THE DAY AFTER ROSWELL
(LE JOUR APRÈS ROSWELL)

 SUITE ET FIN

Colonel Philip Corso.
 

Qui est Philip Corso ?
 

Philip Corso était un officier des renseignements dans l'armée Américaine. Il a fait parti de l'équipe du Général Mac Arthur en Corée. Plus tard, il a travaillé comme Lieutenant Colonel au Bureau de Sécurité Nationale du Président Dwight. D. Eisenhower.

Pendant les 21 ans de sa carrière militaire, Corso a été décoré plus de 90 fois. Il est parti à la retraite en 1963 et s'est mit au service des Sénateurs James Eastland et Strom Thurmond comme membre d'une équipe spécialisée dans la sécurité Nationale.

Depuis, il a travaillé dans le secteur privé comme consultant. Il est apparu récemment dans une émission comme expert sur les vols de U2 au-dessus de la Russie pendant la Guerre Froide.
 

Mallet Thierry 1997

**************************
CHAPITRES:

*****************


Chapitre 15

LE PROJET MISSILE ANTI-MISSILE


 


Durant la présence de Corso au Pentagone, il y eut certaines fois, où celui-ci se posa la question s’il n’y avait pas un plan global plus grand que son propre travail.

Corso avait lu, au cours des années qui suivirent son départ à la retraite de l’armée, des propos sur le concept de la synchronicité ou de la confluence et sur comment des choses où des événements tendaient vers un même regroupement, autour d’un fil commun.Comme fil commun, il y avait le développement du missile anti-missile qui englobait le travail de Corso aux R&D, sa brève période comme conseiller d’équipe pour le sénateur Thurmond, et ses années à Rome, pendant la guerre, comme assistant du chef d’équipe (G2), au « Rome Area Allied Command ».

Début 1963, juste après que Corso ait quitté le Pentagone, le sénateur Thurmond lui demanda de rejoindre son équipe comme consultant ou conseillé sur les problèmes de sécurités Nationales et militaires. Le congrés venait juste d’approuver un budget de 300 millions de dollars afin d’enquêter sur la faisabilité d’un programme de missile anti-missile. Mais celui-ci s’était retrouvé droit dans un mur au moment où Corso quittait le Sénat. Le secrétaire à la Défense, Robert McNamara, refusait carrément de dépenser l’argent parce que, disait-il, non seulement ce programme intensifierait la course avec les Soviétiques, mais il choquerait aussi le Kremlin parce qu’il le mettrait en position d’avertissement comme quoi les Américains essayaient de déployer une force de première frappe afin de neutraliser leurs ICBMs. Encore pire, dit-il au Congrés, les militaires Américains n’avaient simplement pas besoin de cette arme.

Le sénateur Thurmond était irrité et Corso était profondément soucieux. McNamara était vraiment mal informé sur la façon dont les Soviétiques réagiraient face à un déploiement d’armes de la part des USA. Les Russes négocieraient avec les Américains seulement dans leur meilleur intérêt. La CIA tenait l’oreillette de McNamara et lui donnait exactement les informations de désinformation que les experts Soviétiques voulaient qu’il ait: Ne développez pas le missile anti-missile.

Le Général Trudeau et le Colonel Corso avaient un programme secret qu’ils avaient utilisé au Pentagone les années précédentes. Le missile anti-missile, en utilisant le ciblage et le pistage laser, était supposé être le parfait mécanisme pour obtenir les fonds afin de développer une arme à canon laser qu’ils pourraient utiliser, finalement, contre les ovnis.

En définitif, c’est le parcours qu’ils ont plannifié. Le Général l’avait porté à travers la bureaucratie du Pentagone pendant que Corso couvrait ses flancs du côté législatif, certifiant au commité militaire l’efficacité d’une arme capable de protéger les forces stratégiques militaires Américaines avec un parapluie.

Si un pays était assez fou pour essayer de les attaquer, le missile anti-missile émousserait, non seulement leur offensive, mais rendrait capable les USA de non seulement dévaster les forces militaires ennemis mais aussi de tenir leur populations en otages.

Pour le Département de la Défense, le déploiement d’un missile anti-missile encouragerait leurs ennemis à attaquer en premier leurs cités et à anéantir leurs populations civiles. Quel intérêt d’avoir une capacité de première frappe si les dommages à venir en retour étaient déjà en  route?

Le seul moyen de préserver leurs populations civiles était que chaque côté possède le moyen de tenir la force nucléaire ennemie en otage. Si chaque côté pouvait dévaster la force nucléaire de l’autre, cela donnerait le temps de s’arrêter avant une destruction mutuelle des populations.

Mais le secrétaire à la Défense ne comprenait pas la guerre. Il ne voyait pas les leçons qu’avait apprise l’Union Soviétique pendant la Deuxième Guerre Mondiale quand ses populations avaient été dévastées et que les gens en étaient arrivés à un point de privation tel qu’ils cannibalisaient l’autre pour de la nourriture. Ce genre d’expérience ne vous endurcit pas, elle vous éduque.

Le seul espoir de victoire des Soviétiques dans la Guerre Froide était de faire baisser la garde des USA et de les faire capituler. En refusant d’aller de l’avant avec le missile anti-missile, le secrètaire à la Défense écoutait les arguments qui lui étaient donnés au compte-goutte, par des gens des renseignements civiles qui étaient dirigés par le KGB. La réaction du sénateur Thurmond, suite au refus de Bob McNamara d’affecter les sommes au projet missile anti-missile, fut d’en appeler au sous-comité afin d’étudier ce problème.

Le département de la Défense ne voulait pas divulguer une information classifiée à propos des capacités d’une arme proposée et sur sa politique de défense avant une séance publique au Congrés. Donc Fred Buzhardt, qui devint plus tard le conseiller de Nixon, suggéra que le sénateur Thurmond évoque un privilège sénatorial pour clore la séance du Sénat ainsi la discution sur le problème du missile anti-missile pourrait être discuté, en privé, avant le Sénat. Mais d’abord, il devait demander des informations spécifiques au Département de la Défense, et cette tache revint à Corso parce qu’il était le consultant du sénateur. Personne ne savait que Corso était celui qui avait préparé les débuts du projet missile anti-missile et qui probablement le connaissait le mieux.

La première réunion avec le Département de la Défense eut lieu dans le nouveau bureau de Corso, au sous-sol de l’immeuble Capitol. Le sénateur McNamara envoya son propre conseiller scientifique, Harold Brown, qui devint plus tard le secrétaire à la Défense, accompagné par un Colonel de l’armée qui était devenu le responsable du développement du projet missile anti-missile. Brown ne savait pas qui était Corso, mais son assistant de l’armée devait sûrement le savoir.

« Colonel » , commença l’officier de l’armée dès que Corso lui posa une question à propos de leur demande d’information. Brown se tenait bien droit dans son siège. Graduellement, comme pour évacuer les éclats d’un bloc de granite, Corso questionna l’officier à propos des détails spécifiques du programme missile anti-missile: Combien de budget ils avaient déjà dépensé au Pentagone pour ce projet et quel serait leur délai de développement .

Puis il posa plus de questions techniques à propos de la recherche dans les radars souterrains, les radars satellites, spécula sur les stratégies Soviétiques envers les missiles anti-missiles.

Montés sur des camions où des véhicules ferroviaires, les missiles mobiles Soviétiques seraient impossibles à suivre même lorsqu’ils devraient s’arrêter pour faire le plein de carburant.

« Je vois que mon assistant continut à vous appeler Colonel, Mr Corso » dit Harold Brown, « et vous semblez connaître beaucoup de détails sur ce sujet. ».

« Oui monsieur,  » dit Corso, « je ne suis à la retraite que depuis quelques mois mais quand j’étais au Pentagone, j’étais l’officier responsable du projet missile anti-missile. »

« Alors il n’y a aucune raison de rester sur nos gardes » dit Harold Brown et finalement sourit pour la première fois.I l sortit de sa poche une enveloppe pliée.

 « Voici vos copies avec les détails complets sur le projet dont nous avons instruis le Président Kennedy. Tout est là, et je présume que c’est ce que vous vouliez, officiellement » dit-il en insistant sur le mot « officiellement ».

 Il savait que Corso savait ce qui se trouvait dans l’enveloppe mais ne pouvait pas le dévoiler avant le Senat parce qu’elle contenait des informations classifiées et Corso briserait le pacte envers la Sécurité Nationale en l’ouvrant.

Toutefois, par la donation de cette enveloppe à Corso, Brown donnait à Corso la pleine autorisation pour sa diffusion. Brown réalisait, probablement, que dans des séances privées, Corso avait parlé de ce qui se trouvait dans le dossier de l’armée sur le missile anti-missile, mais qu’il ne pouvait pas en parler de façon formelle. Maintenant Corso pouvait le faire et il apprécia la sincérité de Brown.

La bataille pour l’appropriation était sur le point d’être emportée, mais Corso ne pouvait pas regarder le contenu de l’enveloppe, dont une partie était ses propres notes, sans repenser à la suite des événements qui avaient conduis à cette réunion et au projet qui serait finalement développé comme résultante.

Cela avait commencé début 1962 alors que Corso travaillait sur la liste des priorités qu’il avait posé pour lui même. Dedans se trouvait un rapport médicale sur les créatures. C’était un rapport sur la fonction possible et la structure apparente du cerveau extraterrestre. Un rapport qui émerveillait par les similitudes entre le cerveau EBE et le cerveau humain. Toutefois, un article dans le rapport laissait Corso perplexe. L’examinateur médicale avait écrit que les mesures de l’activité du cerveau prisent sur l ’EBE, à peine encore en vie, à Roswell montraient que sa signature électronique, en fait tout ce dont ils étaient capables de mesurer avec l’équipement de 1947, présentait une signature similaire à ce que qu’ils appelaient, les ondes basse fréquence. Et l’examinateur se référait à une description d’un docteur de la base de Roswell selon quoi les lobes du cerveau de la créature ne semblaient pas seulement physiologiquement et neurologiquement intégrés mais aussi intégrés par un courant électromagnétique.

 Corso aurait aimé penser que c’était seulement la spéculation d’un docteur qui n’avait pas l’expérience avec ce type d’analyse et sûrement pas d’expérience avec des êtres extraterrestres.

Par conséquent, ce qu’il avait écrit n’avait aucun sens. Mais le rapport médical perturbait Corso bien plus qu’il ne voulait l’admettre parce qu’il le renvoyait à l’époque où il avait été assistant du chef d’équipe, à Rome, lieu où il était devenu ami avec certains membres de l’Université de Rome.

Il avait 25 ans et était Capitaine durant cette période, un ingénieur. Durant une de ses visites à l’Université, il rencontra le Dr Gislero Flesh, un professeur de criminologie et d’anthropologie, qui avait lu à Corso ce qu’il appelait sa théorie et ses expériences sur « les bases de la vie ». Corso pensa que c’était une théorie sauvage et supernaturelle. Le Dr Gislero parlait d’un filament dans la cellule. Le filament était activé par une action cosmique ou par une radiation électromagnétique qui bombardait la Terre continuellement de l’espace et résonnait contre l’activité électrique constamment rafraîchie du cerveau.

« Capitaine » disait-il dès qu’il commençait une explication. Corso pense que le docteur était très surpris que quelqu’un de si jeune soit envoyé par le nouveau monde pour gérer la Loi et la Justice à Rome, la Capitale de l’ancien monde. Le vieux professeur avait aussi des scrupules à témoigner devant quiconque, même devant ses étudiants, extraordinairement respectueux.

« Les forces électromagnétiques dans le corps sont les moins compréhensibles » continua t-il , « bien qu’elles soient responsables de plus d’activités que ne le pense quiconque. »

En tant qu’ingénieur pour qui l’expérience avec l’énergie était faite avec des expériences vérifiables, Corso était plus que sceptique au début. Comment mesurer une activité électrique, dans le cerveau, que vous ne pouviez voir? comment des ondes invisibles d’énergie, que vous ne pouviez sentir ou voir, excitaient certaines parties des cellules humaines, et qu’elles étaient leurs intentions?

Le professeur Flesh présenta Corso au professeur Casmiro Franck, un des premiers scientifiques à avoir photographié les ondes cérébrales. Le professeur Franck devint un ami de Corso parce que durant les jours de sa présence à Rome, en combattant les agents de la Gestapo, les partisants Communistes, et les familles de la pègre locale, il était toujours engagé dans une guerre. Mais quand il avait du temps, il voulait rencontrer du monde, pour étendre son expérience, pour tomber amoureux de la ville de ses ancêtres qu’il devait protéger.

Dans les premières expériences de Franck, celui-ci utilisa un cerveau de lapin comme sujet de test. Il mesura ce qu’il disait être la longueur, les ondes basses fréquences, que le cerveau animal gênerait, et décrivait comment il était capable de tracer la forme que prenaient ces ondes lorsqu’elles étaient transmissent du cerveau de l’animal à ses muscles. Certains muscles, disait le professeur, étaient accordés pour répondre à certaines longueurs d’ondes cérébrales, des ondes à une fréquence précise. En cas de paralysie musculaire, ce n’est pas le muscle qui est nécessairement endommagé, c’est le muscle qui règle le mécanisme qui devient infirme, comme s’il n’avait pas la bonne fréquence. C’est comme une radio, disait-il, si la radio ne peut pas recevoir de signal, la radio n’est pas nécessairement cassée (brisée), son antenne ou son cristal doivent être ajustés à la fréquence correcte. Corso a été l’invité de ses expériences de nombreuses fois et la regardait conduire ses expériences sur des lapins vivants, interférant avec la propagation de leurs ondes cérébrales électromagnétiques en implantant des électrodes et pour voir quels  muscles devenaient cataleptiques et quels autres répondaient.
Il disait que c’était la fréquence qui était alterée, parce que lorsque l’animal était retiré de la table d’expériences, il pouvait marcher et sauter comme s’il ne c’était rien passé.

Alors, le professeur présenta Corso à un autre de ses collègues, le célèbre chercheur en biologie et physicien docteur Castellani, qui avait, quelques années plus tôt, isolé et identifié la maladie appelée, « La maladie du sommeil » et qui perfectionna ce qui, de 1930 à 1940, serait connu comme « La pommade Castellani ». Un traitement pour une varieté de maladies de peau.

Où les autres docteurs, disait-il, s’étaient focalisés sur le traitement des symptomes qu’ils pouvaient voir sur la peau, le docteur Castellani, lui, disait que beaucoup de problèmes de peau, comme le psoriasis, les inflammations, qui ressemblaient à des infections bactériennes étaient, en fait, corrigibles en changeant la résonance électromagnétique de la peau.

Les pommades, disait-il, n’attaquaient pas l’infection avec des drogues. Elles étaient des réactifs chimiques qui changaient la condition électromagnétique de la peau, permettant aux ondes basse-fréquence du cerveau de faire la guérison.

Ces trois hommes utilisaient ces ondes électromagnétiques pour provoquer la guérison dans des voies qui étonnaient Corso.

Ils firent des déclarations à propos de la capacité du traitement électromagnétique afin d’influencer la vitesse de division des cellules et la croissance de tumeurs. Ils déclarèrent qu’avec des ondes électromagnétiques dirigées, ils pourraient guérir les maladies du coeur, l’arthrite, tous les types d’infections bactériologiques qui parasitaient le fonctionnement des cellules, et même certaines formes de cancers.

Si cela semble surnaturel en 1997, imaginez comment cela devait être perçu pour les oreilles d’un jeune homme et officier inexpérimenté des renseignements en 1944.

Corso passa beaucoup de temps avec les professeurs Flesh, Franck et Castellani, à Rome, et regarda leurs expériences avec toutes sortes de cerveaux d’animaux. Ils n’avaient pas les fonds pour élargir leur travail ou pour traiter des patients avec leurs méthodes non-conventionnelles. Ainsi, la plupart de leurs découvertes trouvèrent leurs voies dans la recherche sur la monographie, dans des articles de journaux académiques, ou des lectures Universitaires en conférences. Corso quitta Rome en 1947, dit au revoir à ses amis, et retira leurs travaux de son esprit pour se concentrer sur son nouveau travail à Fort Riley, à la Maison blanche, à Red Canyon, en Allemagne et au Pentagone.

Et le jour où il fut sur le rapport parlant de la structure des cerveaux extraterrestres de Roswell, tout ce qu’avaient dit les professeurs Flesh, Franck et Castellani resurgit. Corso était là-bas, à nouveau, fixant une feuille de papier volante et le forçant à reconsidérer des idées et des notions vielles de 10 ans, et qui défiaient toute la science disant comment le cerveau fonctionnait.

Alors que Corso lisait les rapports sur l’autopsie du cerveau de l’extraterrestre et ce que les examinateurs médicaux pensaient des ondes basse-fréquence appliquées sur le tissu, il vit aussi les rapports d’un militaire de l’armée, attaché au bureau du consulat de Stanlingrad, qui décrivait des expériences Soviétiques sur le psychisme. Ces expériences essayaient d’exercer une forme de contrôle psychoquinétique sur des objets traversants l’air, les déplaçants d’un point à un autre. Ces rapports, écris à la fin des années 50, intéressèrent le Général Trudeau parce qu’ils montraient que les Soviétiques étaient dans quelque chose.

« Ils ne perdent pas leur temps, Phil » dit le Général à Corso lors d’une réunion matinale, après avoir lu les rapports que lui avait fourni Corso le jour précèdent, « S’ils regardent ce sujet, alors ils savent qu’il y a quelque chose par là. »

« Vous ne pensez pas que ce rapport est juste de la spéculation? » demanda Corso. Il savait à l’expression du visage du Général que c’était une question qu’il n’aurait pas dû poser.

« Si vous pensez que c’est juste de la spéculation, Colonel, » dit-il très abruptement, « alors vous ne vous montrez pas à la hauteur pour que je vous dise pourquoi ».

Le Général Trudeau avait une certaine façon de vous remettre en place lorsqu’il pensait que vous aviez dit quelque chose de stupide. Et ce que Corso avait dit était très stupide pour un officier avec son expérience et son entraînement.

« Vous avez raison d’être soucieux à propos de ceci » dit le Général, plus doucement, en voyant la façon dont Corso le regardait. « Vous avez raison si vous restez dans votre bureau et si vous travaillez comme un forcené sur ce que veut dire ceci. Et vous savez très bien ce qui nous inquiète tout les deux. Dois-je le dire ? »

Non, il n’avait pas à le faire. C’était évident. Si les Soviétiques avaient tenu entre leurs mains le mécanisme d’un vaisseau extraterrestre qui était tombé en 1947- et Corso ne savait pas combien il y en avait eu depuis - ils devaient se figurer que les extraterrestres utilisaient une sorte de contrôle d’onde cérébrale pour la navigation. Comment les extraterrestres dirigaient cette onde et la transféraient dans un circuit électronique, ils ne le savaient pas. Mais ils savaient qu’il n’y avait pas de gouvernail ou de méthodes conventionnelles de contrôle du vaisseau, et les « bandanas » qu’ils avaient trouvé avec des censeurs électroniques dessus étaient étudiés pour récupérer quelques sortes de signaux du cerveau.

Les analystes, à Wright Field, croyaient que les censeurs sur les « bandanas » correspondaient à des points précis sur les lobes multiples du cerveau extraterrestre qui généraient des ondes basse-fréquence, donc les « bandanas » formaient une partie intégrante du circuit. Si les Américains étaient capable de penser à ceci, les Soviétiques étaient aussi capable de penser à la même chose. De plus, le Général n’avait pas à en parler parce que Corso y avait pensé: Et si les Soviétiques, seuls dans l’espace au début des années 60, avaient quelques communications avec les extraterrestres que les Américains n’avaient pas? Qui a dit que les EBEs étaient anti-communiste?

Le Général Trudeau fit part aussi à Corso de quelques rapports des renseignements qui décrivaient des tests Soviétiques de missiles anti-missiles conduits avec des radars de poursuite très performants.Trudeau et Corso connaissaient ces radars parce qu’ils les avaient vu travailler durant leurs exercices en Allemagne quand chaque côté voulait tester les réponses de l’autre au-dessus de la ligne de démarcation en Allemagne de l’Est.

Leurs radars et leurs capacités à se caler sur une cible étaient aussi bons que ceux des Américains. Mais ce que le Général montrait à Corso, c’était des rapports qui décrivaient des tirs Soviétiques de missiles d’interception à partir de véhicules ICBM et qui faisaient exploser leurs ogives cibles. Un de ces tests d’interception réussi à travers un nuage atomique en Asie. C’était très perturbant parce que quiconque connaissant la nature d’un nuage atomique savait que les impulsions électromagnétiques éliminaient immédiatement toute forme d’électronique. Donc, si les Soviétiques pouvaient endurcir leurs systèmes de guidage de missile anti-missiles de chez eux jusqu’à une cible à travers un nuage chargé électromagnétiquement,  ils utilisaient une technologie bien plus avancée que celle des Américains.

« Quand vous étiez en Allemagne en train de commander le bataillon Nike,  » demanda le Général Trudeau à Corso, « vous avez expérimenté des manoeuvres d’évasion serrées dans des entraînements avec des avions cibles téléguides, n’est-ce-pas ? »

La mémoire du Général était bonne. Leurs bataillons anti-avions, déployaient le Nike, un des missiles guidés les plus avancés à cette époque. le Nike était un missile guidé par radar, et le Hawk était un missile à tête chercheuse. Donc, même si un pilote essayait d’éviter les missiles, les ogives Hawk le suivaient et détruisaient son engin.

« Quand nous avons tiré sur les avions guidés, dans des formations simulées de bombardement, nous avons effectués un parfait score, encore et encore, mais quand les pilotes effectuaient des manoeuvres d’évasions rapides contre nos missiles, nous ne pouvions pas les toucher. » dit Corso.

« Expliquez moi comment cela fonctionnait » demanda Trudeau.

« Les missiles Nike se déplaçaient comme des bateaux sur l’eau » expliqua Corso, « ils coupaient les grandes courbes et prenaient un angle qui les conduirait jusqu’à leurs cibles. À toute manoeuvre d’évasion que faisait le pilote, le missile compensait sa course en suivant sa source de chaleur. Mais si le pilote était capable de s’échapper, à la dernière minute, de la trajectoire du Nike, le missile continuait sa course et ne pouvait pas retrouver sa piste. Les pilotes de bombardiers devaient rester en formation et gardaient leurs trajectoires pour pouvoir atteindre leur cible et ensuite avoir assez de fuel pour rentrer chez eux, donc leurs manoeuvres d’évasions étaient strictement limitées. Mais pour des pilotes de chasse, c’était plus facile. N’importe quel MIG, ou Phantom pouvaient  déjouer un Nike. »

« Donc si les Soviétiques ont quelque chose qui peut emmener une ogive de missile à travers un nuage atomique, et utilisent des appareils qui peuvent provenir d’une technologie extraterrestre, nous avons quelque raison de nous inquiéter. » dit le Général.

« Nous avons beaucoup à nous inquiéter à propos de ceci, » acquiesça Corso, « nous n’avons rien qui égal ceci, excepté les systèmes de pistages par laser, mais c’est à des années d’un quelconque développement, même en estimant que nous pourrions avoir le Président pour parler au Congrés afin de nous donner l’argent de ce développement. »

Le Général Trudeau frappa ses paumes sur le bureau avec assez de force pour le faire vibrer. Corso était sur que l’employé de bureau du Général Trudeau, qui se tenait au-dehors, pensait que Corso était en train de se faire engueuler, mais c’était une façon du Général pour renforcer la décision qu’il avait eu.

 « Phil, vous étes l’administrateur du projet missile anti-missile pour le temps à venir. Je ne m’inquiète pas sur tout ce que vous avez à faire, vous m’écrivez un rapport sur ce que nous avons discuté ici et ensuite nous poseront ensemble une proposition que je pourrais utiliser pour avoir un peu d’argent afin de développer cette chose. » dit Trudeau, « Je sais que nous sommes sur la bonne voie, même si nous sommes dans une étrange arène. Contrôle par la pensée. » dit-il, spéculant sur comment un cerveau humain pourrait être harnaché à la navigation d’un missile guidé.

« Hé bien, si les Soviétiques y regardent sérieusement, nous devons le faire aussi,  avant qu’ils nous doublent comme ils l’ont fait avec Sputnik » dit Trudeau.

« Pourquoi moi? »  se demanda Corso alors qu’il descendait les escaliers vers son bureau. C’était comme faire une dissertation trimestrielle  quand il n’y avait aucune recherche utilisable ou qui puisse s’appeler raisonnable. Il devait écrire sur des systèmes de contrôles de navigation, sans fonctions médicales et biologiques en soi, mais cela rendait tout le reste bien plus difficile.

Corso se rappela son fils lui disant qu’il était capable d’arranger des engins qui s’étaient cassés (brisés) et des moteurs électriques qui ne fournissaient plus d’énergie,  parce qu’il pensait que les parties mobiles lui parlaient. En pensant avec quoi jouaient les Soviétiques, peut-être que son fils ne semblait pas aussi fou, après tout. C’était quelque chose sur lequel il devait faire des recherches.

Si les informations que les professeurs Flesh, Franck et Castellani lui avaient données,  il y a 50 ans, avaient une quelconque validité, alors les vagues références, dans le rapport de Roswell , que Corso avait lu avaient aussi une validité.

Donc il commença.

« Les références aux fonctions du cerveau EBE dans les rapports médicaux de Roswell » écrivit-il dans son mémo pour le Général Trudeau, « suggèrent de nouvelles voies de recherches dans les contrôles de navigation et de guidage. L’intégration électromagnétique dans les lobes du cerveau EBE et la possible autre intégration avec d’autres fonctions du cerveau, ceux-ci incluant la capacité psychoquinésique, la possibilité de déplacer les objets à travers de longues distances, est renversante et ressemble plus à de la science-fiction qu’à un fait. Si nous pouvons faire une corrélation sur les ondes basse-fréquence et leur intégration électromagnétique, c’est une voie pour pouvoir identifier un phénomène mesurable avec un procédé que nous ne comprenons pas. Pour commencer, je recommande que nous étudions le phénomène, dans un effort d’application de nos découvertes, pour réunir et utiliser toute donnée que nous pourrions développer sur les ondes basse-fréquence et l’intégration électromagnétique, afin de marrier ceci dans nos systèmes de guidages et de contrôles actuels et créer une nouvelle étape dans l’art des missiles suiveurs.

Un avertissement: La CIA a commencé un programme dans lequel elle travaillait avec des « prophètes », comme ils les appellent, des parapsychologues, dont ils espèrent leurs donner la même capacité que la formation du KGB avec la « technologie psychotronique ».
Ces agences de renseignements sont très proches de notre approche militaire et nous devons faire attention à ne pas laisser nos recherches tomber dans leur marmite. Nous pourrions être discrédités et peut-être stoppés dans nos efforts. Par conséquent, je recommande que le fond de nos expériences avec les ondes cérébrales basse-fréquence soit complètement effacé de toutes données historiques en rapport avec cette analyse. »

Les bases de Corso, pour le missile anti-missile, étaient que les Soviétiques avaient leurs propres succès dans le contrôle de la trajectoire d’une ogive ICBM en vol et le succès qu’ils avaient dans le ciblage d’ogives, en entrance, avec leur propre missile anti-missile en développement.

« Dans les récents mois » écrivit-il,

« Il est venu à notre attention que les Soviétiques pouvaient changer la course d’un ICBM après lancement et après avoir trouvé son chemin vers sa cible. De plus, les Soviétiques avaient testé, deux fois, un missile anti-missile tiré  travers un nuage atomique, sur un ICBM en approche. Par conséquent, une proposition technique devrait être etudiée aussi tôt que possible:

1 - Un missile anti-missile qui serait capable de se caler sur un ICBM en approche et de rester calé dessus malgré toute manoeuvre d’évasion, pour le détruire avant qu’il n’atteigne sa cible.

2 - Tout les circuits devaient être renforcés pour résister aux radiations, explosion, chaleur, et pulsion électromagnétique d’une détonation atomique et ceci en incluant l’intensité de l’explosion de la bombe Russe de 60 mégatonnes.

PRÉMISSE :

Nos missiles antiaériens tels que les Nike-Ajax, Nike-Hercule et Hawk ne sont pas adéquates contre les ICBM. Les systèmes actuelles ne peuvent pas suivre un ICBM en approche ou trouver la cible à détruire si elle change de trajectoire, capacité que les derniers tests Soviétiques rendraient peut-être utilisable dans la décennie.

Nos satellites espions devraient être capables de localiser les ogives Soviétiques une fois celles-ci lancées, mais les Soviétiques développaient aussi la capacité de mettre hors-service nos satellites, aussi bien en les détruisants avec des armes nucléaires qu’en les envoyants hors de leurs orbites.

Et enfin, la capacité Soviétique de générer une pulsion électromagnétique à travers une détonation nucléaire dans l’espace, rendrait nos satellites aveugles. Les rapports secrets des renseignements confirment que les Soviétiques sont déjà capables de mettre hors-service deux de nos satellites et un autre lancé par les Britanniques.

Nous, par conséquent, avons un double problème: Non seulement les circuits du missile anti-missile doivent être renforcés mais les circuits des satellites espions doivent aussi être renforcés contre les radiations, émissions ioniques, et pulsions ELM.

Mais parce que les essais nucléaires sont bannis par le traité, les USA n’auront pas l’opportunité de faire des tests, donc nous devons dépoussiérer nos données sur les résultats de nos tests actuels pour arriver à calculer si nous pouvons présumer qu’ils sont bons. »

Quand le Général Trudeau a lu le rapport complet de Corso, il lui demanda de parler aux scientifiques qui avaient participé à leur « brain trust » .

« Ne vous inquiétez pas sur la façon dont cela va circuler, Phil » le rassura le Général Trudeau , « Je veux seulement le montrer à quelques membres de la maison,  du Sénat et des commissions du Sénat pour la Défense, et ils ont promis de le garder confidentiel. »

« Je sais que vous voulez que cela se passe bien, Général » dit Corso, « Puis-je avoir le reste de la journée pour travailler dessus? »
« Vous avez jusqu’à demain matin » dit Trudeau, « parce qu’après le déjeuner, vous et moi avons rendez-vous avec la sous-commision du Sénat et je veux leur lire ce rapport. »

Corso dit à sa femme qu’il serait à la maison plus tard dans la matinée pour changer d’uniforme, puis il alla au Capitol Hill pour une réunion. Ensuite, il prit quelques sandwiches, remplit sa cafetière et s’enracina dans le bureau pour un long moment.

« Le dessin et la configuration de nos ICBM est adéquate. » écrivit-il dans son bloc-note, puis il raya la phrase et écrivit à nouveau, « Toutefois, des changements internes sont nécessaires, et plus spécialement, dans les capsules d’ogives. »

Ce que voulait recommander Corso était on ne peut plus radicale. Ils avaient besoin d’un nouveau système de navigation informatisé, entièrement nouveau, qui pourrait tirer parti du circuit transistorisé en cours de développement à la fin des années 60.

Corso suggéra qu’ils devaient modeler les ordinateurs internes des missiles avec la forme des doubles hémisphères du cerveau. Avec une hémisphère ou lobe recevant les données de positionnement des satellites en orbites, l’autre contrôlerait les fonctions de contrôles du missile comme les réacteurs, les changements de position, et la séparation des propulseurs. Il recevrait les données à travers une émmision de basse-fréquence de l’autre lobe. Le lobe de contrôle transmettrait aussi la télémétrie de vol au lobe de positionnement, ainsi les deux lobes travailleraient ensemble, en tandem.

Ceci, résonnait (pensait) Corso, rendrait le système plus diffice à brouiller. Si un de leurs satellites détectait la menace d’un missile anti-missile en approche, il relaierait les informations à l’ogive, dont l’ordinateur actionnerait les propulseurs pour effectuer une action évasive avant l’approche de la cible finale.

Vu que, comme le pensait corso, c’était à travers l’application et l’amplification des ondes cérébrales basse-fréquence que les EBEs pilotaient le vaisseau trouvé à Roswell, leur implication dans cette technologie les rendrait capable d’utiliser leurs cerveaux pour contrôler les vols d’objets. Ils pourraient utiliser une sorte de système d’onde cérébrale pour piloter leurs ogives ICBM si leur ordinateurs de bord détectaient la menace d’un missile anti-ballistique. Ils pourraient utiliser aussi ce système pour conduire le missile jusqu’au lanceur d’ogives ennemi, même s’ils étaient capables de faire quelques manoeuvres échappatoires.

À partir du moment où le missile serait calé sur sa trajectoire finale, sa détonation pourrait s’effectuer même s’il était poussé hors de sa course et pourrait encore exploser et faire assez de dommages pour que cela compte comme un tir au but. La conclusion de Corso était:

« Une affectation de 300 millions de $ doit être demandée pour le FY 1963 à venir, comme une affectation de développement d’urgence. »

Corso lu ses propres notes de l’enveloppe tenue par Harold Brown et le regarda.

« Colonel » dit l’assistant de Brown, « Nous comprenons l’urgence de votre requête de  l’année dernière et nous apprécions votre combat pour elle maintenant. »

« Mais le Département de la Défense ne va simplement pas permettre à l’armée d’aller de l’avant pour un missile anti-missile en ce moment. Pas en 1963 » dit Mr Brown.

« Quand? » demanda Corso.

« Au moment »,dit le Colonel de l’armée, « où l’impact du déploiement de ce système sera plus grand que maintenant. Les Russes savent que nous avons un joyau dans le type de satellites qu’ils envoient, et que nous pouvons prendre les leurs, en un battement de coeur, bien plus rapidement qu’ils ne peuvent prendre les notres. »

Corso commença à répondre, mais Harold Brown se leva pour partir. Ils se serrèrent la main et il marcha vers la porte. Le Colonel de l’Armée resta devant le bureau de Corso. « Peut-être que juste vous et moi pouvons parler, Colonel Corso, » dit-il. Le propre associé de Corso dans le commité du sénateur Thurmond quitta aussi le bureau.

« Au Pentagone, nous comprenons que votre recherche précédente dans la technologie des missile anti-ballistique est la vraie raison de votre soutien, Colonel » dit le directeur de projet, « c’est en de bonnes mains ».

Mais Corso savait qu’il ne connaissait pas la vraie raison: les EBEs.

Seul le Général Trudeau connaissait l’agenda caché qui se plaçait en-dessous du projet.

« Mais quand pensez vous que le développement commencera? » demanda Corso.

« Dans une poignée d’années, nous aurons un vaisseau lunaire en orbite autour de la lune » dit-il, « nous aurons des satellites en orbites qui cartographieront chaque centimètre de l’Union Soviétique. Nous verrons ce qu’ils pourront envoyer contre nous. Alors nous aurons effectivement besoin de la sorte de missile anti-missile que vous proposez, parce qu’alors même le Congrés verra la raison de ceci. »

« Mais jusqu’à quand.... » commença Corso

« Jusqu’à quand » dit le Colonel, « tout ce que nous pouvons faire, c’est attendre. »

Cela prendrait vingt autres années pour que les débuts d’un antimissile soient déployés. Et cela prendrait aussi un Président qui était bien disposé à reconnaître la menace extraterrestre pour forcer une arme antimissile à travers un Congrés hostile.

***********************************

Chapitre 16

MA DERNIÈRE ANNÉE AUX R&D
Les dossiers Hoover, les fibres optiques, la super-tenacité, et autres choses.



Corso avait à peine levé la tête des dossiers de son bureau sur les propositions techniques pendant les mois d’hiver en 1961. Le travaille ne s’était même pas arrêter pendant les vacances de Noël.

Corso avait beaucoup voyagé durant les derniers mois de 1961, voyant les armes subir des tests sur les terrains d’essais autour du pays, rencontrant les chercheurs Universitaires pour des sujets divers, comme la préservation de la nourriture ou la conversion de pile atomique usée dans des armes, et à développer des rapports de renseignements pour le Général Trudeau sur les sortes de technologies qui pourraient créer le développement de nouvelles armes dans la prochaine décennie.

Corso jetait aussi un oeil sur tout les rapports en provenances de l’AIC (Air intelligence Command) à propos des observations d’ovnis sur lesquelles devaient réfléchir les renseignements de l’armée. L’AIC était le niveau de classification suivant pour les gens du projet Blue Book.

Leur travail, derrière leur fonction manifeste de déplacer tout rapport d’ovni urgent sur l’échelle de sécurité aux prochains niveaux où ils pourraient disparaître derrière le voile du camouflage, était de classifier le type d’événement ou d’incident que l’observation semblait indiquer. D’habitude, cela voulait dire séparer les observations de vrais avions qui devaient être etudiées par les renseignements militaires et les vrais observations d’ovnis qui nécessitaient d’être traitées par tous les éléments du groupe de travail, qui surveillait, pour être renvoyé au Blue Book afin d’être débunké (divulgué).

L’AIC adorait avoir des observations fausses à retourner: Une météorite évidente qu’ils pouvaient confirmer, quelques anomalies visuelles dues à un alignement de planètes, ou, le meilleur de tous, un couple de clowns qui avait decidé d’effrayer les habitants d’une ville avec une farce d’Alloween.

Ils y avaient des gars qui courraient avec des chaussures de skis dans les champs de blés, ou quelqu’un qui envoyait des photos de moule à gâteau volant aux journaux locaux. Alors les gens du Blue Book pouvaient envoyer l’histoire à la presse pour publication, et tout le monde se flattait pour le travail qu’ils faisaient. La vie pouvait être amusante dans les années 60, et plus spécialement si vous ne saviez pas la vérité.

Dans les années 50, Hoover était intéressé par les rumeurs sur Roswell parce que tout ce que la CIA tenait entre ses dents le rendait nerveux. Si c’était seulement les militaires qui faisaient un cover-up (une opération de maquillage), il pouvait vivre avec cela, bien qu’il pensait que les militaires n’avaient jamais lancé l’OSS pendant la Deuxième Guerre Mondiale. Mais une fois qu’il avait suspecté la CIA de faire partie de l’histoire de Roswell, il voulait en faire parti aussi.

Mais durant ses années de présence à la Maison Blanche, Corso ne put rien lui dire. Ce n’est qu’en 1961 qu’il eut en main ce qui c’était réelement passé à Roswell, mais à ce moment-là, il n’eut pas à le contacter. Hoover l’appela.

Ils découvrirent qu’ils pouvaient s’aider mutuellement. Hoover était un fanatique de l’information. Si il y avait un morceau d’information dans les alentours, rumeur ou vérité, il était obsédé de le mettre dans ses dossiers. L’information était une commodité valable pour lui, il allait l’échanger avec quiconque au Gouvernement.

En Janvier 1962, tout ce qu’avait à l'esprit Corso c’était de rétablir une relation avec J. edgar Hoover. Non seulement il possédait les morceaux et les pièces de l’histoire de Roswell que voulait Hoover, mais il avait aussi des informations sur les activités domestiques de la CIA. Hoover fut plus qu’intéressé par le partage de ces informations et ils continuèrent de discuter durant toute l’année 1962, jusqu’à ce que Corso quitte l’armée et rejoigne l’équipe du sénateur Thurmond.

Leur relation continua durant toute l’année 1963, et en 1964, quand Corso fut l’enquêteur pour le sénateur Russel dans la commission Warren, Hoover poursuivit sa propre enquête indépendante sur l’assasinat du Président.

Corso n’est pas sûr que J. Edgar Hoover ait réelement cru à l’histoire de Roswell, une conspiration pour cacher quelque chose d’autre, ou juste une illusion qui est devenue une hystérie des masses en provenance du désert.

Il y avait temps de détails enterrés dans les mémos militaires et maintenus sous un cover-up (une opération de maquillage) qu’il n’avait pas la possibilité de savoir la vérité. Mais comme le bon flic qu’il était, il récupérait toute l’information qu’il pouvait trouver et continuait à chercher quelque chose qui ait un sens.

Si l’armée voyait une menace pour la societé, alors Hoover pensait qu’il y avait une menace. Et à chaque fois qu’il pouvait suivre un rapport sur une observation, avec une très discrète apparition d’un couple d’agents du FBI pour interroger les témoins, il le faisait. Il faisait plus que partager l’information avec Corso, et c’est comme cela que Corso trouva quelques histoires non publiées de mutilations de bétail au début des années 60.

Sa connection avec Hoover était importante pour lui alors qu’il commençait son travail dans les premiers semaines de 1962, parce que le niveau de recherche des développements devenait très intense.

Quand le directeur du FBI parlait avec Corso, celui-ci avait ses questions déjà prêtes. Aucune information échangée ne fut écrite, et toute les notes que Corso prit pendant les conversations furent détruites par lui.

Même aujourd’hui, bien que des agents du FBI aient contacté Corso à propos d’enregistrements supposés oubliés dans de vieux dossiers, il ne sait pas quelles notes le directeur du FBI prit pendant leurs conversations.

Parce qu’ils se faisaient mutuellement confiance, et qu’ils se voyaient tout les 6 mois, même après le départ de Corso du Gouvernement, il ne donna jamais suite à ce  qu’il avait dit et ne demanda jamais une vérification des informations contenus dans les dossiers. Corso pense qu’Hoover apprécia cela.

En Février 1962, Corso avait garni ses dossiers de projets pour une course finale qui l’entraînerait jusqu’à la fin de cette même année. Le premier dossier sur le bureau était « Le filament en verre »

Fibres optiques

Les membres de l’équipe de récupération qui avaient fouillés à l’intérieur du vaisseau, le matin de la découverte, avaient dit au Colonel Blanchard, de retour au 509e groupe, qu’ils étaient stupéfiés de ne pas trouver d’installation électrique conventionnelle. Où étaient les connections électriques? demandèrent-ils, parce que, manifestement, le vaisseau avait de l’électronique. Ils ne comprirent pas la fonction des circuits intégrés qu’ils trouvèrent, ils étaient complètement intrigués par les filaments en verre qui courraient le long des panneaux du vaisseau.

Au début, quelques scientifiques pensèrent qu’ils contenaient le système électrique manquant, celui qui avait aussi intrigué les ingénieurs alors qu’ils emballaient le vaisseau pour l’expédier.

Peut-être qu’il faisait parti de l’anarchement qui s’était brisé pendant l'écrasement. Mais ces filaments avaient une étrange propriété.

L’anarchement semblait avoir été déscellé d’un panneau de contrôle et avait été séparé en douze filaments qui ressemblaient à quelque chose comme du quartz.

Quand, de retour au hangar du 509e, les officiers de l’équipe de récupération appliquaient de la lumière sur un des bouts du filament, l’autre bout emmenait une couleur spécifique. Différents filaments émettaient différentes couleurs. Les fibres, en réalité des tubes de cristaux, allaient vers une boîte de jonction qui semblait reconnaître les différentes couleurs électriques pulsantes à travers le tube.

Lorsque les ingénieurs, évaluants le matériel de Roswell, surent que chaque couleur de lumière avait sa propre longueur d’onde, ils estimèrent que la fréquence de la longueur d’onde activait un composant spécifique dans le panneau de contrôle du vaisseau. Mais derrière ceci, les ingénieurs et les scientifiques étaient déconcertés.

Ils ne pouvaient même pas déterminer la source d’énergie du vaisseau. Et la chose la plus folle de toutes était que les filaments étaient non seulement flexibles, mais émettaient de la lumière, même quand ils étaient inclinés vers le bas ou pliés comme une feuille de papier.

Comment la lumière faisait-elle pour tourner? les ingénieurs étaient stupéfiés. C’était un des mystères du vaisseau de Roswell qui resta caché jusqu’aux années 50, jusqu’à ce que quelqu’un leur parle des expériences sur les fibres optiques à Bell Labs.

La technologie était très nouvelle, dit Hans Kohler à Corso durant un bref entretien privé en 1962, mais la possibilité d’utiliser la lumière pour transporter toutes sortes de signaux, à travers un simple filament de verre, amenait de grandes promessses.

Il expliqua que les prémisses de la fibre optique était d’avoir un filament de verre si fin et libre de toutes impuretés que rien ne pouvait empêcher la lumière de se déplacer le long de l’axe.

Vous deviez aussi avoir une source lumineuse  un des bouts, expliqua-t-il, pour générer le signal, et Corso pensa au essais réussis du laser rouge, testé à l’Université de Columbia. Il savait que les extraterrestre avaient intégrés ces deux technologies pour leurs communications par cable de verre dans leur vaisseau.

« Mais qu’est-ce qui fait tourner la lumière? » demanda Corso au professeur Kohler, incrédule à l’idée que les extraterrestres avaient réussi à défier une des lois de la  physiques.

« C’est une sorte d’illusion? »

« Ce n’est pas une farce » expliqua le scientifique, « cela ressemble à une illusion parce que les fibres sont si fines que vous ne pouvez pas voir les différentes couches sans microscope. »

Il montra à Corso, quand celui-ci lui donna les morceaux de filament brisés qu’il avait dans sa malette, que chaque brin, qui était enrobé dans un matériau solide, avait une double épaisseur.

Quand vous regardiez au centre de l’axe, vous pouviez voir que l'extérieur du filament était une autre couche de verre. Le Dr Kohler expliqua que les rayons individuels de lumières étaient réfléchis vers le centre par la couche de verre extérieure de la fibre, ainsi la lumière ne pouvait pas s’échapper. En faisant courir les fibres de verre autour des coins et, dans le cas du vaisseau de Roswell, à l’intérieur des murs de l’appareil, les extraterrestres étaient capables de tordre la lumière et de la focaliser de la même façon que l’on peut diriger le flot de l’eau à travers un pipeline. Corso n’avait jamais rien vu de la sorte auparavant.

Kohler expliqua que, comme les lasers, la lumière pouvait transporter toute sorte de signal: lumière, son, et même des données digitales. « Il n’y a pas de résistance au signal » expliqua t-il, « et vous pouvez disposer de plus d’information dans le rayon de lumière. »

Corso lui demanda comment les extraterrestres avaient pu utiliser ce type de technologie. Kohler suggéra que toutes les communications de l’appareil, images visuelles, télémétrie, et tout signal amplifié que le vaisseau envoyait ou recevait d’autres vaisseaux ou des bases sur la lune ou sur la terre, devaient utiliser ces cables de fibres de verre.

« Ils semblent avoir une énorme capacité pour transporter n’importe qu’elle sorte de chargement (d'information) » suggéra-t-il « et si un laser peut amplifier le signal, ces cables peuvent transporter une multiplicité de signaux au même moment. »

Corso était plus qu’impressionné. Avant même de lui demander quelles applications cela pourrait avoir dans l’armée, il pouvait voir comment ils pourraient communiquer dans des zones de combats avec plus de sécurité, parce que les signaux seraient moins vulnérables aux interférences.

Alors le professeur Kohler suggéra l’utilisation de ces fibres pour transporter des images de minuscules cameras directement sur les armes afin de contrôler les systèmes de lancements.

« Imaginez » dit-il, « être capable de tirer un missile et de voir avec les yeux du missile où il va. Imaginez être capable de visualiser la cible et même si elle essayait de s’échapper, vous pourriez le voir et faire les ajustements nécessaires. ».

Kholer commença à décrire le potentiel des senseurs basés sur les fibres optiques qui pourraient un jour suivre les mouvements ennemis au sol, transporter des données visuelles de satellites de surveillance, et rassembler des systèmes de communications très compliqués dans de très petits espaces.

 « Le programme spatiale est entièrement dépendant du transport des données, voix, et images. » dit-il, « Mais maintenant, cela prend trop de place pour stocker tout les relais et les commutateurs et il y a trop d’impédance au signal. Cela limite ce que nous pouvons faire dans une mission. Mais imaginez si nous pouvions adapter cette technologie pour nos propres besoins. »

Puis il regarda Corso droit dans les yeux et dit la chose à laquelle Corso pensait, « Vous savez que c'est LEUR technologie. C’est une partie de ce qui les rend capables d’avoir des missions d’explorations. Si cela devient aussi NOTRE technologie, nous serons capable de rivaliser avec eux. »

Ensuite il questionna Corso sur les engagements militaires. Il expliqua que quelques-uns de leurs laboratoires de recherches étaient déjà en train de regarder les propriétés du verre comme signal conducteur.

« Où se passe la meilleure recherche sur les fibres optiques? » demanda Corso.

« Bell Labs » répondit Kholer, « cela prendra 30 ans pour développer ceci mais un jour, une grande partie du trafique téléphonique sera transportée par un cable de fibre optique. »

Les R&D avaient des contacts avec Bell Labs comme avec bien d’autres fournisseurs avec lesquels ils travaillaient, donc Corso écrivit un court mémo et une proposition au Général Trudeau sur le potentiel des fibres optiques pour une série de productions dont lui et Kholer avaient discutée. Il décrivit les propriétés de ce qu’ils avaient dabord appelé un harnais de fils électriques, expliqua comment cela transportait le signal laser, et, plus important, comment ces fibres faisaient tourner un rayon de lumière autour d’un coin et la conduisait de la même façon qu’un courant électrique.

Imaginez un rayon de lumière de haute intensité suivre le même chemin que vous donneriez à une courant d’eau dans une baignoire, écrivit Corso. Imaginez le pouvoir et la flexibilité qu’elle donne aux EBEs, et plus particulièrement, lorsqu’ils utilisent le signal lumineux pour transporter une information codée.

Cela permettrait à l’armée de recréer entièrement son infrastructure de communication et permettrait à nos satellites de surveillances de trouver et d’enregistrer des informations sur des cibles potentielles directement dans les installations de commandements et de contrôles.

La Navy serait capable de voir le déploiement complet de la flotte ennemie, l’Air Force pourrait voir les esquadrons ennemis approcher et les cibler par-dessus même si nos avions étaient encore au sol, et (ce serait) pour l’armée un avantage stratégique insoupçonné.

Corso n’eut pas à attendre longtemps pour avoir la réponse du Général.

« Faites-le » ordonna-t’il, « et faites que cela aille vite. Je vous donnerez tout les moyens de développements nécessaires. Dites leurs cela ». Et avant la fin de la semaine, Corso avait un rendez-vous avec un chercheur au « Western Electric Research Facility » à l’extérieur de Princeton, New-Jersey.

Corso lui dit que cela provenait d’une technologie étrangère, quelque chose que les renseignements avaient récupéré des nouvelles armes que les Allemands de l’Est développaient.

« Si vous pensez que ce que vous avez » dit le chercheur au téléphone, « va nous intéressez pour nos recherches en cours, nous serions fous de ne pas vous prêter une oreille et de vous écouter un après-midi. »

« J’ai besoin de moins d’un après-midi pour vous montrer ce que je possède » dit Corso. Alors il rangea ses rapports sur Roswell dans sa mallette, s’acheta un ticket d’avion, et il fut en route.

Les fibres à super tenacité

Même avant 1960, quand Corso était dans l’équipe de la Sécurité Nationale, l’armée avait commencé à regarder les fibres pour les gilets de protections.Une armure corporelle, protégeant des shrapnels, des parachutes, et une peau protectrice pour les autres articles militaires.
La soie à toujours été le matériel choisi pour les parachutes parce qu’elle est légère, a une très forte résistance à la traction qui lui permet de s’allonger, de garder sa forme, et de résister à des forces énormes. L’armée cherchait ce qu’ils appelaient la « Fibre à tenacité ». Corso pense que c’est la découverte sur le site de l'écrasement qui lança la recherche de l’armée.

Parmis les articles, dans le dossier de Roswell, qu’ils conservaient de la récupération, il y avait des brins d’une fibre que même le rasoir ne pouvait pas couper. Quand Corso les regardait à travers une loupe grossissante, c’était gris terne et entremêlé. Il supposait que c’était ce qui donnait les propriétés surnaturelles à cette fibre.

Vous pouviez la tirer, la tordre autour d’objets, et lui faire subir une torsion qui aurait déchiré n’importe qu’elle autre fibre, puis lorsque vous relachiez la tension, la fibre retrouvait sa longueur originale sans perte de tension dans sa forme. Cela rappela à Corso les filaments d’une araignée.

Ils devinrent très intéressés par cette matière et commencèrent à étudier une variété de technologies, toile d’araignée inclus parce que dans la nature, elle montrait des propriétés naturelles de super-tenacité.

Quand les scientifiques à Roswell virent comment cette fibre, pas un vêtement, pas de la soie, mais quelque chose comme de la céramique, enveloppait le vaisseau et formait l’autre couche de peau des EBEs, ils réalisèrent que c’était une voie de recherche très prometteuse. Quand Corso examina le matériel et reconnut les similitudes avec la toile d’araignée, il réalisa qu’une des clefs pour produire ceci, commercialement, était de synthétiser les protéines et de trouver une voie pour simuler un procédé d’extrusion.

Le Général Trudeau encouragea Corso pour commencer à contacter des manufacturiers, dans le plastique et la céramique, et plus particulièrement Monsanto et Dow, pour trouver qui faisait des recherches sur la matière à super-tenacité, et plus particulièrement dans les laboratoires Universitaires.

Corso ne découvrit pas seulement que Monsanto cherchait un moyen pour développer un procédé de production en masse d’une toile similaire à celle d’une araignée, il entendit aussi qu’ils travaillaient déjà avec l’armée. Les chercheurs de l’armée, du Corps Médicale, essayaient de dupliquer (reproduire) la chimie d’une toile d’araignée. Des années plus tard, après que Corso ait quitté l’armée, les chercheurs des Universités du Wyoming et de Dow Cornig commençaient aussi des expériences sur le clonage des gènes de la soie industrielle, et de développer un processus pour extruder les fibres de soie dans une substance utilisable qui pourrait être incorporée dans un vêtement.

Leur lien (contact), dans le Corps Médical, les informa que la duplication (reproduction) des fibres à haute tenacité étaient en cours depuis 1962, mais que toute aide de la part des R&D pourrait être utile aux compagnies qui travaillaient sur cela et que cela ne nécessiterait pas de budget séparé.

Corso savait que quelque soit le secret, un amagalme de peau autour d’un vaisseau  donnerait, à celui-ci, la protection que le vaisseau de Roswell avait et resterait relativement léger.

À nouveau, Corso ne découvrit rien d’autres à propos de cela que seulement bien plus tard, mais la recherche dans cette sorte de fabrication était dejà en route par un scientifique qui deviendrait, des années plus tard, un prix Nobel. À une réunion, trois ans plus tôt, à l’American Physical Society, le Dr richard Feynman donnait sa théorie sur les possibilités de créer des substances dans lesquelles la structure moléculaire serait si condensée que la matière résultante aurait des propriétés complètement différente de la même matière non compressée. Par exemple, suggéra Feynman, si les scientifiques pouvaient créer une matière dans laquelle les structures moléculaires ne seraient pas seulement compressées mais arrangées différemment de la structure moléculaire normale, les scientifiques seraient capables d’altérer les propriétés physiques de la substance qui conviendrait pour des application spécifiques.

Cela ressemblait à des sottises pour l’American Physical Society. En réalité, cependant, les structures moléculaires compressées furent une des découvertes qui fut faite par quelques-uns des scientifiques faisant partis des groupes d’études aussi bien à Alamogordo, juste après l'écrasement de Roswell, qu’à Wright field, ceux qui avaient récupéré le matériel.

Bien que Corso n’ait jamais vu de mémo sur ce sujet, il lui fut dit que Feynman était entré en contact avec des membres du groupe d’Alamogordo et qu’il connaissait un peu les découvertes sur le site de l'écrasement, à Roswell. Corso ne sait pas si ces découvertes lui suggérèrent ses théories sur les propriétés des structures moléculaires compressées ou si ses idées étaient les extensions de ses théories sur la mécanique quantique. Mais les théories du Dr Feynman concordent avec les efforts de l’armée pour dupliquer (reproduire) la composition des fibres à haute tenacité et du processus d’extrusion.

Dans le milieu des années 60 à, le travail n’était pas seulement en route dans l’industrie de la céramique et de la chimie à, mais aussi dans les laboratoires des Universités Américaines et aussi en Europe, en Asie, et en inde.

Les scientifiques dirent aux R&D qu’une des voies pour développer la super tenacité était dans l’alignement croisé de matériaux composites en couches. C’était les prémisses pour une armure corporelle qui protégerait contre les blessures par pénétrations dans la peau, ou des shrapnels explosifs.

« Maintenant cela ne va pas vous protéger des contusions » dit le Général Trudeau à Corso après une réunion avec les chercheurs du Corps Médical de l’armée, à Walter Reed, « et le le choc d’un impact pourra être  assez puissant pour tuer quelqu’un, mais ne provoquera pas de déchirement dans votre corps ».

Corso pensa aux multiples traumatismes visibles lors d’une bataille et pouvait imaginer l’impact laisser par un grand choc, même s’il ne pénétrait pas la peau.

Mais durant l’élan donné par le Général et les contacts qu’il avait pris pour Corso avec Du Pont et Monsanto, ils poursuivirent la recherche, avec agressivité, afin de développer une matière pour gilet pare-balles. Corso transporta les dossiers décrivants le matériel découvert à Roswell dans ses réunions avec ces compagnies et montra cette fabrication aux scientifiques qui leur rendaient visite à Washington.

En 1965, Du Pont annonça la création du Kevlar qui, à partir de 1973, fut disponible à la vente comme gilet pare-balle et qui est toujours utilisé aujourd’hui dans l’armée. Corso ne sait pas combien de vies ont été sauvées, mais à chaque fois qu’il entend parler qu’un officier de police a était sauvé par un gilet en Kevlar, il se rappel les jours où ils commençaient à considérer la valeur d’un matériau fait de couches alignées et il remercie les officiers qui ont pris part au développement.

Une des plus grandes rumeurs qui flottait dans l’air, des années après que l’histoire de Roswell devienne publique suite au témoignage d’un officier de l’Air Force à la retraite, le Major Jesse Marcel, fut que la technologie Stealth, pour les avions, était le résultat de ce qu’il avaient appris à Roswell.

C’est vrai, mais ce n’est pas un transfert direct de technologie. Les renseignements militaires savaient que sous certaines conditions, le vaisseau EBE avait la capacité de disparaître des écrans radars, mais ils ne savaient pas comment les EBEs faisaient. Ils avaient aussi des morceaux de la peau du vaisseau, laquelle était une matière composite de fibres avec molécules alignées. Corso pense qu’ils n’ont pas essayé de retrouver le processus pour créer le même composite, exactement comme ils n’avaient pas été capable de dupliquer (reproduire) le système de navigation électromagnétique. Mais à travers l’étude sur la façon dont ces matériaux travaillaient, ils copièrent ces composites qui conduisirent à une nouvelle génération d’appareils volants.

Bien que le public apprit l’existance de la technologie Stealth pendant la campagne de Jimmy Carter en 1976, il ne vit le Stealth en action que durant la Guerre du Golf.

Invisible aux radars, invisible aux têtes chercheuses des missiles, frappant dans la nuit comme un démon, le chasseur Stealth, avec sa forme d’aile volante, ressemblait étrangement au véhicule spatial qui s’était écrasé à Roswell. Mais derrière les apparences, la peau composite du Stealth, qui l’aidait à le rendre invisible à toutes formes de détections, était inspirée de la recherche des R&D sur la peau du vaisseau de Roswell qu’ils avaient divisé en morceaux afin de les distribuer aux laboratoires, dans tout le pays.
 

Obus d’artillerie invisible avec uranium appauvri

Pour l’air Force, la technologie Stealth voulait dire qu’un appareil aérien pouvait approcher une cible, tout en restant invisible aux radars, et maintenir son avantage pendant toute la durée de sa mission. Pour l’Armée, la technologie Stealth fournissait à ses hélicoptères un avantage considérable dans la mise au point de missions de recherche et destruction, de missions de reconnaissances dans les territoires ennemis.

Mais la possibilité d’un obus Stealth, qu’ils avaient concus aux R&D en 1962, fournirait quelque chose que les armées avaient toujours cherché depuis le premier déploiement d’une artillerie, par Henry V, à Agincourt au début du 5e siècle. Dans toute bataille d’artillerie, une fois qu’un obus est tiré, il peut être suivi par un observateur jusqu’à sa source, pour ensuite pouvoir la détruire. Le camouflage permit de se protéger de ceci jusqu’à l’arrivé des radars qui permirent de suivre la trajectoire des obus jusqu’à leur source. Mais si les obus étaient fait d’un matériau les rendants invisibles aux radars?

C’était la possibilité que proposa Corso au Général Trudeau: Un obus d’artillerie invisible. Les obus pourraient commencer à tomber et l’ennemi ne pourrait pas savoir d’où ils étaient venus avant au moins 5 salves, voir plus. Avec l’avantage de la surprise, les dommages seraient bien plus grands. S’ils utilisaient une artillerie mécanisée, ils pourraient prendre position, tirer plusieurs séries de salves rapides, se déplacer et prendre à nouveau position.

La recherche pour un composant céramique, avec des molécules alignées, fut inspiré par le matériel trouvé dans le vaisseau spatial de Roswell. D’analyses en analyses, l’armée essaya de déterminer comment les extraterrestres avaient fabriqué cette matière qui formait la coque du vaisseau.

La recherche pour les composants avec molécules alignées commença dans les années 50, bien avant que le Général Trudeau prenne les commandes des R&D, continua durant la présence de Corso aux R&D, quand les premières expérimentations « Stealth » commencèrent, à Lockheed, qui donnèrent le chasseur F117 et le bombardier Stealth, et continue toujours aujourd’hui.

Le Général était aussi plus qu’intéressé sur les sortes d’ogives qu’ils pourraient proposer comme obus. Une ogive qui arriverait en 1961 et qui serait déployée, avec succès, durant la Guerre du golf.

L’uranium appauvri était un métal lourd et dense. Si dense, en fait, que les armes conventionnelles ne pouvaient par aller à grande vitesse avec lui. Le plutonium apprauvri leur donneraient un avantage décisif, sur une zone de bataille, dans sa capacité à perforer les cuirasses des chars d'assaut puis à exploser une fois à l’intérieur.

En privée, Corso suggéra à Trudeau que le plutonium appauvri satisferait leur agenda caché. C’était une autre arme qu’ils contruiraient contre les extraterrestres. Si l’uranium appauvri pouvait percer les armures, peut-être pourrait-il pénétrer la peau composite du vaisseau spatial, et plus spécialement, si le vaisseau était au sol? Corso suggéra que cela méritait un développement à Aberdeen Proving Grounds, Maryland, et que s’il prouvait qu’il (que cela) valait le coup, il deviendrait une arme qu’ils pourraient déployer.

Les ogives, avec uranium apprauvri, utilisées pendant la guerre en Irak furent un des grands succès de développements des R&D qui faisaient suite à ce qu’ils avaient appris de Roswell.

HARP: le projet de recherche haute-altitude

Harp fut un autre projet de recherche suggéré par le challenge posé par les soucoupes volantes. Les Américains ne possédaient pas de missiles qui pouvaient les emmener de force au sol, ils n’avaient pas non plus d’armes pour les descendre. Ils exploraient aussi des systèmes d’armes qui avaient une double ou une triple utilisation, et HARP, ou « Le gros canon », était un de ces systèmes.

Le HARP était l’idée originale de l’artillerie Canadienne et du scientifique Gerald Bull.

Le Dr Bull avait étudié le problème posé par la  « Grosse Bertha » Allemande pendant la Première Guerre Mondiale et les V3 Nazi à la fin de la Deuxième Guerre Mondiale. Il réalisa que les canons n’étaient pas seulement une solution pratique pour envoyer de grande charge utile, c’était aussi rentable une fois la recherche initiale et le développement finis. La production en masse de gros canons pourrait fournir une énorme capacité de feu loin derrière les lignes ennemis. ILs pourraient devenir une arme stratégique pour faire pleuvoir la destruction nucléaire sur la population ennemie ou sur les zones militaires.

Le Dr Bull suggéra aussi que le canon pourrait être utilisé comme lanceur de véhicule. Si l’armée avait besoin de lancer des satellites en urgence, ou d’envoyer des satellites explosifs pour menacer les vehicules extraterrestres en orbites, le super canon était un des moyens pour le faire.

Il y avait 3 différents potentiels pour le super canon. Le Général Trudeau entrevoyait l’habilité de cette arme pour lancer des objets en orbite lunaire. Si la guerre commençait entre les USA et l’URSS ou entre la Terre et les extraterrestres, les Américains seraient capable de monter une base militaire lunaire sans avoir besoin de fusées de lancement qui demanderaient beaucoup de temps et seraient une cible facile.

Un super canon camouflé leur donnerait toutes les possibilités d’une artillerie de terrain ou d’une unité antiaérienne mais avec aussi la possibilité d’envoyer des charges utiles dans l’espace. Ce sont ces différentes capacités qui enchantaient le Général Trudeau parce que ce projet des R&D créerait beaucoup de systèmes différents.

Les USA, le Canada et l’Angleterre joignirent leurs efforts militaires pour trouver un moyen de développer le super canon du Dr Bull avec le Général Trudeau. Mais au même moment, où les décisions sur le budget militaire pour fabriquer l’arme, durent être prises, les différents Gouvernements s’engagèrent dans le missile guidé et les lancements de véhicules par fusées plutôt qu’avec le super canon. Bien que le super canon avait certains potentiels, les USA, le Canada et l’Angleterre étaient allés trop loin dans leurs propres programmes de missiles guidées pour commencer une arme d’un type complètement nouveau. Et à la fin, ils décidèrent de stopper les recherches sur le super canon.

Dans les années 1980, Gerald Bull, que Corso rencontra lors d’une réception en l’honneur du Général Trudeau en 1986, entrait en négociations avec Israel, ainsi que l’Irak. La longue guerre entre Saddam Hussein et l’Iran fournissait un territoire fertile pour la vente d’armes en général, et en particulier pour Gerald Bull qui était courtisé par les deux côtés. À la fin, il coupa son marché avec les Iraniens: Tester des versions expérimentales du super canon et plannifier la construction de ce monstre avant que les Anglais interviennent.

À cette période, Bull devint une menace pour les Iraquiens, pour les Israeliens et pour les Américains et fut tué par balle dans son appartement en Belgique, avant la fin de la Guerre du Golf.

Comme Jules Verne avec « De la terre à la lune », Bull avait la vision d’une pièce d’artillerie à longue portée. Le meurtre de Gerald Bull ne fut jamais résolu et quels que soit les secrets qu’il possédait, tout disparu avec lui.

Liste des omissions

Alors qu’il travaillait sur les différents projets, durant le printemps 1962, Corso se rendit compte qu’il avait passé le plus clair de son temps sur le dossier de Roswell plutôt que sur les autre dossiers en développements.

Il lui semblait clair que le trésor trouvé à Roswell était en train de se rentabiliser dans des voies que même lui ne pouvait deviner. La vision nocturne, les lasers, et la communication par fibre optique, étaient des projets évidents mais il y avait d’autres zones à explorer juste en regardant les problèmes posés par ce qu’ils avaient trouvés à Roswell, et non seulement avec ce qu’ils avaient récupéré de l’épave.

« Soyez plus précis, Phil » demanda le Général , « que voulez vous dire? ».

« Si vous regardez ce que nous n’avons pas trouvé sur le site de l'écrasement » dit Corso, « cela prendra un long moment avant d’expliquer les différences entre ce que nous avons et ce qu’ils sont. Cela nous montre aussi ce que nous avons besoin de développer si nous voulons nous préparer au voyage dans l’espace pour de longues périodes. »

« Pouvez vous me faire une liste? » demanda le Général « Il y a beaucoup de contrats de recherches en cours, avec l’extérieur, qui pourraient bénificier de la liste de choses que nous avons. »

Quand la réunion fut finie, le Général trudeau demanda à Corso de, non seulement faire une liste de ce qu’ils appelaient, les « ommissions », mais aussi de faire un bref rapport détaillant les zones où Corso pensait que le développement devrait se faire. Donc il rassembla tout les rapports et les informations dans le dossier Roswell et commença à regarder ce qu’il manquait dans ce qu’il pensait être un écrasement de voyageurs spatiaux.

Il n’y avait pas de trace de source de nourriture ou de nutrition dans aucuns des rapports et aucune unité de préparation de nourriture ne fut trouvée à bord, pas plus que de stockage de nourriture. Il n’y avait pas de trace de réfrigérateurs pour la préservation de la nouritture.

Il n’y avait pas d’eau non plus dans le vaisseau pour boire, se laver, ni toilettes. Les rapports de terrains disaient que l’équipe de récupération avait trouvé ce qu’il semblait être un kit de première urgence parce qu’il contenait du matériel qui, d’après un docteur, était un bandage, mais il n’y avait pas de médicaments ni d’installation médicale. Et pour finir, il n’y avait pas non plus d’installation de repos, pas de lit ou de couchette.

D’après ces données, l’armée supposa que l’ovni était un appareil de reconnaissance et qu’il pouvait rapidement retourner à un vaisseau mère où tout le matériel manquant se trouvait. L’autre explication, par le Dr Hermann Oberth, était que le vaisseau était un appareil à voyager dans le temp qui ne parcourait pas de grandes distances dans l’espace. En fait, il « sautait » d’une ligne de temps à une autre ou d’une dimension à une autre, et retournait instantanément à son point de départ. Mais c’était seulement une spéculation du Dr Oberth.

Toutefois, Corso pense que les EBEs n’avaient pas besoin de nourriture ou d’installation sanitaire parce qu’ils étaient des êtres fabriqués, comme des robots ou des androïdes, pour le voyage spatial et pour des tâches spécifiques sur les planètes qu’ils visitaient. Exactement comme le rover lunaire en 1970, qui était un robot.

Peut-être que leur programmation pouvait être modifiée à partir d’une source lointaine, mais ils n’étaient pas des formes de vies qui avaient besoin de se substanter.

Ils étaient les créatures parfaites pour voyager dans l’espace et pour visiter d’autres planètes. L’humain toutefois n’était pas un robot et avait besoin de se substanter. Donc il était nécessaire de fournir des aliments et des (équipements) sanitaires, pour une longue période, si l’homme voulait voyager dans l’espace.

Les scientifiques des R&D pensaient que le vaisseau était peut-être seulement une soucoupe éclaireuse et qu’elle fut touchée par l’éclair d’orage cette nuit-là. Ils croyaient que le vaisseau était dirigé par un système de propulsion électromagnétique. D’autres scientifiques pensaient qu’avant de pouvoir générer une puissance suffisante pour un système de navigation identique, ils devaient développer d’abord une source de puissance nucléaire.

 Comme pour l’absence de nourriture, cela poserait un énorme problème pour l’exploration spatiale, longue distance, par l’homme.

Ainsi, dans sa rapide liste au Général Trudeau, Corso suggéra qu’ils devaient développer deux articles: Un approvisionneur de nourriture qui ne devrait jamais s’avarier et qui ne nécessiterait pas de réfrigération et une machine nucléaire qui pourrait être assembler dans l’espace afin de fournir l’énergie nécessaire à un vaisseau interplanétaire.

Nourritures irradiées

Le Général lu les notes de Corso quelques jours plus tard et sembla impressionné. Puis il prit son téléphone, composa un numéro et dit à la personne au bout du fil qu’il était prêt, enfin il regarda Corso.

« Prenez votre chapeau, Phil » dit-il  « Rejoignez moi sur l’héliport. Nous sommes invité à déjeuner. »

Dix minutes plus tard, ils arrivèrent au-dessus du « Quarter-master Center. ».

Un officier anonyme les rejoignit à l’héliport. Il les salua et dit « Merci de nous rejoindre. »

Il les emmena jusqu’à une salle de stockage où se trouvait des rayons de tout types de viandes, de fruits et de légumes. « Regardez ce porc » dit-il  « il est stocké ici sans réfrigération depuis des mois et il est vierge du ver solitaire. » Il montra deux oeufs et du blanc de poulet. « Oeufs, non réfrigèrés, et poulet. Complètement vierge de Salmonelle. Et c’est la même chose pour la nourriture marine. »

L’homme escorta Corso et Trudeau le long des rayons et expliqua les vertues de chaque article, comme un vendeur. La nourriture était emballée, mais non salée, dans du cellophane transparent.

« Sans champignons ni spores » dit-il à propos des légumes, « Pas de moississures ou d’insectes dans le fruit. » dit-il  « Et le lait, ici depuis deux ans, n’a pas encore tourné. Nous avons franchis de grandes étapes dans la préservation de la nourriture sans salage, fumage, réfrigération, congélation, ou mise en conserve. »

« Est-ce que cela repond à vos questions, Colonel? » lui demanda le Général Trudeau.

Le Commandant Général du Centre les rejoignit. « Prenez votre déjeuner, messieurs » dit-il en choississant un gros steak pour lui-même. « Je vais prendre ceci et, si vous le permettez, je vais ordonner la même chose pour vous, Général Trudeau et pour vous aussi Colonel. Et pourquoi pas quelques pommes de terre et quelques fraises pour le dessert. Tout est frais, délicieux et innoffensif. » puis il fit une pause « et complètement bombardé, par ce que quelques personnes appelleraien , des doses létales de radiations pour détruire toutes les bactéries et les infections. »

Ils furent escortés jusqu’à la salle de dîner du Commandant où ils furent rejoint par d’autres officiers et par des chercheurs civiles dans la technologie alimentaire.

Ceux-ci expliquèrent la technique par radiations ionisantes afin de détruire les bactéries afin de préserver la nourriture sans mise en conserve ou fumage.

Toutefois comme l’atmosphére à l’extérieur était sale, les aliments étaient protègés par de la cellophane.

Les autres aliments étaient empaquetés dans du plastique transparent, et étaient étalés pour les visiteurs comme s’ils se trouvaient dans un supermarché.

Pendant qu’ils dinaient, les experts continuèrent leurs explications et dirent qu’ils testaient de la nourriture irradiée puis ensuite congelée sur des volontaires.

« Mais attendez une minute » dit Corso, « Je ne comprends pas pourquoi vous irradiez la nourriture et ensuite la congelez. »

L’ingénieur attendait cette question par ce qu’il avait une réponse toute prête. « Parce que » dit-il  « nous testons seulement les effets nocifs de la radiation. Ce que nous devons prouver, ce sont les effets nocifs du procédé d’irradiation sur l’animal et l’homme. Aucuns effets toxicologiques de quelques sortes. Et nous sommes très minutieux avant de tester cette nourriture sur des volontaires humains. »

« Et l’étape suivante? » demanda Corso

« Nous allons tester le goût des aliments favoris à Fort Lee, Virginie, pour voir comment les troupes sur le terrain réagissent avec eux. Nous pensons qu’avant la fin de la décennie, nous aurons une variété de repas prêt à consommer pour les troupes sur le terrain qui n’auraient pas les moyens de cuisiner. »

Le Général Trudeau regarda Corso et celui-ci inclina la tête. C’était une excellente nourriture.

« Messieurs, » dit le Général Trudeau alors qu’il se levait. Comme Général trois étoiles, il était le plus gradé dans cette pièce et quand il parlait, tout le monde était silencieux. « Mon assistant pense que votre travail est très important pour l’armée, pour notre pays, et pour le monde, et qu’il va contribuer à nous faire voyager dans l’espace. J’ai la même opinion que lui. Nous sommes très impressionés par vos résultats et nous voulons vous aider à étendre vos opérations et à accélérer le processus de test. L’armée a besoin de ce que vous développez. Dans les deux semaines qui viennent, envoyez-moi le budget supplémentaire nécessaire pour étendre vos opérations et je l’inclurais ainsi dans le budget de l’année prochaine. »

Ensuite il se tourna vers Corso, inclina la tête et ils remercièrent le Commandant Général pour le dîner et retournèrent à l’hélicoptère du Général Trudeau.

« Que pensez vous de ceci, Phil ? » demanda-t-il, alors que le pilote l’aidait à monter dans l’hélicoptère.

« Alors que pensez vous? » demanda-t’il à nouveau.

« Je pense que si nous allons assez vite, nous aurons bientôt les EBES ici pour nous demander un peu de notre nourriture irradiée » dit Corso.

Le Général Trudeau rigola alors que l’hélicoptère s’élevait pour les ramener au Pentagone.

« Maintenant vous devez travailler sur votre système de propulsion atomique. Si la NASA n’a jamais eu l’esprit de pousser pour la construction d’une station spatiale, j’aimerai que les militaires aient une source de puissance qui pourrait les envoyer là-bas pour un certain temps. Si nous pouvons avoir une fenêtre de surveillance sur nos visiteurs, je veux que cela soit plus tôt que tard. »

Et avant la fin de la semaine, Corso fut à Fort Belvoir, Virginie, pour regarder les développements que l’armée avait sur le réacteur portable.

Réacteur atomique portable

Un des challenges les plus directes posait par la découverte de Roswell etait que le vaisseau n’était pas propulsé par un moteur conventionnel. Mais les Américains n’avaient pas un tel système.

La forme de propulsion la plus proche qu’ils possédaient était l’énergie atomique qui était elle-même en cours de développement. Toutefois à la fin de guerre, ils eurent le contrôle de cette énergie grâce au développement de la bombe atomique.

Donc pour les ingénieurs de l’armée, réfléchissants sur la source de puissance du vaisseau de Roswell, la puissance atomique était la forme de propulsion la plus facile parce que la plus immédiate.

Le Président Truman décida que le programme nucléaire Nationale serait géré par une commission civile. Ainsi, en 1947, l’armée fut en dehors de la course pour le commerce de la puissance nucléaire, mais cela ne voulait pas dire que les recherches sur les applications militaires de l’énergie atomique étaient stoppées.

Ils avaient besoin de développer un réacteur nucleaire, non seulement pour fournir la propulsion des navires de la Navy, mais aussi pour expérimenter les manières de rendre portable la puissance nucléaire dans l’espace, par assemblage de systèmes en orbites à partir de composants separés.

Cela les rendraient capables de maintenir des avant-postes à long terme et même d’alimenter des navires interplanétaires qui pourraient servir de force défensive face aux extraterrestres hostiles.

Si cela ressemble à de la science-fiction, il faut se rappeler que cela ce passait en 1947 et que la nation venait à peine de sortir de la Deuxième Guerre Mondiale et qu’elle entrait dans la Guerre Froide. La guerre, pas la paix, était dans les esprits des officiers militaires qui avaient en charge la découverte de Roswell et l’analyse de l’épave.

L’armée, dans des rapports sur les « Réacteurs atomiques militaires » découverts par Corso à Fort Belvoir, n’avait pas seulement un programme de réacteur portable très sophistiqué déjà en route, mais en avait déjà fabriqué un, en coopération avec l’Air Force, à la station radar de Sundance, Wyoming, en 1962. C’était un générateur qui fournissait de la vapeur d’eau à la station radar, de l’énergie électrique à la base.

Mais ce n’était pas seulement le premier réacteur portable comme la plupart des gens le pense.

 Le premier réacteur portable fut pour une installation de recherche au Groenland, le camp Century, un projet d’ingénieurs militaires à 900 miles du Pôle Nord. Le camp effectuait des recherches sur l’hiver articque et était aussi un poste d’observation vital sur les activités Soviétiques ou toute autre activité en rapport avec des observations d’ovnis ou des atterrissages.

Pendant les années où Corso se trouva à la Maison Blanche, le groupe de travail sur les ovnis avait continuellement poussé le Président Eisenhower pour établir des postes d’écoutes électroniques, constitués d’équipes de l’Air Force et de l’Armée,  un peu partout sur la planète, pour rapporter toute l’activité des ovnis.

Le Général Twining du groupe de travail, avait argumenté que si les EBEs avaient des plans pour installer des bases terriennes semi-permanentes, cela ne se ferait pas dans des zones habitées ou dans des zones où les militaires pourraient les observer.

Ce serait aux pôles, au milieu de la région la plus isolée qu’ils pourraient trouver, ou même sous les océans.

Les pôles semblaient manifestement les plus probables parce que durant les années 50, les Américains n’avaient pas de surveillance satellites qui pouvait suivre l’activité extraterrestre, ils n’avaient pas non plus de présence permanente aux deux pôles.

Il fut pensé qu’ils ne pourraient pas implanter des installations sophistiquées aux pôles parce qu’ils n’avaient pas la puissance suffisante transportable. Toutefois, le programme de l’armée sur la puissance nucléaire, développé dans les années 50 à Fort Belvoir, leur fournirait la capacité d’installer une base alimentée en nucléaire partout sur la planète.

En 1958, le travaill commença au camp Century, lequel fut construit sous la glace. Au début, cela fut supposé être top-secret parce qu’ils ne voulaient pas que les Soviétiques sachent ce qu’ils faisaient.

Toutefois, le niveau de sécurité fut trop complexe à conserver à cause des trop nombreux entrepreneurs extérieurs impliqués dans la logistique. Donc les renseignements de l’armée décidèrent de déclassifier complètement le plan et le traita comme une expédition scientifique par ses chercheurs polaires.

Comme l’opération de camouflage protégea l’existance du groupe de travail, le camp Century fournit la couverture parfaite pour tester la procédure de construction d’un réacteur nucléaire préfabriqué. Il fournit aussi à l’armée la possibilité de tester les performances du réacteur et sur comment il pouvait être entretenu dans un endroit complétement isolé et dans le climat le plus dur de la planète.

La construction entière prit seulement 77 jours et le camp fut opérationnel d’Octobre 1960 à Août 1963. Ensuite le site du camp fut complètement restauré dans son état naturel.

Corso reçut des rapports sur les opérations du camp durant les derniers mois de 1962. Il fut si enthousiasmé au sujet des succès de leurs réacteurs atomiques portables qu’il urgea le Général de fournir autant de financement que possible, de la part des R&D, pour le programme de réacteur nucléaire de Fort Belvoir, et pour construire et tester autant de réacteurs portables que possible.

Une fois qu’ils eurent démontré leur capacité de se protéger dans n’importe qu’elles régions de la Terre, ils furent en meilleure position pour établir une présence dans l’espace.

Le programme nucléaire, qui était directement lié au challenge posé par les analyses du vaisseau de Roswell, les aida, en phase finale, pour développer des piles atomiques portables, lesquelles sont actuellement utilisées aussi bien dans les satellites que dans les navires de la Navy.

Il fournit aussi les bases de recherche pour envoyer des installations nucléaires dans l’espace.

Et de leur succès avec les atomes, ils tournèrent leur attention vers le développement d’armes qu’ils pourraient installer dans les satellites de surveillance en orbite.

Des armes qu’ils développèrent directement à partir de ce qu’ils avaient trouvé dans la soucoupe volante de Roswell.
 

***********************************

Chapitre 17

LE RAYON DE LA MORT TESLA ET LE CANON À PARTICULES ACCÉLÉRÉES

Intégré dans les rapports militaires, analysants le vaisseau de Roswell, il y avait des descriptions sur comment le vaisseau devait utiliser une forme d’énergie connue comme « énergie directe » .Un faisceau puissant de particules accélérées qui pourrait être dirigé, avec précision, sur une cible.

Ils ne connaissaient pas grand chose sur l’énergie dirigée en 1947, mais ils ne savaient pas non plus, qu’en réalité, ils en connaissaient beaucoup plus qu’ils ne le pensaient. L’information était déjà disponible depuis les années 30, et était séquestrée dans une unité de stockage civile, sous l’autorité du Gouvernement Fédéral.

Des notes d’un mystérieux inventeur, Nikola Tesla, dont ses expériences et découvertes, reconnues, étaient devenus le truc du bizarre mais aussi une légende excitante.

Le laser chirurgical trouvé dans l’épave de Roswell était une des formes de faisceau d’énergie dirigée, lequel montrait le potentiel bien plus grand des extraterrestres par rapport aux humains. Toutefois, si le vaisseau avait été descendu par un éclair, lui-même un rayon d’énergie dirigée de grandes magnitudes, il montrait leur vulnérabilité pour maintenir les électrons en place.

Cela stimula les scientifiques et les chercheurs dans l’analyse du potentiel d’une arme à rayon d’énergie dirigée.

Aujourd’hui, 50 ans après l'écrasement du vaisseau spatial à Roswell, ces armes sont bien plus que les appareils de l’Empereur Ming dans la série Flash Gordon. Elles sont une réalité. Cette arme a été un des vrais succès des R&D.

« Les possibilités de bénéfices pour l’armée sont énormes » écrivit Corso au Général Trudeau, dans ses analyses de 1962, sur le potentiel du rayon d’énergie dirigée.

Le concept d’une arme reliée à un rayon d’énergie dirigée, quel que soit la nature du rayon, n’était pas un concept entièrement nouveau pour la communauté militaire, bien que ses origines soient restées totalement secrètes.

Le premier test de faisceau d’énergie dirigée eut lieu en 1958, avait pour nom « Seesaw », deux ans avant la démonstration, réussie, du laser, et fut fait par l’ARPA ( Advanced Research Projects Agency). Corso fut au courant de ce projet lorqu’il était au NSC, à la Maison Blanche.

En théorie, le rayon d’énergie dirigée était ce à quoi il ressemblait. Il y avait toujours eut un modèle de ce genre de rayon dans la nature: L’éclair d’orage. Les scientifiques, de Benjamin Franklin à Nikola Tesla, avaient essayé d’enchaîner (de canaliser) la force de l’éclair comme source de puissance. Maintenant l’ARPA expérimentait cette théorie dans une nouvelle arme meurtrière.

S’ils pouvaient construire la machinerie et écrire le sotfware, les développeurs de l’ARPA décidèrent qu’ils seraient capable de générer un intense rayon d’électrons ou d’atomes d’hydrogène neutre, le pointer sur une cible, et faire feu avec ce rayon. Les pulsations voyageraient à la vitesse de la lumière, et exciteraient les atomes de la cible, jusqu’à ce qu’ils explosent littéralement. Ce qui ne pourrait pas exploser, serait détruit électriquement et ren