sur les technologies des autres pays, comme par exemple l’hélicoptère développé par l'armée Française, et de les adapter à leurs propres technologies afin de préserver la vie des militaires sur le terrain.

Corso lisait des rapports techniques et rencontrait des ingénieurs de l'armée afin de budgéter les projets à venir. Il envoyait des rapports à son patron, le Lieutenant Général Arthur Trudeau, chef de l'armée des R&D. Celui-ci avait la responsabilité de 3000 personnes travaillants sur différents projets plus ou moins avancés.

En surface, pour les hommes du Congrés qui surveillaient comment l'argent était dépensée, tout cela n'était que routine.

Une partie du travail de Corso était celle d'un officier des renseignements et de conseiller pour le Général Trudeau.C'était un travail qu'il connaissait bien pour l'avoir pratiqué pendant la Guerre de Corée. Au Pentagone, il travaillait sur les sujets les plus secrets, il avait accés à tous les documents classifiés et en faisait par au Général Trudeau.

Comme officier des renseignements, il savait que les plus grandes institutions Gouvernementales étaient infiltrées par le KGB et que cette "police étrangère" était directement dirigée par le Kremlin.

Mais derrière toutes ces taches , Corso eut la responsabilité du secret le plus gardé: Les dossiers sur Roswell. C'est-à-dire la récupération de débris et des informations sur comment l'équipe de récupération du 509éme Groupe  à Roswell, avait récupéré l'épave d'une soucoupe volante qui s'était écrasée au Nouveau Mexique.

Le dossier Roswell était l’héritage de ce qui c'était passé dans les heures et les jours aprés l'écrasement et aprés le cover-up mise en place par le Gouvernement.

Corso n'était pas à Roswell en 1947 et n'en avait même pas entendu parler à ce moment-là tellement c'était secret, même à l’intérieur de l'armée.

Les militaires ont pensés, au début, que l'appareil était une arme secréte Soviétique parce qu'elle avait une certaine ressemblance avec la forme des ailes volantes Horton. Et si les Soviétiques avaient développés leur propre version de cet appareil ?

Les différentes histoires sur Roswell varient dans les détails.Comme Corso n'était pas là-bas, il a entendu des versions parlants de campeurs, d'archéologues ou du fermier Mac Brazel trouvant l'épave.

Corso a lu différents rapports militaires sur différents crashs à différents endroits à proximité de la zone militaire de Roswell, comme San-Augustin ou Corona et d'un site dans la ville même.

Tous ces rapports étaient classifiés et donc Corso ne fit aucunes copies et ne conserva aucuns de ces rapports après son départ de l'armée.

Quelquefois, les dates du crash varient d'un rapport à l'autre, le 2, 3 ou 4 Juillet 1947.

En 1961, les informations top-secrétes sur Roswell arrivérent en possession de Corso à son bureau des R&D. Le Général Trudeau voulait que celui-ci incorpore la technologie de Roswell dans les développements d'armes en cours. Aujourd'hui, des choses comme les lasers, les circuits intégrés, la fibre optique, le faisceau à particules accélérées et le Kevlar dans les gilets "pare-balles" proviennent de cela.

Dans les heures confuses qui ont suivies la découverte de l'appareil à Roswell, l'armée détermina qu'en absence de toute autre information, l'objet devait être extraterrestre. De fait, ce vaisseau et d'autres devaient surveiller les installations défensives Américaines. Ces ovnis avaient des intentions hostiles et pouvaient même avoir interférer dans le déroulement de la Deuxième Guerre Mondiale.

L'armée estimait qu'à cause de ces événements et à cause des mutilations de bétails , ils pouvaient être des ennemis potentiels. Dans le même temps, les USA entraient en Guerre Froide avec les Soviétiques et le KGB infiltrait leurs agences.

Les militaires se trouvaient confrontés à deux lignes de fronts, une guerre contre les communistes et une guerre contre les extraterrestres qui pouvaient être un bien plus grand problème que les communistes. Alors, l'armée a utilisé la technologie des extraterrestres contre eux, en l'adaptant pour créer un systéme de défense spatiale.

Croyez-le ou pas, voici l'histoire de ce qui c'est passé dans les jours qui ont suivis Roswell et comment un petit groupe d'officiers militaires des renseignements ont changé l'histoire de l'homme.

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chapitre 2
 

LE DESERT DE ROSWELL




Corso a entendu beaucoup de versions différentes de l'accident de Roswell. Beaucoup d'entres elles racontaient ceci: Pendant toute la nuit du 1er Juillet, les radars du 509e Groupe de Roswell, pistèrent d'étranges bips. Les radars étaient proches de White Sands, là où il y avait des essais de lancement de V2 Allemands à la fin de la Guerre et où il y avait aussi des essais nucléaires à Alamogordo.

Ces bips apparaissaient à un coin de l'écran et traversaient l'écran à une vitesse incroyable pour disparaître ensuite dans un autre coin de l'écran. Puis cela recommencait. Aucuns appareils humains ne pouvaient se déplacer aussi vite et changer de direction si rapidement. Ou c'était un appareil ou c'était une anomalie des radars due aux puissants éclairs de l'orage. C'est pourquoi les opérateurs radars recalibrèrent les appareils sans trouver de problèmes particuliers. Les observations furent confirmées par la base de White Sands.

Pendant toute la nuit et la nuit suivante, les services des renseignements de l'armée restèrent en alerte de haut niveau parce que quelque chose d'étrange se passait à l'extérieur. Il fut présumé que ces appareils inconnus étaient hostiles et des services de renseignements furent envoyés à Roswell, au 509e Groupe, là où l'activité semblait se concentrer.

Les observations radars continuèrent la nuit suivante. Pendant ce temps,  Dan Wilmot, propriétaire d'un magasin à Roswell, se tenait assis sur son perron, après dîné, pour regarder les éclairs au loin. Peu aprés 22h00, les éclairs devinrent plus intenses. Dan et sa femme regardaient le spectacle quand ils virent un objet ovale et lumineux passer au-dessus de leur maison et disparaître vers le Nord-Est. Cela passa aussi au dessus de Monsieur Steve Robinson alors qu'il conduisait son camion de lait sur la route au Nord de la ville. Robinson vit un objet ovale lumineux passer à très grande vitesse. Les bips radars continuèrent à s'intensifier jusqu'à ce que cela devienne une violation aérienne continuelle. Maintenant, cela devenait plus sérieux. Il était évident aux Commandants de la base qu'ils étaient sous surveillance et qu'ils pouvaient présumer que c'était hostile.

Les officiers de la base pensaient que cela pouvait être des Russes espionnants la base nucléaire et son site de lancement de missiles. Mais maintenant, le service de contre-espionnage le plus secret, qui opérait en 1947, aussi bien dans le civil que dans l'armée envoya du personnel à l'extérieur de Roswell. Le personnel du CIC arriva de Washington par avion, se changa avec des vêtements civils pour enquêter sur les activités de l'ennemi dans le secteur. Ces personnes rejoignirent les officiers des renseignements de la base, comme Jesse Marcel ou Steve Arnold.

Dans l’après-midi du 4 Juillet 1947, les opérateurs radars notérent que les objets sur les écrans semblaient changer de forme. Ils émettaient des impulsions. Ils semblaient devenir plus lumineux et ensuite moins lumineux alors que d'énormes éclairs explosaient dans le désert.

Steve Arnold qui se trouvait dans la tour de controle, vit un objet sur l'écran disparaître quelques instants puis réapparaître et exploser dans une brillante fluorescence blanche et enfin disparaître.

L'écran était vide, les bips avaient disparus. Les controleurs et les officiers du CIC pensèrent tous la même chose: UN OBJET S'ÉTAIT ÉCRASÉ. Alors que l'opérateur radar donnait l'information au Colonel Blanchard, l'équipe du CIC avait déjà mobilisé une équipe de récupération pour baliser et sécuriser la zone de l'écrasement .

Ils pensaient que c'était un appareil ennemi venu prendre des photos de la base. Ils voulaient tenir les civils à l'écart au cas ou un fuite radioactive du systéme de propulsion de l'appareil se produirait. En fait, personne ne connaissait le systéme de propulsion de cet appareil.

Blanchard donna l'ordre à l'équipe de récupération d'aller sur les lieux le plus vite possible et d'emmener avec elle tout l'équipement nocturne possible ainsi que des camions et une grue.

Si c'était un écrasement, il voulait ranger l'épave dans un hangar avant que les civils mettent la main dessus et racontent tout aux journeaux.

Mais les controleurs de la base n'étaient pas les seuls à avoir vu un appareil s'écraser dans le désert. Des fermiers, des familles en camping dans le désert et des habitants de la ville avaient vu un appareil exploser dans une grande lumière et tomber sur le sol vers Corona.

George Wilcox, le Shériff de la ville, commenca à recevoir des appels, après minuit, comme quoi un avion s'était écrasé dans le désert. Wilcox appela les pompiers de Roswell dès qu'il eut une localisation approximative du lieu de l'accident.

Trouver le site de l'écrasement ne fut pas bien long, un groupe de chasseurs de vestiges Indiens, campait dans le désert, au Nord de roswell, et avait vu aussi la lumière pulsante et entendut un sifflement. Ces chasseurs avaient ressenti l'étrange secousse au moment de l'écrasement à peu de distance d'eux. Avant d'inspecter l'étrange épave fumante, ils avaient appelé le Shériff Wilcox et lui avaient donné la position de l'accident. Wilcox envoya les pompiers à un point situé à 60 kms au Nord-Ouest de Roswell.

Vers 04h30 du matin, un convoi de pompiers accompagné par des policiers prit la route de Pine Lodge dans le désert.

Ils ne savaient pas qu'une équipe de militaires était aussi sur la route. L'équipe militaire arriva la première. Un Lieutenant, dans la jeep de tète, posta des sentinelles et des lampes tempêtes furent installées autour de la zone.

Là, Arnold eut sa première vue de l'épave. Ce n'était pas réelement une épave, en tout cas pas celle d'un avion qu'il ne connaisse. Dans l'obscurité, le vaisseau de couleur foncée, semblait intact et n'avait pas perdu de grandes pièces. La zone était pleine de petits débris mais le vaisseau lui-même ne semblait pas abîmé.

Les militaires installérent des projecteurs reliés à un générateur autour du site pour compléter l'éclairage des lampes-tempêtes. Sous cette lumière, Arnold put voir que l'objet avait une forme d'aile delta. Il était en un seul morceau même si son nez était profondément enfoncé dans le sol et que sa queue se tenait haute dans le ciel. Avec cette lumière, le terrain ressemblait à un terrain de football avant une partie (en) nocturne.

Pour Arnold, cela ressemblait plutôt à un atterrissage forcé parce que l'appareil était intact même s’il avait une fissure sur toute sa longueur et qu'il faisait un angle de 45° avec le sol. Il ressemblait plus à une aile volante qu'à une soucoupe volante. Il était petit et avait deux ailerons de queue qui pointaient vers le haut et vers le bas.

Dans l'ombre, Arnold vit des créatures,  de 1,2 mètres de hauteur environ , étalées sur le sol."Qui sont ces gens ?" entendit dire Arnold, alors que l'équipe médicale approchait, avec des brancards, près de la lacération le long du vaisseau à travers laquelle les corps avaient été, apparemment, éjectés.

Arnold regarda autour du périmètre de lumière et vit une autre créature immobile et une autre appuyée contre un petit monticule de sable. Il y avait cinq créatures à côté de l'ouverture dans l'appareil. Les techniciens constatèrent l'abscence de radiations et les médecins coururent vers les corps avec leurs brancards.

Arnold regarda à travers la déchirure du vaisseau et leva les yeux. De l’intérieur, c'est comme s'il faisait jour à l’extérieur. Pour être sûr, Arnold jeta un oeil à l'extérieur et il faisait trop sombre pour appeler cela l'aube, mais à travers l'appareil, Arnold pouvait voir de la lumière. Pas celle de l'aube ou celle des projecteurs, mais néammoins de la lumière. Il n'avait jamais vu cela auparavant et il se demandait si cela pouvait être une arme que les Russes avaient développés.

Le site de l'écrasement était un véritable chaos. Il y avait des techniciens avec des taches spécifiques, des médecins, des radios opérateurs, des sentinelles, et d'autres. Tous étaient estomaqués. Ils n'avaient jamais vu rien de tel auparavant.

"Hé! il y en a un de vivant ! " entendit Arnold , et il se tourna pour voir une des petites créatures se démener sur le sol. Avec le reste des médecins, il courut vers elle et la regarda frémir et pousser un cri qui résonnait non pas dans l'air mais dans son cerveau. Il n'entendit rien avec ses oreilles mais sentit comme une onde de folie alors que la créature se convulsait par terre en tournant la tête d'un côté à l'autre comme si elle étouffait.

C'est là qu'il entendit le cri d'une sentinelle , " Hé! Toi!" et il se retourna vers le côté opposé du site qui se trouvait dans l'obscurité." Halte ! " hurla la sentinelle à la petite créature qui essayait de grimper désespérément au-dessus de la colline." Halte ! " hurla à nouveau la sentinelle tout en brandissant son arme M1. D'autres soldats coururent vers la colline alors que la créature glissait dans le sable et recommençait à grimper.

" Non ! " . Un des officiers tira. Arnold ne put voir lequel avait tiré mais il était trop tard. Il y eu une salve de coup de feux provenants des soldats nerveux et la petite créature roula sur le sol, comme une poupée, sous l'impact des balles.

" Merde ! " cracha à nouveau l'officier, " Arnold, vous et vos hommes partez d'ici et allez stopper les civils qui s'approchent du périmètre."

Il annonca qu'un petit convoi de véhicules approchait. Ensuite, il appela, au loin, " Médecins ! ".

Les médecins chargèrent la créature sur une civière et Arnold installa du personnel du CIC pour bloquer l'entrée du site. Il entendit l'officier ordonner aux médecins de charger les corps sur des civières puis de les mettre à l’arrière des camions GMC et de les emmener à la base immédiatement.

" Sergent ! ", dit-il,  "je veux que vos hommes mettent tout ce qui peut étre ramassé dans les camions et embarquez moi ce damné...quoi que ce soit.", il indiquait l'objet en forme d'aile Delta, "avec la grue et emmenez-le. Je veux cet endroit reluisant de propreté. Rien ne c'est passé ici, vous comprenez ?". Et les soldats ont formé une ligne pour ramasser tous les débris sur le site.

Une équipe de MP fut envoyée au devant du convoi de civils qui approchait du site. Ils fixérent leurs bayonnettes, chargérent leurs M1 et les tendirent droit devant eux.

Dan Dwyer, un des pompiers du convoi, put voir un oasis de lumière dans l'obscurité. Son petit convoi roulait avec les gyrophares mais sans les sirènes. On lui avait dit que c'était un avion crashsé (écrasé).

Alors qu'il approchait de la zone lumineuse, qui ressemblait plus à un parc d'attractions qu'à un écrasement d'avion, il put voir les soldats en cercle autour de l'objet. En s'approchant encore, il put voir l'objet en forme d'aile Delta.

Trois ou quatre soldats chargeaient l'objet sur un camion et le fixé avec des chaines et des cables.

Pour quelque chose qui était tombé du ciel, c'était indemne. Puis les soldats recouvrirent l'objet avec une bâche et il fut totalement camouflé. Un Capitaine de l'armée s'approcha et derrière lui se tenait une ligne de soldats armés, bayonettes au canons, et avec des sigles MP sur leurs bras.

" Vos gars peuvent repartir " dit le Capitaine à un officier de police de Roswell , " Nous avons sécurisé la zone".

"Et les blessés ?" demanda le policier." Pas de blessés, nous avons tout sous controle." répondit le Capitaine. Mais Dwyer put voir des petits corps sur les brancards chargés dans les camions. Deux d'entre eux se trouvaient dans des sacs à cadavres, mais un était attaché à son brancard. L'officier de police vit cela aussi. Celui-la semblait vivant. "Et à propos d'eux ?" demanda-t'il.

" Hé! chargez ces choses !" dit le Capitaine aux hommes en train de charger les brancards dans les camions. "Vous n'avez rien vu ce soir officier ! ".

Dwyer, qui connaissait le personnel de Roswell, reconnut Jesse Marcel. Il vit aussi les débris à l’arrière des camions. Dwyer descendit de son camion et contourna la ligne de soldats dans la zone sombre. Il y avait tellement de confusion que Dwyer se doutait que personne ne ferait attention à lui pendant qu'il jetterait un oeil.

Il alla derrière un camion et regarda directement dans les yeux de la créature attachée sur le brancard. Elle n'était pas plus grande qu'un enfant, pensa-t'il, mais ce n'était pas un enfant. Une tête en forme de ballon et disproportionnée. Elle ne ressemblait pas à un humain bien qu'elle ait des caractéristiques humanoïdes. Ses yeux étaient larges, noirs et inclinés. Ses oreilles étaient juste des petites rainures sur les côtés de la tête. Sa bouche et son nez étaient très petits. La couleur de la créature était marron-gris et elle était complètement chauve.
Elle le regarda comme si elle était un animal prit au piège qui demande de l'aide. Elle ne produisait aucun son mais Dwyer comprit qu'elle savait qu'elle était en train de mourir.

Dwyer put voir les débris sur le sol qui provenaient de l'appareil. Il pouvait voir ces débris répandus dans le petit cratère et dans l'obscurité derrière les projecteurs. Des soldats marchaient à quatres pattes et ramassaient dans des sacs tout les débris. D'autres, devant eux, marchaient avec des détecteurs de métaux.

Il lui sembla qu'ils nettoyaient la zone. Dwyer ramassa un morceau métallique qui brillait dans le sable. Il le prit dans son poing et le roula en boule. Puis il le relacha et le morceau reprit sa forme originale, sans aucuns plis. Il mit ce morceau dans sa poche pour le ramener à la caserne afin de le montrer à sa fille.

Un sergent MP s'approcha de lui et lui dit," Hé vous ! que diable faite vous ici ?". "Je fais parti de la compagnie des pompiers" répondit-il le plus innocemment possible. "Hé bien vous mettez votre cul de civil dans votre camion et vous partez d'ici" ordonna-t'il "Avez-vous prit quelque chose ?". " Pas moi, Sergent" dit Dwyer.

Alors le sergent l'agrippa et l'emmena jusqu'au Major qui donnait des ordres à côté du générateur alimentant les projecteurs. Il reconnut Jesse Marcel, un habitant de Roswell.

"J'ai attrapé ce pompier en train de flanner autour des débris, Monsieur " dit le sergent.

Marcel reconnut Dwyer, bien qu'ils ne soient pas amis. Il lui jeta un regard tendu et lui dit "Vous devez partir d'ici et ne dire à personne ou vous étiez ni ce que vous avez vu". Dwyer hocha la tête. Marcel se tourna vers le sergent et dit, "Sergent, conduisez le jusqu'à son camion et faite le partir."

Dwyer remonta dans son camion et dit au chauffeur de revenir à la caserne."Vous avez l'ordre de quitter cet endroit" dit le sergent "tout de suite!".

Le camion transportant l'objet avait déjà traversé la ville de Roswell endormie. L'observation d'un grand objet baché derrière un camion militaire n'avait rien d'inhabituel. Le soleil commençait à se lever lorsque le camion franchit la porte de la base du 509ème groupe.

Roy Danzer, plombier, qui avait travaillé toute la nuit sur la tuyauterie de la base, savait que quelque chose se passait à cause du convoi de camions dans l'obscurité. Il se trouvait à l'Hôpital de la base pour fumer une cigarette et pour se faire soigner une coupure faite quelques jours plus tôt.

C'est pendant cette pause qu'il vit que l'agitation à la porte de la base s'était transformée en un tourbillon de soldats pressés et qu'un groupe de MP poussaient la foule afin de créer un passage. Ensuite cette foule alla directement vers l'Hôpital, droit vers l'endroit où se tenait Roy. Personne ne lui dit de se pousser ou de partir. En fait, personne ne lui parla.

Roy en regardant les soldats passer, vit la créature attachée au brancard et portée par deux soldats. Ceux-ci entrèrent directement dans l'Hôpital. Pendant leur passage, Roy regarda la créature, la créature regarda Roy et Roy sut en un instant que ce qu'il regardait n'était pas humain. C'était une créature venant d'ailleurs.

Le regard implorant sur le visage de cette créature et le sentiment de douleur et de souffrance que Roy vit et ressentit dans son cerveau, lui fit comprendre que c'était la fin pour elle. Elle ne parlait pas et bougeait à peine. Les deux porteurs jetèrent un regard mauvais à Roy  en passant à côté de lui.

"Mais qu'est ce que c'est que ça ?" demanda-t'il à personne en particulier. Deux MP l’attrapèrent brutalement et l’emmenèrent jusqu'à un officier, un Capitaine pensa-t'il, qui posa le doigt sur le visage de Roy et lui hurla dans les oreilles,  "Qui êtes-vous Monsieur ?". Sans attendre de réponse, les deux autres officiers lui demandèrent avec qu'elle autorisation il se trouvait dans la base.

Ces gars ne blaguaient pas et Danzer pensa qu'il ne reverrait jamais sa famille. Il était effrayé. Mais un Major s'approcha et brisa la tension." Je connais ce gars", dit-il, "Il travaille ici avec d'autres, il est OK".

"Monsieur" dit le Capitaine mais le Major le prit par le bras et Danzer put les voir discuter un peu plus loin et le regarder. Le visage cramoisie du Capitaine retrouva peu à peu sa couleur normale et les deux hommes retournèrent à l'endoit où les deux MP plaquaient Danzer contre le mur.

"Vous n'avez rien vu, vous comprenez ?" dit le Capitaine à Danzer qui hocha la tête, "Vous ne direz rien, ni à votre famille, ni à vos amis, vous comprenez ?". "Oui, Monsieur" dit Danzer. Il était moins effrayé maintenant.

"Nous saurons quand vous parlerez, nous saurons ce que vous aurez dit et alors tout de vous disparaîtra, tout simplement".
"Capitaine !" le coupa le Major." Monsieur, ce gars n'a rien à faire là et s'il parle, je ne peux rien garantir." répliqua le capitaine.
"Donc, oubliez tout ce que vous avez vu" dit le Major directement à Danzel. "Oui, Monsieur" répondit-il.

Danzel ne jeta même pas un regard en arrière pour voir l'équipe de soldats transportants les sacs à cadavres entrer dans l'Hôpital. Les créatures furent préparées pour une autopsie.

Bull Blanchard autorisa la rédaction de la dépêche sur "La soucoupe volante" qui fut envoyée par le service des relations publiques. Alors, le Général Raley ordonna à Jesse Marcel de retourner là-bas et de retirer l'histoire de la soucoupe volante. Cette fois, Marcel eut l'ordre de dire qu'il avait fait une erreur et que les débris étaient ceux d'un ballon météo.

Dans les jours et les semaines qui suivirent le crash et la récupération, les services de renseignements militaires et le personnel du CIC allèrent dans la ville de Roswell et dans les communautés alentours pour supprimer toute l'information possible en utilisant la violance, l'intimidation physique et d’après certaines rumeurs, une fois un homicide. Les officiels de l'armée réduisirent la communauté au silence.

Mac Brazel qui était le propriétaire de l'endroit où le crash avait eu lieu et un des premiers visiteurs du site fut menacé et soudoyé. Il devint tout à coup silencieux sur ce qu'il avait vu dans le désert. Les officiers du bureau du Shériff Wilcox furent forcés d'admettre que cela était du ressort de la Sécurité Nationale et que cela ne pouvait pas être discuté.

"Ce n'est jamais arrivé " décréta l'armée.

Quelque-uns des témoins déclarèrent avoir eu des séances d'intimidations par des officiers militaires de Roswell. Parmi eux, la fille de Dan Dwyer, se rappelle la visite d'un officier avec des lunettes noires, dans sa cuisine, et qui lui dit que si elle racontait quelque chose, elle et sa famille disparaîtraient dans le désert.

La fille de Roy Danzer, elle aussi fut effrayée par la vue de son père à son retour de la base de Roswell le 5 Juillet 1947. Il ne lui raconta jamais rien mais elle entendit des brides de conversations dans la chambre de ses parents. Ils parlaient de petites créatures et la phrase: "Ils nous tuerons tous!"

Les débris récupères dans le désert furent envoyés à Fort Bliss, Texas, et sommairement analysés.

Aussitot arrivés, quelques-uns des débris furent envoyés à la base de Wright Airflied, future Wright Patterson. Le reste fut chargé dans des camions et envoyé à Fort Riley, Kansas.

Jesse Marcel est retourné à son travail habituel et n'a jamais touché l'épave de l'étrange vaisseau de ses propres mains.

Voici l'histoire telle qu'on la raconté a Philip Corso. Il n'était pas à Roswell cette nuit la.

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Chapitre 3

CONVOI POUR FORT RILEY



Le 6 Juillet 1947, le lundi suivant la fête du 4 Juillet, personne ne remarqua les cinq camions entrer dans la base de Fort Riley, cet après-midi la, en provenance de Fort Bliss, Texas, et en partance pour Wright Field, Ohio.

En 1947, Corso se trouvait dans cette base de Riley, à l'école militaire. Il ne se doutait pas à cette époque que ce qui se trouvait dans ces camions atterrirait sur son bureau des années plus tard.

Tout était calme ce soir là, Corso était l'officier responsable de la garde. Alors qu'il s'apprêtait a faire sa ronde, il vit sur l'ordre de mission que Mr Brownie, un de ses amis qui faisait partit de son équipe de Bowling et collégue de travail , faisait partit de la garde et que son poste se trouvait devant le vieille immeuble de la clinique vétérinaire.

Corso commenca son tour des différents batiments afin de voir si tout le monde faisait bien son devoir et se trouvait à son poste. Corso alla à l'immeuble de la clinique où devait se tenir Brownie. Mais quand il arriva  Brownie n'était pas la ou il était sensé être. Quelque chose n'allait pas.

"Major Corso" dit une voix dans la pénombre. La voix était excitée et terrorisée.

"Mais qu'est ce que vous faites la, Brownie ?" demanda Corso à la figure qui le regardait de derrière la porte. Brownie était supposé être à l’extérieur de l'immeuble, pas à l’intérieur. C'était un manquement aux régles.

"Vous ne comprenez pas, Major " chuchota-t'il a nouveau," Vous devez voir cela".

"Il vaudrait mieux" dit Corso en s'approchant de l'endroit ou se tenait Brownie et attendit qu'il sorte." Maintenant, vous sortez pour que je puisse vous voir " ordonna-t'il. Brownie sortit sa tête de derrière la porte et dit "Vous savez ce qu'il y a ici ?". L'immeuble était interdit d'accés à quiconque. Méme les sentinelles devaient rester dehors parce que ce qui était à l’intérieur était classifié "Accés interdit".

"Brownie, vous n'étes pas supposé être la" dit Corso, "Sortez et dites-moi ce qui se passe". Brownie sortit par la porte et Corso put voir que son visage était pale, comme s'il avait vu un fantôme. "Vous n'allez pas croire ça" dit-il, "Je ne le crois pas moi-même et je viens pourtant de le voir."

"De quoi parlez-vous ?" demanda Corso.

"Les gars qui ont déchargés ces caisses", dit Brownie, "ils nous ont dit qu'ils emmenaient ces caisses de Fort Bliss et que cela provenait d'un accident au Nouveau Mexique."

"Oui et alors ?" demanda Corso avec impatience. "Hé bien, ils nous ont dit que tout cela était Top-Secret mais qu'ils avaient regardés à l'intérieur des caisses. Tout le monde la fait pendant le chargement des caisses dans les camions. Les gars qui ont chargés ces caisses ont dit qu'ils ne croyaient pas ce qu'ils avaient vus. Vous avez l'autorisation d'accés, Major, vous pouvez venir."

Corso était l'officier de la garde, il avait donc accés à tous les endroits de la base pendant la garde. Donc il entra à l'intérieur de la clinique vétérinaire. Il n'y avait personne à part lui et Brownie.

"C'est quoi toutes ces caisses ?" demanda-t'il.

"Justement, Major,  personne ne le sait" dit Brownie, "les chauffeurs nous ont dit que cela venait d'un avion crashé dans le désert quelque part autour de la base du 509e groupe. Mais quand ils ont regardés à l'intérieur, ce n'était rien de connu. Rien de cette planète."

C'était la chose la plus stupide que Corso ait entendu. Lui et Brownie marchérent jusqu'aux caisses. "Vous n'étes pas supposé être ici" dit Corso, "Vous feriez mieux de partir."

"Je surveille dehors pour vous, Major" répondit Brownie. Corso attendit que Brownie reprenne sa place dehors. Il y avait une trentaine de caisses en bois entassées le long d'un mur. Corso utilisa sa lampe torche et marcha autour jusqu'à ce que sa vue s'habitue à l'obscurité. Corso trouva une caisse sur laquelle le dessus semblait avoir été ouvert récemment.

Corso posa sa lampe et commença à retirer les clous qui avaient visiblement déjà été retirés avec un marteau à clou. Il fit glisser le couvercle le long de la caisse, reprit sa lampe et jeta un coup d'oeil à l'intérieur.

Son estomac se retourna et Corso se figea. Cette caisse était une sorte de cerceuil, mais un cerceuil comme il n'en avait jamais vu. L'intérieur était entouré d'une sorte de paroi en verre et était rempli d'un liquide bleu lumineux, un peu comme un gel. La chose flottait et brillait comme la peau d'un poisson.

Au début, Corso pensa que c'était le cadavre d'un enfant qu'ils emmenaient quelque part, mais ce n'était pas un enfant.

Cela avait une forme humaine, de 120 cm de haut, avec des bras, des jambes, des pieds, et une tête énorme. Corso toucha la peau grise, mais cela ressemblait plus à une sorte de vêtement en une seule pièce qu'à de la peau.

Ses yeux avaient du rouler dans leur orbites parce qu'il ne put voir de pupilles ou d'iris. Ces yeux étaient démesurés et pointaient vers le bas, de chaque côté du trés petit nez. Cela ressemblait à un nez de bébé. La chose n'avait pas d'oreilles, pas de pommettes saillantes, pas de sourcils et aucuns cheveux.

Elle avait une bouche trés fine et fermée, ressemblant plus à un pli qu'à un orifice fonctionnel. Le corps n'avait aucun dommage et aucunes indications comme quoi il avait été impliqué dans un accident. Il n'y avait pas de sang, pas de coupures. Dans le conteneur, Corso trouva un document des services de renseignements militaires qui décrivait la créature comme étant un occupant d'un vaisseau qui s'était écrasé à Roswell, Nouveau Mexique, plus tôt ce week-end, et envoyé à la base de Wright Field puis à la morgue de Walter Reed. Corso remit le document dans la caisse. À cause du temps perdu à examiner la chose, il avait raté certains points de contrôles de sa garde mais personne, apparemment, ne le remarqua le lendemain.

Corso espérait avoir vu une sorte de mutation humaine due à la radioactivité. Il savait qu'il ne pouvait parler de cela à personne et espérait ne jamais revoir cela à nouveau. Il chercha l'origine possible de la chose: Experience génétique Nazi, monstre de cirque mort, mais il savait que cela ne pouvait être qu'une seule chose: un extraterrestre.

Corso remit le couvercle sur la caisse et enfonça les clous avec le dos de sa lampe. Il rejoignit Brownie à la porte. "Vous savez que vous n'avez jamais vu cela" dit Corso, "et vous ne direz rien à personne".

"Vu quoi, Major?" répondit Brownie.

Corso retourna au quartier des officiers en repensant à l'image de la chose.

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Chapitre 4

LES OBJETS DE ROSWELL





Corso ne revit jamais le corps de la créature sauf à travers des photos d'autopsies et des rapports médicaux envoyés pour lui en 1961, au Pentagone.

Quand Corso arriva au Pentagone, en 1961, il était Lieutenant Colonel. Il entra dans le bureau du Général Trudeau. "Alors quel est le grand secret, Général ?" demanda-t-il a son nouveau patron. C'était une facon bizarre de parler a un Général, mais ils étaient devenus amis pendant que Corso travaillait dans l'équipe d'Eisenhower. "Pourquoi pas le bureau d'en face ?" demanda-t'il.

"Parce qu'ils vous ont toujours observés, Phil" dit Trudeau. Il marcha avec Corso à travers les bureaux d'archives. "Les choses n'ont pas beaucoup changées depuis votre retour d'Allemagne." dit-il, "Nous savons qui sont nos amis et qui nous pouvons croire.".

Ils étaient en Guerre Froide et il y avait des ennemis partout autour d'eux: Dans les services des renseignements et même a la Maison Blanche. Ils savaient que la CIA était infiltrée par le KGB.

Trudeau dit a Corso, "J'ai besoin de vous pour couvrir mes arriéres, Colonel. J'ai besoin de vous pour voir parce qu'avec tout ce que j'ai à faire, je ne peux pas me protéger moi-même."

Corso devint donc l'assistant spécial de Trudeau au R&D ( Recherche et Développement), une des divisions du Pentagone et une des plus sensibles parce qu'elle travaillait avec les plans les plus classifiés et avec elle, le design des futures armes devenait réalité.

Le R&D était le relai entre la lueur dans l'oeil de quelqu'un et le prototype sortant d'une usine pour montrer son potentiel. Le travail de Corso était de garder tout cela secret jusqu'à ce qu'il soit développé.

"Mais il y a autre chose que vous allez faire pour moi, Phil" dit Trudeau, "Je vais faire déplacer cette armoire dans votre bureau.". Corso avait son bureau au deuxième étage, juste sous celui de Trudeau. Il pouvait ainsi entrer par la porte de derrière dans le bureau de Trudeau sans que quiconque puisse le voir.

"Ce sont des dossiers spéciaux, du matériel de guerre que vous n'avez jamais vu avant. Je veux que vous les preniez sous votre responsabilité au R&D" dit Trudeau.

Le rôle de Corso au R&D était de lire les rapports des services de renseignements, de visionner des tests d'armes, de discuter avec des scientifiques et avec des universitaires pour savoir ce qu'ils savaient du travail de leurs collégues au-delà des mers. Puis il devait écrire des propositions d'armes nouvelles que l'armée Américaine aurait sûrement besoin.

L'armée cataloguait les recherches sur les armes en deux catégories: Les domestiques et les étrangères. Corso devait savoir ce que les Français faisaient avec leurs hélicoptères, si les Anglais étaient capables de fabriquer un avion à décollage verticale. Il y avait le V3 Allemand, le grand-père de la "Grosse Bertha" avec lequel les Allemands pilonnèrent Paris pendant la Première Guerre Mondiale. Ils découvrirent après l'invasion de Normandie, le travail des Nazis sur les avions à réactions et les nouveaux Panzers qui auraient changés le cours de la Guerre s'ils avaient eu un peu plus de temps.

Le rôle de Corso était de récupérer cette technologie, de reprendre les idées qu'ils n'avaient pas eu eux-mêmes et il devait émettre des recommandations sur la façon d'incorporer tout cela dans les plannings d'armements en cours.

"Le matériel dans cette armoire est légèrement différent de celui qui nous passe habituellement dans les mains" dit Trudeau, "Je ne sais pas ce que vous avez eu l'occasion d'apprendre sur cela quand vous étiez à la Maison Blanche, mais avant d'écrire un quelconque rapport, vous devriez faire une petite recherche sur le dossier Roswell."

Corso ne fit pas tout de suite, la connexion entre le dossier de Roswell et ce qui se trouvait dans le bureau du Général Trudeau.Trudeau appela quatres hommes qui transportèrent l'armoire jusqu'au bureau de Corso au 2ème étage.

Trudeau dit aux hommes, "Ne vous arrêtez sous aucun prétexte. Ne parlez à personne. Si quelqu'un vous arrête, dites-lui de venir me voir. C'est un ordre."

Trudeau se tourna vers Corso et dit  "Pourquoi ne passeriez vous pas un peu de temps avec tout cela, Phil ? mais pas trop de temps.".
Corso passa quelques temps à réfléchir dans son bureau sur pourquoi ces dossiers l'attendaient dans le bureau de Trudeau et pourquoi il avait voulu lui en parler directement seul à seul.Trudeau n'avait rempli aucun bordereau pour le transfert de l'armoire. Donc quoi que ce soit, c'était sérieux et très secret.

Corso se rappela ce 6 Juillet 1947, au Kansas, où il avait vu la chose dans la caisse, à Fort Riley, et espérait que ce qui se trouvait dans l'armoire n'ait pas de lien avec tout cela.

Corso ouvrit l'armoire et immédiatement eut la chair de poule. Il savait en regardant les boîtes à chaussures pleines de ferrailles enchevêtrées, à l'étrange vêtement et à d'autres articles que sa vie allait subir un grand changement.

Donc , voilà ce que c'était: Du matériel récupéré à Roswell. Corso entendit des pas et Trudeau passa la tête par la porte, "Vous avez regardé a l'intérieur ?" demanda-t-il.

"Que me faites vous, Général?" répondit Corso, "Je pensais que nous étions amis."

"C'est justement pour cela que je vous ai donné ceci." dit Trudeau. "vous savez combien tout cela est précieux? vous savez ce que feraient toutes les autres agences pour avoir ceci dans leurs mains?"

"Ils me tueraient" dit Corso. "Ils voudraient vous tuer, de toute facon" répondit Trudeau, "L'Air Force voudrait ceci parce qu'elle pense que c'est à elle. La Navy voudrait ceci parce qu'elle veux tout ce qu'a l'Air Force. La CIA le voudrait aussi pour pouvoir le donner aux Russes."

"Que voulez vous que je fasse, Général?", demanda Corso.

"J'ai besoin d'un plan, Phil, pas seulement sur ce que sont ces éléments mais sur ce que nous pouvons faire avec."

Cela avait l'air, purement et simplement, d'un complot. "Regardez, quel est notre plus grand problème?" demanda Corso.

"Les mêmes qui ont perdus la Guerre de Corée pour nous et que vous avez combattu à la Maison Blanche." dit Trudeau , "vous savez exactement ce que je veux dire. Cela ne doit pas tomber dans de mauvaises mains sinon aussi sûr que nous sommes dans le Pentagone, cela ira directement au Kremlin."

"Nous devons d'abord savoir ce que nous avons. C'est donc votre travail. Avons nous quelque chose d'utilisable?"

"Quelqu'un sait que j'ai cela?" demanda Corso.

"Ils vous regardent comme ils me regardent" répondit Trudeau.

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D'abord, il y avait un filament clair et flexible composé de fils, ressemblants à du verre, tortillés ensembles dans une espèce de gaine grise comme s'ils étaient des cables pour une jonction.

C'était des filaments étroits, plus fin que des fils de cuivre. Quand Corso tenait la gaine dans la lumière du bureau, il pouvait voir une lueur venir à travers eux comme s'ils la transportaient et la cassaient en différentes couleurs.

Quand le personnel trouva ceci à côté de l'épave de l'objet, il a dû penser que cela était un relai électrique.

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Ensuite, il y avait le mince morceau gris en forme d'huitre de 60 cm de côté qui ressemblait à du plastique mais qui avait sur sa surface de minuscules "traces".

Ces traces avaient la taille d'une piéce de 25 cents, mais la forme rappelait à Corso celle d'un insecte à cause des centaines de pattes qui sortaient à angle droit du corps. Quelqu'unes des formes étaient arrondies et d'autres elliptiques. C'était un circuit, comme il était possible de le constater à travers une loupe, mais un circuit inconnu de Corso.

C'était un morceau de circuit qui provenait d'un large tableau de bord dans le vaisseau.

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Corso était aussi intéressé par un dossier descriptif qui accompagnait deux pièces d'une sorte de peau noire. Comme une lentille pour oeil de forme elliptique.

Les pathologistes de Walter Reed disaient que ces lentilles adhéraient aux yeux des créatures extraterrestres et semblaient réfléchir la lumière existante. Même s'il faisait sombre, cela illuminait et intensifiait les images afin de permettre aux porteurs de voir les objets. Les rapports disaient que les pathologistes de l'Hôpital de Walter Reed qui avaient fait l'autopsie d'une de ces créatures, avaient essayés de regarder à travers elles dans la nuit pour voir les sentinelles militaires et les aides médicales marcher dans un corridor adjacent au laboratoire.

Les figures étaient illuminées d'une lueur orange, dépendant de la façon de tenir ces lentilles. Les pathologistes ne pouvaient voir que leurs silhouettes mais avec les lentilles, ils pouvaient voir les rangés de fournitures sur les murs et les objets sur les bureaux.

Corso pensa que peut-être les soldats pourraient porter une lunette qui intensifierait les images afin de permettre la navigation dans l'obscurité. Ces choses ne transformaient pas la nuit en jour, elles illuminaient seulement les silhouettes des objets.

Il y avait une feuille argentée, terne, que vous pouviez tordre, plier, comprimer et qui reprenait ensuite sa forme originale, sans aucuns plis. C'était une fibre métallique qui avait les caractéristiques de ce qui s’appellerait plus tard , "Super Tenacité". Quand corso essayait de couper la feuille avec des ciseaux, les lames glissaient dessus. Les fibres semblaient aller dans une même direction.

Pour Corso, c'était un vêtement avec des fibres métalliques , qui avait la douceur et la malléabilité d'un tissu et la force et la résistance d'un métal.

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Il y avait une description et un croquis sur un autre objet. Comme une sorte de lampe torche avec sa propre source d'énergie et qui n'était pas une pile.

Les scientifiques à Wright Field qui avaient examinés cela disaient qu'ils ne pouvaient pas voir le rayon de lumière sortir de l'objet mais que lorsqu'ils tenaient l'objet face à un mur, ils pouvaient voir un petit rond rouge de lumière sur celui-ci. Quand ils faisaient passer un objet entre le mur et la lampe, le rayon était si intense que l'objet commençait à fumer. Ils jouèrent longtemps avec avant de comprendre que c'était un couteau extraterrestre.

Lorsque de la fumée passait dans le rayon, celui-ci devenait tout à coup visible.

Pourquoi les occupants du vaisseau avaient un couteau de cette sorte? C'est plus tard que Corso, en lisant des rapports militaires sur les mutilations de bétail durant lesquelles des organes étaient retirés sans traumatismes des tissus, réalisa que le rayon de lumière était un scalpel qui avait été utilisé par les extraterrestres lors d'expériences médicales sur les troupeaux.

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Il y avait un objet étrange, une sorte de bandana qui avait des connexions électriques sur une face. Peut-étre récuperait-il les ondes cérébrales comme un encéphalograme.

Mais aucune expérience ne prouva qu'il faisait quelque chose d'équivalent.

Les scientifiques ne savaient pas comment l'utiliser et ne savaient pas qu'elle était la source d'énergie utilisée.

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Chapitre 5

À L'INTÉRIEUR DU PENTAGONE, AU BUREAU DES R&D




Le Pentagone ne dort jamais, il y a toujours quelqu'un en train de travailler.

Corso passait plus de temps dans son bureau que chez lui. Soirée, week-end, tôt le matin avant l'aube, Corso réfléchissait sur la stratégie à recommander à son patron.

Tout le monde pense que le Pentagone est une énorme entité avec un seul esprit et avec un seul but. Tout le monde pense aussi que l'armée Américaine n'a qu'un seul but, que tout le monde marche ensemble.

C'est totalement faux.

L'armée Américaine et le Pentagone sont comme n'importe quelle grosse entreprise avec des centaines de bureaux différents. Beaucoup de buts différents et des agendas différents.

Comme la Navy, l'Air Force avait des partisants différents avec des buts différents. Chacun jouait avec l'autre dans un seul but: Avoir la plus grosse part du budget militaire. Et au centre de tout cela, l'endroit où serait dépensé tout cet argent par les gens qui développeraient des armes dans leur branche militaire respective.

Donc avec toutes ces tensions entre les bureaux du Pentagone, Corso ne mit pas longtemps à comprendre la politique à suivre pour son nouveau travail. Avec les rapports de terrain, les analyses scientifiques, les autopsies médicales et les débris technologiques du crash de Roswell, il devait tout laisser sous clefs.

Quand les gens pensent que vous n’êtes pas là, ils parlent. Et c'est à ce moment-là que vous apprenez des choses. Durant les deux premières semaines de son travail, Corso entendit beaucoup de choses, notamment sur la politique utilisée pour la découverte de Roswell durant les 40 ans séparants le crash et les intenses discutions à la Maison Blanche après qu’Eisenhower soit devenu Président.

Chaque branche de l'armée avait protégé ses propres dossiers sur Roswell et avait essayé de récupérer le plus possible de matériel de Roswell. Certainement, tous les services avaient leurs propres rapports des examinateurs à Walter Reed et à Bethesda en ce qui concernait la physiologie des extraterrestres.

Il était clair, pour Corso, que vu la façon dont l'Air Force et la Navy formulaient leurs plans de développements d'armes avancées, quelques piéces de même nature que celles de Corso se trouvaient dans ces autres services.

Personne ne disait rien, mais tout le monde voulait savoir ce que possédait l'autre. Malgré tout, il y avait de réelles histoires qui circulaient. Par exemple, Corso entendit une rumeur comme quoi l'Air Force gardait l'ovni à la base de Edwards, en Californie et qu'elle étudiait la technologie du vaisseau et plus particulièrement le système de propulsion par ondes magnétiques.

D'autres rumeurs circulaient autour de l'Air force à propos de l'implication de Roswell sur le design des bombardiers en formes d'ailes. L'armée avait développé des avions en formes d'ailes après la Première Guerre Mondiale et un an après l'écrasement de Roswell, la compagnie Jack Nothtrops commençait les essais de leur aile volante, YB49. Un bombardier.

Le YB49 avec ses 4 queues verticales était si ressemblant avec la forme de l'appareil de Roswell qu'il était difficile de ne pas faire le lien.
Mais le développement des ailes volantes commença 10 ans avant l'arrivée de Corso aux R&D donc il n'a pas de preuves sur ce lien entre le bombardier et le vaisseau.

Le Général Trudeau avait raison lorsqu'il disait que tout le monde au Pentagone regardait le bureau des R&D parce qu'ils pensaient que les R&D avaient quelque chose. Les gens voulaient savoir sur quoi les R&D travaillaient, juste pour être sur que ce n'était pas sur la même chose qu'eux et que les R&D ne gaspillaient pas le budget.

En plus des regards des autres services, Corso et Trudeau devaient faire face aux analystes de la CIA. La CIA amassait le maximum de pouvoir possible. L'information c'est le pouvoir, et plus la CIA essayait de se renseigner sur les programmes de développements en cours, plus les R&D étaient nerveux.

"Vous m'avez mis sur un siège brulant, Général" dit Corso, "Comment la CIA sait-elle ce que nous avons?"

"Ils font seulement des suppositions, je pense" répondit-il, "Ils utilisent le processus d'illumination. Regardez, tout le monde suspecte ce que possède l'Air Force".

Trudeau avait raison. Tout le monde au Pentagone pensait que l'Air Force possédait le "Saint-Graal", un vaisseau spatial et même un extraterrestre vivant.

Personne n'était certain mais tout le monde savait qu’après la séparation de l'Air Force avec le reste de l'armée, en 1948, celle-ci avait envoyé du matériel de Roswell à Wright Field, Ohio, base de l'Air Force.

La Navy avec sa technologie sous-marine et ses sous-marins lanceurs de missiles nucléaires luttait avec son propre problème: Les UUO ou USO - Unidentified Submerged Objets ( objets sous-marins non indentifiés ) -.

La Navy cherchait où ils avaient construits leurs bases sous-marines bien plus en profondeur que les capacités de leurs meilleurs sous-marins. La Navy était occupée à faire sa propre guerre contre les vaisseaux extraterrestes dans l'air et sous la mer.

Les R&D devaient développer un camouflage sur la technologie de Roswell. Ils opéraient avec le budget normal pour l'analyse des nouvelles armes.

Ils avaient des contrats avec les plus grandes entreprises Nationales. Les buts des recherches étaient d'améliorer les armes actuelles avec les renseignements collectés dans les autres pays. Les Francais, les Italiens, les Allemands avaient leurs propres systèmes d'armements et leurs propres développements en cours qui semblaient exotiques pour les standards Américains mais qui pouvaient avoir certains avantages.

Ce que l'armée avait récupéré à Roswell était probablement le secret le mieux gardé. Jusqu'en 1961, l'armée n'avait pas eu de plan particulier pour utiliser cette technologie sans révéler sa nature.

En 1961, Trudeau lança le développement. D’abord, il fallait savoir comment les informations - rapports sur le terrain , autopsies , descriptions d'objets et les objets eux-mêmes étaient arrivés au bureau des R&D. La recherche de Corso ne concernait pas le crash en lui-même.

Le jour suivant l'écrasement, Bill Blanchard du 509e Groupe, envoya les débris extraterrestres à Fort Bliss, où l'équipe du Général Roger Ramey détermina sa position finale et que l'histoire officielle du Gouvernement, la cover-up, commença à être déployée.

Dans les heures qui ont suivi l'arrivé de Corso au Texas, il y a eut tellement de confusion sur ce qui avait été trouvé que les officiers militaires, qui avaient la responsabilité de la découverte, créèrent rapidement une histoire de remplacement et un plan de mise en silence des témoins militaires et civiles fut lancé.

L'histoire de remplacement était facile, le Général Ramey ordonna au Major Jesse Marcel de se rétracter sur son histoire de soucoupe volante et de poser pour de nouvelles photos avec des débris de ballon météo, qu'il décrivit comme les restes découverts à l'extérieur de Roswell.

Marcel suivi les ordres et la soucoupe volante devint officiellement un ballon météo.

Le silence des témoins militaires fut facile grâce à l'ordre de Général Ramey, au personnel du 509e et de Fort Bliss, de dénier qu'ils faisaient partis d'une opération de récupération différente  de celle d'un ballon météo. Une fois que le matériel arriva à Wright Field, sous la responsabilité du Lieutenant Général Nathan. P. Twining, Ramey dénia tout de l'histoire et que ce n'était plus de sa responsabilité.
Le Général Ramey traita l'accident comme touchant la "Sécurité Nationale". Il déploya le personnel des Renseignements du 509e Groupe et lui ordonna d'aller dans la ville pour supprimer l'histoire du crash et de sa récupération.

Aucunes infos ne devaient sortir, aucunes spéculations tolérées. L'histoire circulant sur une soucoupe volante devait être écrasée.

Le 8 Juillet, la suppression de l'histoire du crash était en cours. L'armée avait fourni une nouvelle histoire pour la presse. Les officiers du CIC soudoyaient ou menaçaient les témoins, les forçants à se rétracter sur leurs témoignages.

Mac Brazel, le fermier qui fut le premier sur le site pendant la récupération,  disparu pendant deux jours puis réapparu en ville avec un camion pick-up neuf. Il dénia qu'il avait vu quelque chose.

Les officiers du CIC rencontrèrent les habitants de la ville et parlèrent avec les parents à propos de ce que leurs enfants entendaient. Quoi que les gens pensaient sur ce qui c'était passé, l'armée disait que c'était faux et que cela devait rester comme cela.

Le travail de mise en silence marcha si bien que pendant les 30 années suivantes, l'histoire resta étouffée. Nathan Twining est devenu important aux yeux des ufologues à cause de son implicaiton dans des réunions top-secrétes à la Maison Blanche. Elles avaient pour but de découvrir l'implicaton des ovnis dans la Sécurité Nationale.

Il intéressait aussi les ufologues à cause de ses relations avec Robert Cutler, l'assistant spécial de la Sécurite Nationale qui était le lien entre la NSC et le Président Eisenhower.

Corso était dans la NSC, dans les années 50.

Le Général Twining était celui qui avait fait la première étude et qui avait disséminé le matériel de Roswell. En partie à cause des ses capacités à gérer l'AMC, il devint membre d'un groupe de militaires et de civils rassemblés par le President Truman afin de l'aviser sur la découverte de Roswell et des ses implications dans la Sécurité Nationale.

Le Général Twining voyaga jusqu'à la base d'Alomogordo, Nouveau Mexique,  et y resta jusqu'au 10 Juillet.

La base d'Alamogordo n'était pas seulement importante à cause de son site d'essais nucléaires, entre 1940 et 1950, mais aussi parce que là-bas se trouvait le bureau de l'AMC. Là-bas, se trouvaient des spécialistes des fusées, comme Werhner von Braun et d'autres. Il y avait des installations sensibles, spécialement durant l'activité ufologique ce week-end et il est parfaitement sensé que immédiatement après la découverte de l'ovni, le Général, qui était responsable, veuille gérer cette découverte directement sur les lieux avec ses meilleurs spécialistes.

Corso n'a jamais vu le mémo de Truman au Général Twining à propos de son voyage au Nouveau Mexique. Il a entendu des histoires comme quoi Truman aurait directement contacté Twining au Nouveau Mexique et lui aurait donné l'ordre d’enquêter sur le crash et de lui rapporter directement, à la Maison blanche, ce qu'il avait trouvé.

Corso pense que le rapport du Général Twining au President confirmait que l'armée avait récupéré quelque chose dans le désert et que cela suggerait la création d'un groupe pour définir la politique à adopter sur cette découverte. Dans les 48 heures après l'écrasement, personne ne savait ce qu'était l'objet.

Pendant que les débris étaient transportés de Fort Bliss à Wright Field, le Général Twining volait vers Wright Field pour voir les analyses et l'évaluation du trésor de Roswell.

Twining revint rapidemrnt à son bureau. Les corps des extraterrestres furent autopsiés dans le secret et le vaisseau et son contenu, analysés, catalogués, et préparés pour être disséminés dans différentes installations militaires. Tout ce qui avait un rapport avec le crash était classifié au plus haut niveau.

Le camouflage officiel était très important en 1947 et toujours aussi important en 1961. Il était important parce que l'armée était impliquée, en 1947, dans une guerre, une Guerre Froide mais une guerre quand même. Donc, l'armée traita le matériel de Roswell comme si c'était une opération dans des conditions de combats pour que les Soviétiques ne mettent pas la main dessus.

Le Général Twining vit lui-même le matériel et avant son départ de Wright Field, il discuta avec les spécialistes des fusées qui faisaient parti de son équipe à Alamogordo. Ensuite, il compila un rapport qu'il donna au Président Truman. Il recommandait la création d'un groupe de militaires et de civils qui deviendrait, plus tard, le groupe responsable de ce qui pourrait devenir un futur contact avec des extraterrestres.

Comme des histoires de crashs d'ovnis et d'observations d'ovnis apparaissaient, le Général Twining eut besoin d'établir un chaînon de sécurité inférieur afin qu’il puisse échanger des informations avec d'autres commandants qui n'avaient pas accès aux niveaux supérieures. Le Général Twining avait besoin de maintenir une cover-up à l'intérieur même de l'armée.

Le premier des rapports de Twining au commandant de l'Air Force à Washington datait du 23 Septembre 1947. Il était écrit à l'intention du Général George Shulgen. Ce rapport parlait, en termes basiques  de la prise en considération, par le Service des Renseignements de l'Air Force, des ovnis. Twining écrivit un certains nombres de conclusions basées sur ses propres informations de premières mains, comme par exemple le matériel en possession de l'armée.

"Les soucoupes volantes ne sont pas des illusions", disait Twining, "elles sont quelquechose de réel et pas une vision."

"Bien que certaines observations soient dues à des météorites, ou à d'autres raisons naturelles" écrit-il  "Ces rapports sont basés sur des observations de vrais objets".

"Approximativement de la forme d'un disque avec une taille appréciable pouvant étre de fabrication humaine."

Comme le rapport n'était pas à diffusion public, Twining s'émerveilla sur les caractéristiques de ces appareils. Il écrivit que leurs extrêmes manoeuvrabilité et leurs actions évasives pour éviter tout contact étaient une intension hostile.

Les officiers estimaient que ces objets ainsi que leurs occupants étaient une menace militaire.

Il décrivit le vaisseau de la même facon que les témoignages, "Réflexion lumineuse ou surface métallique. Abscence de queue excepté dans les conditions de très hautes performances. Forme circulaire ou elliptique. Plat sur le dessous et bombé sur le dessus. Vols en formation de 3 à 9 objets. Pas de sons exceptés dans quelques cas ou un grondement est entendu. Ces objets se déplacent trop vite pour être des avions de cette époque".

Pour que les USA puissent développer un tel appareil, le coût et la charge de travail nécessiteraient que le projet soit indépendant et extérieur aux développements normaux.

En fait, Twining, suggérait au commandant de l'Air Force, qui deviendrait une branche à part dans l'armée l'année suivante, d'exploiter la technologie récupérée séparément et indépendamment des programmes de développements normaux.

La description des projets Top-secrets de la base de Nellis ou de l'Area 51, au Nevada, semblait avoir le profil des recommandations de Twining.

Il ne fut pas révélé au commandant de l'Air Force que Twining lui-même avait visité des bases au Nouveau Mexique dans leurs heures qui avaient suivies l'écrasement. Le Général disait à ses patrons que les militaires devaient traiter les soucoupes volantes comme étant d'origine domestique, "Les produits d'un projet de haute-sécurité", développé par les USA en dehors des circuits normaux, ou développée par une puissance étrangère.

Quand Twining suggérait aux officiers de l'AAF que toutes les branches de l'armée devaient participer à cette information, la dispersion du matériel de Roswell était déjà en route. Et c'est pourquoi cette technologie est arrivée en possession des R&D.

Trois jours après ce mémo, le 26 Septembre 1947, Twining donna son rapport sur l'écrasement de Roswell et son implication pour les USA au Président TRUMAN et il fournit aussi une petite liste d'officiels qu'il rassemblerait pour commencer à gérer le sujet. Ce groupe était composé de:

- Roscoe H.Hillenkoetter
- Dr Vannevar Bush
- Secrétaire James Forretal
- Général Hoyt Vandenberg
- Dr Detlev Bronk
- Dr Jerome Hunsaker
- Sidney W.Souers
- gordon Gray
- Dr Donald Menzel
- Général Robert M.Montagne
- Dr lloyd V.Berkner
- Général Nathan Twining

Ce groupe, à la Maison blanche, était appelé, "Le groupe". Il était aussi connu sous le nom "MAJESTIC 12".

Mais le plan ne s’arrêtait pas  la création de ce groupe de travail. En fait, l'opération se développa rapidement en quelque chose de plus sophistiquée parce que les soucoupes volantes de Twining n'étaient pas parties.

De plus en plus d'informations arrivaient: Des officiers de la police tapaient des rapports sur des civils effrayés, des pilotes de lignes étaient suivis par d'étranges objets...

Le groupe réalisa qu'il devait définir une politique pour maintenir quelque chose qui devenait un phénomène de masse. Ils avaient besoin d'une mécanique pour gérer les centaines de rapports d'ovnis. Le groupe devait aussi estimer la menace de l'Union Soviétique et d'autres pays, en présumant, bien sûr, que les soucoupes volantes ne se contentaient pas de survoler les USA.

Ce groupe devait aussi chercher comment utiliser la technologie de Roswell. Il créa donc des petits comités et des sous-groupes, quelquesfois des organisations complètes, comme le projet BLUE BOOK, sans qu'il y ait aucune fuite. Tout était dirigé par ce groupe.

Les plans à long terme sur la technologie de Roswell pouvaient commencer. Mais comment faire cela? Où mettre le matériel? Et comment camoufler ce que les militaires faisaient? Twining avait un plan.

Dans le rapport 100-203-79 de 1948, intitulé, "Analyses des accidents de soucoupes volantes dans les USA" , les ovnis ne sont pas montrés comme extraterrestres mais comme éléments de "Technologie étrangère".

Ce rapport inoffensif pour la plupart des gens parce qu'il ne dit pas que les soucoupes volantes viennent de l'espace et un des premiers qui montre comment le plan de camouflage était supposé fonctionner dans les années suivantes.

Les auteurs de ce rapport ont localisés, dans l'administration militaire, le seul endroit où toutes les recherches pourraient se faire: Le bureau des Recherches et Développements des technologies étrangères. Ici, le matériel pourrait être en sécurité jusqu'à ce que l'armée décide de quoi faire de lui.

Il ne fallait pas appeler cela extraterrestre mais "Technologie étrangère".

Et c'est pourquoi, 12 ans plus tard, la technologie de Roswell qui se trouvait dans une vieille armoire se retrouva dans le bureau de Corso.

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Chapitre 6

LE COVER-UP




Corso entendit cette histoire racontée par l'équipe de la Sécurité Nationale d'Eisenhower, six ans plus tôt.

Pendant que le Général Twining volait de l'Ohio vers le Nouveau Mexique, à Moscou, Joseph Staline était furieux. Il tenait une copie du "Roswell Daily Record" daté du 8 Juillet 1947.

Il n'avait pas besoin d'un journal Américain pour lui dire ce que ses gens du NKVD lui avaient rapportés une semaine avant: Qu'une équipe de récupération militaire avait eu un vaisseau extraterrestre écrasé dans le désert du Nouveau-Mexique et qu'elle était en train d'évaluer la technologie découverte.

Au début, les Renseignements Soviétiques prirent cela avec scepticisme. Ils pensaient que c'était une histoire fausse pour tromper les espions Soviétiques suspectés d'avoir infiltrés les bases secrètes Américaines. Ainsi, si les Soviétiques réagissaient à l'histoire, les Américains pourraient localiser ces espions. Mais quand les journaux parlèrent du crash puis du ballon météo, les Soviétiques comprirent que c'était réel.

Lors d'une réunion avec des scientifiques Soviétiques, Staline leur demanda ce que les USA pouvaient faire avec ceci. Dans ce groupe se trouvait le chef du programme, embryonnaire,  sur les missiles à carburant liquide.

Lui et d'autres avaient les dossiers des armes secrètes Allemandes, à la fin de la guerre, et savaient exactement où en étaient les Américains avec leur programme de missiles guidés. Toutes les informations nécessaires étaient données par les agents sur le terrain. Mais ils n'avaient jamais entendu parler de l'écrasement.

Les programmes de missiles Américains étaient entièrement basés sur les recherches Allemandes récupérées avant la fin de la guerre. Ce fut le projet "PAPERCLIP" qui débuta en 1944. Les designers du V2 comme Wernher von Braun, Willy Ley et d'autres  furent envoyés aux USA. L'armée Americaine s'était appropriée, avec succès, leur technologie et commençait ses essais au Nouveau Mexique.

Les Soviétiques avaient eux aussi leur propre technologie Allemande récupérée par les Services de Renseignements et par les partis Communistes locaux dans les pays occupés. Les Allemands avaient développés un Jet en forme d'aile volante, un Messerschimtts, et des sous-marins U-Boat lanceurs de V1 et de V2.

Tout ce qu'ils avaient besoin, c'était d'un peu de temps pour déployer une petite flottille de U-Boat prés des côtes Américaines afin de bombarder le pays. C'etait leur stratégie à la fin de l'année 1944.

Avec leurs armes nouvelles, ils pouvaient battre les Alliés. Les Américains et les Soviétiques voulaient posséder les armes Allemandes et en particulier les V2.

Aprés la Guerre, les deux camps étaient à égalité dans la récupération des armes Allemandes, mais le crash du vaisseau, c'était une autre affaire. Les Américains pouvaient prendre un énorme avantage sur les Soviétiques. C'est pourquoi ceux-ci cherchèrent ce que les Américains avaient bien pu récupérer du crash.

Les agents Soviétiques rapportèrent que la petite ville de Roswell parlait de petites créatures sur le site de l'écrasement et d'un vaisseau que l'armée avait emmené dans un camion. Mais ces histoires avaient été rapidement mises sous silence grace au Service des Renseignements militaires Américains.

Les Américains n'étaient pas les plus efficaces pour capturer des espions, mais les Renseignements étaient en alerte bien avant que les Russes ne sachent qu'une soucoupe volante avait été récupérée.

Pendant l'été 1947, et à partir de la base du Nouveau Mexique, les agents du CIC questionnèrent quiconque semblait intéressé par ce qui c'était passé à Roswell. Vous posiez des questions et un couple d'agents frappait à votre porte et fouillait vos affaires sans mandat de perquisition.

Début Août, cette méthode commenca à porter ses fruits. Pendant que le Général Twining écrivait son rapport au Commandant de l'Air Force à Washington, les Commandants de la Navy et des Renseignements de la Navy savaient que les Soviétiques avaient une opération de haute priorité sur place, dans les bases militaires, autour de la région. Les agents Soviétiques étaient partout.

Roscoe Hillenkoetter, membre du groupe sur les ovnis du Président Truman et directeur du Service Centrale des Renseignements, informait le Président.

Une opération de renseignement fut immédiatement mise en place.

Il y avait beaucoup de questions: Est-ce que cette soucoupe volante était un prélude à quelque chose de plus grand? Est-ce qu'ils communiquaient avec les Soviétiques? Étaient-ils alliés avec les Soviétiques? Est-ce qu'ils sondaient les défenses militaires pour une invasion planétaire?

Les militaires avaient toujours estimés que les intentions de ces vaisseaux étaient hostiles, mais que voulaient-ils?

Un secret si grand, à propos des soucoupes volantes, révélé au public, causerait une panique dans la population civile. C'est pourquoi un plan de camouflage élaboré fut établit. De plus, les Américains devaient tenir à l'écart les Soviétiques jusqu'à ce qu'ils sachent ce qu'ils possédaient.

Certains disent que ce fut l'idée du Secrétaire à la Défense James Forrestal, d'autres que l'idée vint de Hillenkoetter. Corso ne le sait pas, car pendant la mise en route du plan, il se trouvait à Fort Riley, essayant d'oublier l'image de la créature flottant dans la caisse.
Peut-être était-ce Forrestal, après tout. Il était la seule personne du cabinet qui pouvait parler au Président Truman. Truman savait comment une histoire pouvait se transformer. C'était pareil pour le Général Twining qui s'était trouvé, lui-même, sur le site de l'écrasement. Si Truman voulait des réponses, il devait passer par quelqu'un qui c'était trouvé directement sur les lieux.

"Savons-nous après quoi sont ces fils de putes?" demanda Truman à propos des extraterrestres trouvés dans la soucoupe volante.
"C'est une question que nous devons résoudre" répondirent Forrestal et Hillenkoetter.

"Comment allez vous procéder pour cela?" demanda Truman.

Forrester et Hillenkoetter expliquèrent qu'ils voulaient que le Président écoute ce que le Général Twining avait à dire et ensuite qu'il devait convoquer un groupe de militaires, de civiles et de personnels des Renseignements. Dans cette logique, quoi qu'ils décident de faire, cela ne devait pas être rendu public, pour éviter le risque de fuite auprès des Soviétiques.

"Nous ne voulons pas que les journaux et les radios aient quoi que ce soit dans leurs mains." dirent-ils au Président.

"Winchell voudra me crucifier s'il découvre ce que nous allons faire." dit, apparemment, Truman à cette réunion. Personne dans le secret n'aimait beaucoup le Président Truman et il appréciait cela.

"C'est comme le projet Manhattan, Mr le Président" lui rappela Hillenkoetter, "c'était la guerre, nous ne devions rien dire à personne. C'est à nouveau la guerre. La même chose."

Ensuite, ils expliquèrent qu’après avoir convenu d'un groupe de travail, ils voulaient créer un détachement spécial pour la recherche extérieure sur la technologie alors que la machine à espionner Soviétique était en route.

"Nous le cacherons au Gouvernement lui-même" expliqua le Secrétaire.

"Créez un nouveau niveau de sécurité juste pour cela" dit le Directeur du Centre des Renseignements. "Toutes les informations que nous déciderons de diffuser, même en interne, devront descendre à un niveau inférieur empêchant, ainsi, ce qui auront cette information de remonter plus haut. La seule façon de cacher cela aux Soviétiques, c'est de le cacher à nous-mêmes."

Le Président réfléchissait sur la difficulté à cacher un sujet qui était devenu un des sujets les plus chauds. Qu'était-il supposé dire quand les gens questionneraient le Gouvernement sur les soucoupes volantes?

Comment faire des recherches sur ces étranges créatures sans que les journaux mettent la main dessus?

Comment étudier les propriétés physiques du matériel décrit par Hillenkoetter sans impliquer des gens externes au Gouvernement?

Truman ne voyait pas comment un Gouvernement dans un Gouvernement pourrait travailler sans perdre le contrôle. Malgré les assurances de Forrestal, le Président restait sceptique.

"Et il y a un point final" dit Truman, "Devons-nous dire au peuple Américain ce qui c'est réellement passé?".
Il y eut un silence.

"Hé bien" dit Truman, "Le faisons nous?".

C'était une question simple avec une réponse simple, "Oui ou non". Forrestal et Hillenkoetter répondirent par reflexe, "NON". Forrestal vit cependant que ce ne serait pas aussi facile. Comme administrateurs en temps de guerre, leur première réponse était naturellement de garder tout secret. Ce que le peuple ne sait pas, il n'a pas besoin de le savoir. Mais le Président Truman, qui n'avait pas de passé militaire, avait vu quelque chose que ni Forrestal ni Hillenkoetter n'avaient vue. Si ces vaisseaux pouvaient échapper aux radars et pouvaient atterrir n'importe où, qu'est ce qui pouvait les empêcher d’atterrir devant la Maison Blanche où devant le Kremlin? Certainement pas l'armée Américaine.

"Alors que dirons-nous lorsqu'ils atterriront?" continua Truman, "et pour ne pas créer une panique dans les rues identique a celle qui apparaitrait si nous disions ce que nous savons?"

"Mais nous ne savons réellement rien" répondit le Directeur des Renseignements. "Rien jusqu'à ce que nous analysions ce que nous avons récupéré".

Le Secrétaire à la Défense et le Directeur des Renseignements étaient d'accord avec le Président Truman sur le fait qu'il soit sceptique, et plus spécialement sur ce point final de la révélation publique.

"Donc nous ne pouvons tirer aucunes conclusions tant que vous n'aurez pas rencontré le Général Twining" dit Hillenkoetter. "Je pense qu'il fournira quelques réponses à nos questions."

Pendant que Hillenkoetter et Forrestal étaient en discution avec le Président Truman à propos du groupe de travail, le Général Twining terminait ses premières analyses des rapports et du matériel envoyés à Whrigt Field. Il envoya immédiatement les restes des extraterrestres à l'Hôpital Naval de Bethesda et à l'Hôpital militaire de Walter Reed pour différentes analyses. Le vaisseau lui-même fut envoyé à Whight Field, mais comme Twining l'avait promis dans son mémo, il se préparait  distribuer le matériel de l'épave à travers les différents bureaux militaires et civiles pour des évaluations complémentaires.

Il avait eu l' assurance de l'Amiral Hillenkoetter qu'une nouvelle classification de sécurité était mise en place à propos de Roswell. Personne dans l'armée, autres que les noms qu'il avait reçu du Président lui-même, ne possédait le niveau de sécurité suffisant pour écouter l'histoire à propos de Roswell que Twining devait fournir au Président et au groupe de travail.

Trois mois après sa visite au Nouveau Mexique afin d'écouter ce qui c'était passé à Roswell, le Général Twining rencontrait le Président Truman comme Hillenkoetter et Forrestal l'avaient suggéré. Il expliqua très clairement ce qu'il pensait de l'objet récupéré dans le désert par l'armée. C'était en dehors de toute compréhension, décrivit-il au Président, rien qui ne pouvait venir de cette Terre. Si les Soviétiques travaillaient sur quelques chose comme cela, c'était si secret qu'aucuns Commandants n'en avaient entendu parler.

Pour Twining, ce qu'ils avaient trouvés n'était pas "de cette Terre". Aprés que le Président Truman ait entendu cela, il appela Forrestal, pendant que Twining retournait dans l'Ohio.

Il était convaincu. C'était plus gros que le projet Manhattan et nécessitait d'être géré à une plus grande échelle et manifestement pour une longue période. Le groupe proposé par Forrestal et Hillenkoetter devait considérer ce qu'ils devaient réellement gérer et pour combien de temps.

Ils devaient essayer de garder le secret du vaisseau extraterrestre écrasé à Roswell. Ils devaient le cacher dans ce qui deviendrait plus tard, le plus grand programme de recherche parallèle de l'histoire, la gestion de ce qui pouvait devenir une relation entre l'Amérique et les extraterrestres.

Le Général Twining montrait clairement dans ses analyses préliminaires qu'ils enquêteraient sur le phénomène des disques volants, Roswell inclus. Ces entités étaient hostiles, disait le Général. Si elles étaient en mission pacifique, elles n'utiliseraient pas des manoeuvres d'esquives pour éviter tout contact, même lorsqu'elles pénétraient dans l'espace aérien Américain au-dessus des installations les plus secrètes.

Elles avaient une technologie bien supérieure à la leur. Ils devaient l'étudier et l'exploiter au cas où ces entités deviendraient plus agressives. S'ils étaient obligés de se battre dans une guerre spatiale, ils devaient comprendre mieux la nature de leurs ennemis, et plus spécialement s'ils devaient préparer le peuple Américain à faire face à un ennemi.

Ceci, Truman pouvait le comprendre. Il comprenait que Twining lui décrivait les étrangetés d'un vaisseau spatial qui semblait n'avoir ni moteur, ni carburant, ni aucun système de propulsion apparent, bien qu'il dépasse en vitesse leurs plus rapides chasseurs. Il décrivait les curieuses créatures à l'air d'enfant, qui étaient à l'intérieur de l'appareil et dont une avait été tuée avec un fusil.

Il décrivait le fait que vous pouviez voir l'aube de l'intérieur du vaisseau, même si le soleil n'était pas encore levé. Il décrivait également, les débris métalliques qu'ils ne pouvaient pas brûler ou fondre, un rayon de lumière que vous ne pouviez pas voir jusqu'à ce qu'il touche un objet et le brûle , etc...

Plus de questions que de réponses, disait Twining. C'était en-dehors des capacités des militaires de faire quoi que ce soit de tout cela. Cela prendait beaucoup d'énergie humaine, disait le Général, et tout le travail à venir devrait rester secret.

Le Général Twining montra des photographies de ces créatures humanoïdes et des rapports d'autopsies qui suggéraient qu'elles étaient trop humaines. Elles devaient avoir eu des rapports avec notre espèce à un moment donné. Elles étaient intelligentes et capables de communiquer. Des témoins, sur les lieux de l'accident, avaient constaté une sorte de télépathie. Ils ne savaient pas si elles venaient d'une autre planète comme Mars, dans notre système solaire, où d'une autre galaxie.

Mais elles possédaient une technologie militaire qui, apparemment, était compréhensible et exploitable même si c'était seulement pour se défendre contre les Soviétiques. Mais en étudiant ce que possédaient ces extraterrestres, les Américains seraient capables de fabriquer un système de défense valable aussi contre eux.

A la fin, Twining disait que comme le vaisseau extraterrestre était très ressemblant avec les ailes volantes Allemandes Horten, appareils vus par les aviateurs Américains à la fin de la Deuxième Guerre Mondiale. Il suspectait les Allemands d'avoir rencontré quelque chose qu'ils ne connaissaient pas.

La conversation de Twining avec Werher von Braun et Willy Ley, à Alamogordo, dans les jours suivants l'écrasement lui avait confirmé ceci. Ils pensaient qu'il y avait une histoire souterraineàa propos de ce que construisaient les Allemands. Les similitudes entre les ailes Horten et le vaisseau récupéré n'étaient pas un accident. Les Américains avaient toujours été émerveillés par la technologie avancée utilisée dans les développements d'armes Allemands dans un temps si court et pendant la grande dépression. Avaient-ils eu de l'aide? Peut-être les Américains étaient ausi chanceux que les Allemands et allaient récupérer une partie de cette technologie pour eux-mêmes.

Avec des capacités de manoeuvres et d'accélérations pareilles, ce vaisseau occuperait les ingénieurs Américains pendant des années rien que pour pouvoir incorporer le design.

Cette chose était trop importante à cacher tout ce temps alors que les journalistes tournaient comme des chiens autour d'un os. Donc, mettre ceci sur le plus haut degré de classification n'était pas suffisant. Vous ne pouviez prévenir les fuites, elle pouvaient venir de partout. Le Général pensait à ceci avant que le groupe de prenne sa décision finale. Le Président avisera.

Mi-septembre, tout ceci était évident pour chaque membre du groupe de travail du Président Truman. Groupe constituait de:

- Roscoe Hillenkoetter: Directeur du Bureau Centrale des Renseignements.

- James Forrestal: Secrétaire à la Défense.

- Le Général Nathan Twining:Commandant de l'AAF puis de l'USAF.

- Donald Menzel: Astronome et expert sur les renseignements cryptographiques de la Navy.

- Vannevar Bush: Président du "Joint Research and Developpement Board".

- Detlev Bronk: Président du "National Research Council" et biologiste qui sera nommé au "National Committee on Aeronautics".

-Le Général Robert Montague: Camarade de classe du Général Twining à West Point. Commandant à Fort Bliss et avec un niveau de commandement supérieur au Commandement de White Sands.

- Gordon Gray: Secrétaire du Président Truman et Président du "CIA's Psychological Strategy Board".

- Sidney Souers: Directeur du "National Security Council (NSC)".

- Le Général Hoyt Vandenberg: Directeur du "Centre Intelligence Groupe" puis chef de l'équipe de l'USAF en 1948.

- Jerome Hunsaker: Ingenieur en aéronautique et Directeur du "National Advisory Committee on Aeronautics".

- Llyod Berkner: Membre du "Joint Resaerch and Developpment Board".

À moins que ce groupe établisse un plan à long terme pour protéger et développer le projet Roswell, le secret serait bientôt divulgué.
Corso pense que c'est le Général Twining qui fit la remarque comme quoi l'histoire s'était déjà échappée. Elle était sortie, dit-il, quelques heures après l'écrasement puis s'était effacée. En fait, la population du Nouveau Mexique parlait, mais après l'histoire du ballon météo de l'armée, les journaux Nationaux traitaient les rapports sur les soucoupes volantes comme une vision de gens qui avaient trop regardé de films de Buck Rogers. La presse Nationale avait déjà fait le travail du groupe. Ce qui était réelement nécessaire, suggéra Twining, c'était une méthode pour rassembler l'information à propos des activités continuelles des ovnis, spécialement les écrasements, les observations très probantes des pilotes ou des militaires, ou les rencontres physiques individuelles, et furtivement, faire filtrer cette information par le groupe pour que l'explication non identifiée devienne un phénomène complètement identifiable et explicable.

Sous la couverture des explications des soucoupes volantes, les agences appropriées, représentées par des membres du groupe, pouvaient enquêter librement sur le vrai phénomène des ovnis. Mais par-dessus tout, dit Twining, il fallait dénier complètement et durablement le phénomène des ovnis jusqu'à ce que le public soit préparé à une révélation graduelle pour réduire le potentiel de peur d'une confrontation avec une entité biologique plus puissante venant d'un monde différent. Cela devait être, suggéra Twining, le plus grand Cover-up et le plus grand programme de relations publiques jamais fait.

Le groupe fut d'accord. Il ne formait, en fait, rien de plus qu'un gouvernement dans le gouvernement.

"Cela sera" dit le Général Twining, "Un cas où le cover-up est une révélation et la révélation un cover-up. Dénier tout, mais laisser le sentiment du public faire son chemin. Rester sceptique jusqu'à ce que la vérité devienne plus acceptable".

Le groupe fut d'accord pour établir un projet d'information et de collecte. Il fut nommé BLUE BOOK, et il fut géré par l'Air Force. Pendant que les officiels du projet BLUE BOOK donnaient des explications sur les observations, le projet entier, en fait, était une machine pour récupérer des enregistrements photographiques sur l'activité des soucoupes volantes pour l'évaluation et la recherche.
Les observations les plus intrigantes et ayant les plus grandes chances d’être de vrais ovnis étaient envoyées au groupe de travail pour ensuite être envoyées aux différentes agences de recherches.

Quand Corso entra au Pentagone, la catégorie traitant de la recherche et de l'évaluation des soucoupes volantes s'appelait simplement "Technologie étrangère".

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Chapitre 7

LA STRATÉGIE




Il y a une vieille histoire qu'entendit une fois Corso à propos des secrets.

Un groupe d'hommes essayaient de protéger les plus importants secrets au reste du monde. Ils prirent leurs secrets et les rangèrent dans une cabane dont la localisation était secrète. Mais la localisation secrète fut bientôt trouvée et dedans fut découvert les secrets que le groupe cachait. Mais avant que les secrets soient révèles, les hommes construisirent, rapidement, une autre cabane où ils rangèrent les secrets qu'ils essayaient de garder pour eux-mêmes. Bientôt, la deuxième cabane fut découverte et le groupe réalisa qu'il devrait donner quelques secrets pour protéger le reste. Donc, ils construisirent une troisième cabane pour protéger tout les secrets possibles. Le processus ce répéta de lui-même encore et encore jusqu'à ce que quiconque voulant trouver les secrets de la première cabane poursuive sa route de cabane en cabane jusqu'à ce qu'il arrive à un cul-de-sac parce qu'il ne connaissait pas la localisation de la cabane suivante.

Pendant 50 ans, ce fut comme cela que les secrets de Roswell furent gardés secrets, et cela continu aujour'hui. Ceux qui cherchent des documents Gouvernementaux déclassifiés afin de trouver les secrets de Roswell et des contacts que maintiennent les USA avec ceux qui les visitent, trouveront des projets, nom de code après nom de code, chacun avec ses propres dossiers, son propre système de classification, sa propre administration militaire ou gouvernementale, son propre budget et même ses propres rapports sur des documents hautements classifiés. Tous ces projets avaient la même fonction. Gérer la relation en cours avec les visiteurs extraterrestres découverts à Roswell. Ainsi, à chaque niveau, une fois la sécurité violée, pour n'importe qu'elle raison, une partie du secret était révélé à travers la déclassification, pendant que le reste était emmené dans un nouveau projet classifié ou déplacé dans un projet déjà existant.

Pour ceux qui travaillent da