3- L'HISTOIRE DE RAMPA
Par TUESDAY LOBSANG RAMPA
Paris : Éd. J'ai Lu,
©1963,
1971,
1980,
1981,
1984, 1986.
Paris : Éditions A. Michel, 1972, ©1963.
©1960-> en anglais
- (pages 7 à 32)(Extraits)}[01]
Sauvetage de la connaissance ancestrale.
- (pages 7 à 32)(Extraits)}[02]
On demande à Rampa d'écrire un nouveau livre.
- (pages 7 à 32)(Extraits)}[03]
Un changement de corps est possible.
- (pages 7 à 32)(Extraits)}[04]
La seconde tâche de Rampa.
- (pages 7 à 32)(Extraits)}[05]
Vision d'horreur à Lhassa.
- (pages 7 à 32)(Extraits)}[06]
Exécussions et torture de moines tibétains.
- (pages 7 à 32)(Extraits)}[07]
Exécussions et torture de moines tibétains.
- (pages 7 à 32)(Extraits)}[08]
Les deux tâches de Rampa.
- (pages 7 à 32)(Extraits)}[09]
Considération métaphysique et avenir.
- (pages 40 à 49)(Extraits)}[10]
Voyage interstellaire.
- (pages 40 à 49)(Extraits)}[11]
Voyage interstellaire sur la Planète Zhoro.
- (pages 40 à 49)(Extraits)}[12]
Le voyage intersidéral et la desciption de Zhoro.
- (pages 40 à 49)(Extraits)}[13]
La Planète Zhoro habitée!
- (pages 40 à 49)(Extraits)}[14]
Discussion avec des humanoïdes - Les briques de la vie.
- (pages 40 à 49)(Extraits)}[15]
La vie dure 2 700 000 000 battements de coeur.
- (pages 50 à 55)(Extraits)}[16]
Initiation.
- (pages 50 à 55)(Extraits)}[17]
Initiation.
- (pages 101 à 110)(Extraits)}[18]
Au pays de la Lumière Dorée.
- (pages 101 à 110)(Extraits)}[19]
Langage et télépathie.
- (pages 101 à 110)(Extraits)}[20]
Au pays de la Lumière Dorée.
- (pages 101 à 110)(Extraits)}[21]
À l'hôpital - abandon ou poursuite de la mission?
- (pages 101 à 110)(Extraits)}[22]
La décision et un changement de corps en perspective.
- (pages 101 à 110)(Extraits)}[23]
Au pays de la Lumière Dorée.
- (pages 126 à 131)(Extraits)}[24]
L'Éden et la Kundalini.
- (pages 126 à 131)(Extraits)}[25]
La Force-Serpent ou la Kundalini.
- (pages 126 à 131)(Extraits)}[26]
Le sexe et la Kundalini.
- (pages 168 à 170)(Extraits)}[27]
Le Karma.
- (pages 168 à 170)(Extraits)}[28]
Le Karma.
- (pages 195 à 198)(Extraits)}[29]
Une autre visite au « Pays de la Lumière Dorée ».
- (pages 195 à 198)(Extraits)}[30]
Une autre visite au « Pays de la Lumière Dorée ».
- (pages 199 à 205)(Extraits)}[31]
La prière.
- (pages 199 à 205)(Extraits)}[32]
La prière.
- (pages 199 à 205)(Extraits)}[33]
La prière.
- (pages 206 à 210)(Extraits)}[34] Formes-pensées pour guérir, pour protéger....
- (pages 216 ) (Extraits)}[35] Situation particulière.
- (pages 218 à 220)(Extraits)}[36] Massacre et viols.
- (pages 220 à 224)(Extraits)}[37]
Annales Akashiques.
- (pages 220 à 224)(Extraits)}[38]
Annales Akashiques.
- (pages 220 à 224)(Extraits)}[39]
Annales Akashiques.
- (pages 226 à 237)(Extraits)}[40]
Annales Akashiques et l'Entité Anglaise.
- (pages 226 à 237)(Extraits)}[41]
Annales Akashiques et l'Entité Anglaise.
- (pages 226 à 237)(Extraits)}[42]
Annales Akashiques et l'Entité Anglaise.
- (pages 226 à 237)(Extraits)}[43]
Annales Akashiques et faux semblants.
- (pages 226 à 237)(Extraits)}[44]
Annales Akashiques et l'Entité Anglaise.
- (pages 238 à 246)(Extraits)}[45]
Rencontre Astrale avec l'Entité Anglaise.
- (pages 238 à 246)(Extraits)}[46]
Rencontre Astrale avec l'Entité Anglaise.
- (pages 238 à 246)(Extraits)}[47]
L'Entité Anglaise fait son premier contact astral.
- (pages 238 à 246)(Extraits)}[48]
L'Entité Anglaise fait son premier contact astral.
- (pages 238 à 246)(Extraits)}[49]
L'Entité Anglaise fait son premier contact astral.
- (pages 247 à 253)(Extraits)}[50]
Le Changement de corps physique.
- (pages 247 à 253)(Extraits)}[51]
Le Changement de corps physique.
- (pages 247 à 253)(Extraits)}[52]
Les difficultés du Changement de corps physique.
- (pages 247 à 253)(Extraits)}[53]
S'habituer à un Changement de corps physique.
- (pages 295 à 297)(Extraits)}[54]
Annonce du déménagement au Canada.
- (pages 295 à 297)(Extraits)}[55]
Annonce du déménagement au Canada.
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- {L'HISTOIRE DE RAMPA: (pages 7 à 32)(Extraits)}[01]Sauvetage de la connaissance ancestrale.
... Alors mais alors seulement, on pouvait apercevoir une entrèe, nimbée d'ombre, menant à une grotte sombre et lugubre, qui n'était que le vestibule d'une myriade de tunnels et de chambres alvéolant cette austère chaîne de montagnes.
Depuis de longs mois, les lamas les plus éprouvés, faisant office d'humble messagers, avaient quitté Lhassa et parcouraient péniblement des centaines de kilomètres afin de déposer les anciens secrets là où ils seraient à tout jamais protégés des vandales chinois et des traîtres communistes tibétains. C'est là aussi qu'après des efforts et des souffrances infinis, avaient été portées les Formes dorées des Incarnations précédentes, afin d'être dressées et vénérées au coeur de la montagne. Des objets sacrés, des écrits infiniment anciens, les prêtres les plus respectables et les mieux instruits se trouvaient ici en sécurité. Depuis plusieurs années, sachant bien que l'invasion chinoise était imminente, des Abbés loyaux s'étaient périodiquement assemblés en conclaves solennels pour choisir et désigner ceux qui se rendraient dans la nouvelle et lointaine Demeure.
Aucun avion porteur de bombes ne serait capable de voler à cette altitude. Aucune armée ennemie ne pourrait subsister dans ces contrées arides, dépourvues de terre, rocheuses et traîtresses avec ... Contrées si hautes, si pauvres en oxygène que seul un robuste peuple de montagnards peut y respirer. C'était là... [que] les prêtres travailleraient à savegarder l'avenir, à préserver la Science ancienne et à préparer les temps où le Tibet pourrait se relever et se libérer de son agresseur.
{...}
Siècle après siècle, tunnels et grottes étaient restés dépourvus de toute vie, désolés et solitaires, connus seulement de lamas capables de voyager astralement n'importe où et de tout voir. Les voyageurs de l'astral avaient parcouru le pays à la recherche d'un refuge de ce genre. À présent que la Terreur pesait sur le pays tibétain, les couloirs de jadis étaient peuplés par l'élite d'un peuple spirituellement évolué, d'un peuple destiné à se relever lorsque les temps seraient accomplis.
... Il était accompagné
par les hommes les plus évolués du pays, les Lamas Télépathes,
les Clairvoyants et les Sages de Grande Mémoire. ....
- {L'HISTOIRE DE RAMPA: (pages 7 à 32)(Extraits)}[02]On demande à Rampa d'écrire un nouveau livre.
Les scribes rédigèrent un compte rendu méticuleux du voyage et les Sculteurs fabriquèrent lentement les blocs destinés à imprimer les livres à la main. Les Clairvoyants étudièrent l'avenir et prédirent celui du Tibet et d'autres pays. Ces hommes, d'une pureté absolue, étaient en contact avec le Cosmos, et les Annales Akashiques qui renseignent sur le passé, le présent immédiat du monde entier et toutes les probabilités du futur. Les Télépathes eux aussi avaient fort à faire : ils envoyaient des messages à d'autres, au Tibet, et gardaient le contact télépathique avec ceux de leur Ordre, dispersés aux 4 coins du globe : ils gardèrent le contact avec Moi !
... La date du calendrier était celle du 9 avril 1960. Soudain ... la voix se fit entendre de nouveau.
- Lobsang. Tu as beaucoup souffert. Tu as bien agi, mais le temps n'est pas au contentement de soi-même. Tu as encore une autre tâche à accomplir.
... Pendant que j'attendais, je captais de furtives pensées télépathiques émises par ceux qui se trouvaient auprès de moi. La jeune fille qui tapait impatiemment du pied, à l'arrêt de l'autobus, sous ma fenêtre : « Oh ! ce service d'autobus est le pire du monde ! Est-ce qu'il n'arrivera jamais ? » Ou l'homme qui apportait un paquet à la maison voisine : « Est-ce que je vais oser demander une augmentation au patron ? Millie va être furibonde si je ne lui rapporte pas bientôt un peu d'argent ! » ...
- Lobsang ! Notre décision est prise. L'heure est venue pour toi de te remettre à écrire. Ton prochain livre sera une tâche essentielle. Tu devras insister sur ce point : le fait qu'un être humain peut s'intégrer dans le corps d'un autre, avec le consentement total de ce dernier.
Je tressaillis d'inquiétude et faillis rompre le contact télépathique. Moi, écrire de nouveau ? Sur ce sujet ? j'étais « matière à discussion » et cela me navrait. Moi, je savais que tout ce que j'affirmais être, que tout ce que j'avais écrit auparavant était la vérité absolue, mais servirait-il à quelque chose d'alimenter la presse à scandales ? La tâche était au-dessus de mes forces.
- Lobsang, nous sommes sommes
plus aptes que toi à porter un jugement. Tu es pris dans l'engrenage
des labeurs de l'Occident. Nous, qui n'y sommes en rien mêlés,
nous jugeons la situation à sa juste valeur. Tu ne connais que les
nouvelles locales, alors que nous, nous avons de l'univers une vision d'ensemble.
- {L'HISTOIRE DE RAMPA: (pages 7 à 32)(Extraits)}[03] Un changement de corps est possible.
... « Tu as beaucoup souffert injustement, mais c'était pour la bonne cause. Ton travail antérieur a été, pour beaucoup d'hommes, une source de bienfaits, mais tu es malade et incapable de porter un jugement lucide sur la question de ton prochain livre. »
Tout en coutant, je pris ma boule de cristal et la tins devant moi, sur son étoffe de couleur sombre. Rapidement, le verre se ternit et devint blanc comme du lait. Une déchirure apparut et les nuages blancs s'écartèrent comme des rideaux qui s'ouvrent pour laisser entrer la lumière de l'aube. Je voyais en même temps que j'entendais. Au loin, les pics enneigés de l'Himalaya se dressaient vers le ciel. J'éprouvai une sensation de chute si intense que je sentis mon estomac remonter dans ma poitrine. Le paysage s'agrandit : j'aperçus la grotte, la nouvelle Demeure de la Connaissance. Un patriarche très, très âgé, était assis sur un tapis en laine de yak. Malgré son rang élevé - c'était un Père Abbé - il était simplement vêtu d'une robe fatiguée et rapiécée ... Autour de lui, 7 Lamas de haut degré. Leurs têtes, légèrement inclinées, étaient toutes tournées vers moi.
- Tu as beaucoup vieilli, me dit l'un.
- Tes livres ont apporté la joie et la lumière à un grand nombre, ne te laisse pas décourager par la jalousie et la malveillance de certains, me dit un autre.
- Le minerai de fer peut croire qu'il est torturé sans raison dans la fournaise, dit un 3e, mais lorsque la lame de l'acier le plus fin réfléchit à cette torture, elle en comprend la raison.
... les Lamas Télépathiques
versaient en moi l'énergie vivifiante qui me faisait si souvent
défaut depuis ma seconde attaque de thrombose coronaire.... «
Mon Frère, dit-il, bien que je fusse moi aussi un abbé, mon
Frère, nous devons révéler à un grand nombre
la vérité suivante : à savoir qu'un moi peut
quitter volontairement son corps et permettre à un autre moi
de s'y intégrer et de réanimer le corps déserté.
Divulguer ce fait, telle est la tâche qui t'incombe. »
- {L'HISTOIRE DE RAMPA: (pages 7 à 32)(Extraits)}[04]La seconde tâche de Rampa.
Ce fut un choc, en vérité. Ma tâche ? Jamais je n'avais souhaité divulguer de pareils sujets, préférant garder le silence, même lorsque j'aurais pu retirer des avantages matériels de semblables révélations. J'estimais que dans l'Occident aveugle en matière d'ésotérisme, mieux valait que la plupart des gens ignorassent l'existence des mondes occultes. La majorité des « occultistes » que j'avais rencontrés ne savait pas grand-chose dans ce domaine et une connaissance incomplète est chose dangereuse. Mon introspection fut interrompue par l'Abbé :
- Comme tu le sais, nous sommes à l'aube d'une Ère Nouvelle, d'une Ère où il est prévu que l'homme sera purifié de ses impuretés et vivra en paix avec les autres et avec lui-même. Les populations se stabiliseront, elles n'augmenteront ni ne diminuront, il sera mis fin aux intentions belliqueuses, car un pays de plus en plus surpeuplé doit avoir recours aux armes pour obtenir un plus grand espace vital. Nous voudrions que les gens sachent comment un corps peut être rejeté ainsi qu'un vieux vêtement dont le possesseur n'a plus d'emploi, et transmis à un autre qui a besoin de ce corps en vue d'un but particulier.
Je tressaillis involontairement. Oui, j'étais au courant de toutes ces choses, mais je ne m'étais pas attendu à devoir les exposer par écrit. Cette idée me faisait peur.
Le vieil Abbé eut un bref sourire et dit :
- Je crois que cette idée,
cette mission, ne te plaît pas, mon Frère. Pourtant, même
en Occident, dans ce qu'on appelle la foi chrétienne, on a constaté
de très nombreux cas de « possession ». Que tant de
ces cas soient considérables comme néfastes, ou comme des
manifestations de la magie noire, est regrettable et ne fait que refléter
l'attitude de ceux qui sont peu versés en la matière. Ta
tâche sera d'écrire de sorte que ceux qui ont des yeux puissent
lire et que ceux qui sont prêts puissent savoir.
- {L'HISTOIRE DE RAMPA: (pages 7 à 32)(Extraits)}[05] Vision d'horreur à Lhassa.
« Le suicide, pensai-je. Les gens auront recours au suicide afin d'échapper à leurs dettes, à leurs soucis, ou afin de rendre service à d'autres en leur procurant un corps. »
- Non, non, mon Frère, dit le vieil Abbé. Tu es dans l'erreur. Nul ne peut échapper à sa dette par le suicide et nul ne peut quitter son corps pour un autre, à moins que certaines circonstances spéciales ne le permettent. Nous devons attendre l'épanouissement de cette Ère Nouvelle et personne ne pourra légétimement abandonner son corps avant que le laps de temps qui lui est alloué n'ait pris fin. Jusqu'à présent, cela ne peut intervenir qu'avec la permission des Forces Supérieures.
Regarde avec plus d'attention dans ta boule de cristal, mon frère, et nous nous efforcerons de te montrer le Lhassa d'aujourd'hui.
Devant moi, le cristal frémissait, émettant une lumière bleue qui changea et tournoya au moment où je m'approchai. Comme je prenais la boule et m'en touchais brièvement la tête pour établir de nouveau un « rapport », je sentis qu'elle était tiède, signe certain qu'une source extérieure y insufflait un fort potentiel d'énergie.
Le vieil Abbé me considérait avec bienveillance et un fugitif sourire éclaira son visage, puis tout se passa comme si une explosion s'était produite. La vision devint floue, ne fut plus qu'un kaléidoscope de milliers de couleurs disparates et de bannières tournoyantes. Soudain, j'eus l'impression qu'on avait ouvert une porte dans le ciel et que je me tenais sur le seuil. J'étais là !
{...}
... Et je vis que des esclaves creusaient des fondations, sous la garde de Chinois en armes. Abomination de la désolation !
Un camion apparut sur la route, me traversa de part en part -- car j'étais dans le corps astral, fantomal et dénué de substance -- et s'arrêta en trépidant quelques mètres plus loin. Des soldats chinois hurlants, débraillés, en descendirent, entraînant 5 moines avec eux. Des haut-parleurs se mirent à rugir,... la place où je me trouvais fut rapidement envahie par la foule. .. des Tibétains et des colons chinois, venus là de mauvais gré...
Les 5 moines, maigres et ensanglantés,
furent brutalement jetés à jenoux. Je reconnus l'un d'eux,
dont le globe oculaire, arraché de son orbite, pendait sur sa joue.
Un silence tomba sur la foule morne tandis qu'une jeep, de marque russe,
quittait un bâtiment portant l'écritau « Département
de l'Administration tibétaine », .. Tout le monde parut se
figer lorsque la voiture fit le tour de l'assistance et s'arrêta
à 6 mètres environ derrière le camion.
- {L'HISTOIRE DE RAMPA: (pages 7 à 32)(Extraits)}[06] Exécussions et torture de moines tibétains.
... Le Gouverneur ou l'Administrateur, quel que fût son titre, jeta autour de lui un regard méprisant avant de prendre la parole
- Vous avez été réunis ici, dit-il, pour être témoins de l'exécution de 5 moines réactionnaires aux idées subversives. Nul ne fera obstacle à la marche du glorieux peuple chinois, sous la présidence compétante du camarade Mao.
Le gouverneur fit signe à un soldat, porteur d'un long sabre à lame courbe. Ce dernier s'avança vers le premier captif, agenouillé et ligoté devant lui. Pendant un moment il demeura immobile, les jambes écartées, tâtant du pouce le fil de l'épée. Satisfait, il se mit en position et effleura le cou de l'homme. Puis il leva au-dessus de sa tête son arme dont la lame polie étincela au soleil, et l'abattit. Il y eut un bruit sourd, suivi aussitôt d'un « crac » aigu et la tête de l'homme sauta du tronc, suivie d'un jet de sang vermeil qui trembla par 2 fois avant de se transformer en un maigre filet liquide. Lorsque le corps décapité, frémissant, fut étendu sur le sol poussiéreux, le Gouverneur cracha dessus et s'écria :
- Ainsi périssent tous les ennemis de la commune !
Le moine à l'oeil arraché releva fièrement la tête et cria d'une voix forte :
- Vive le Tibet ! Par la gloire de Bouddha, il se relèvera !
- Tu insulte le glorieux peuple chinois ? Puisqu'il en est ainsi, tu mourras lentement !
Et se tournant vers les soldats, il rugit des ordres. Les hommes se dispersèrent. Deux coururent vers un bâtiment voisin et en revinrent chargés de cordes. D'autres tranchèrent les liens du moine, lui infligeant des coupures aus bras et aux jambes. Le Gouverneur marchait de long en large, criant qu'on fît venir d'autres Tibétains pour assister à la scène. Un soldat frappa le moine au visage avec la crosse de son fusil, lui faisant éclater l'oeil arraché et lui brisant le nez. Le Gouverneur jeta un coup d'oeil aux trois autres moines, toujours agenouillés.
- Tuez-les, dit-il, tuez-les d'une bale dans la nuque. et laissez leurs cadavres sur la route.
Un soldat s'avança et tira son revolver. Le posant juste derrière l'oreil d'un moines, il appuya sur la détente. L'homme tomba en avant, sa cervelle se répandit sur le sol. Impassible, le soldat s'approcha du second moine et l'abattit de la même façon. Au moment où il allait tuer le 3e, un jeune soldat dit :
- Laisse-moi faire, Camarade, car je n'ai pas encore tué.
Tirant son revolver, ce dernier le braqua sur le 3e moine, ferma les yeux, et appuya sur la détente. La balle traversa la joue de la victime et blessa au pied un des spectateurs tibétains.
- Essaye de nouveau, dit l'autre soldat, et garde les yeux ouverts.
Mais la main de l'exécuteur tremblait tellement de peur et de honte en voyant le Gouverneur qui l'observait avec mépris, qu'il rata son coup.
- Mets-lui le canon du revolver dans l'oreille et tire, dit le Gouverneur.
Une fois encore, le jeune soldat
s'approcha du condamné, lui enfonça brutalement le canon
de l'arme dans l'oreille et appuya sur la détente. Le moine s'écroula
en avant, mort, cette fois, à côté de ses compagnons.
- {L'HISTOIRE DE RAMPA: (pages 7 à 32)(Extraits)}[07]Exécussions et torture de moines tibétains.
... en jettant un regard autour de moi, je vis que le moine, mon ancien camarade, avait été attaché à la jeep par le bras et la jambe gauches. Son autre bras et son autre jambe étaient lié au camion. Un soldat chinois, souriant, monta dans la jeep et mit le moteur en marche. Lentement, aussi lentement que cela lui était possible, il enbraya et la voiture démarra. Le bras du moine se tendit, rigide comme une barre de fer ; il y eut un craquement et le membre fut complètement arraché de l'épaule. La jeep continua à avancer. L'os de la hanche craqua à son tour, et la jambe droite de l'homme fut arrachée du tronc. La jeep s'arrêta, le Gouverneur y monta ; puis elle s'éloigna, tirant le corps ensanglanté du moribond qui rebondissait sur la route pierreuse. Les soldats grimpèrent dans le gros camion qui démarra, traînant derrière lui une jambe et un bras sanglants.
Comme je me détournais, boulversé jusqu'à l'écoeurement, j'entendis, derrière un des bâtiments, un cri de femme, suivi par un rire grossier. Puis un juron en chinois -- La femme avait dû mordre son agresseur - et enfin une plainte gargouillée au moment où celui-ci la poignardait.
Lentement, je m'élevai dans les airs... Je regardais avec horreur les anciennes lamaseries, bombardées et désertes, ... Les morts sans sépulture gisaient en tas grotesques, conservés par le froid éternel.
Sur les pentes rocailleuses, où les ermitages s'accrochaient amoureusement à flanc de montagne, je vis que tous avaient été pillés par les envahisseurs. Les ermites, emmurés pendant des années dans une ténébreuse solitude, étaient devenus aveugles dès que la lumière du soleil avait pénétré dans leurs cellules. Chacun d'eux, ou presque, était étendu mort devant sa demeure en ruine, à côté du cadavre de l'homme qui avait été, toute sa vie, son ami et serviteur.
J'étais incapable d'en
voir davantage. Un carnage ? L'assassinat sans raison valable des moines
innocents et désarmés ? Je me détournai et priai ceux
qui me guidaient de m'éloigner de ce charnier.
- {L'HISTOIRE DE RAMPA: (pages 7 à 32)(Extraits)}[08] Les deux tâches de Rampa.
Ma tâche dans la vie, je le savais depuis toujours, concernait l'aura humaine, cette radiation qui entoure complètement le corps humains et qui, par ses couleurs changeantes, montre è l'Adepte si une personne est ou non digne de respect. On pourrait discerner, par les couleurs de son aura, la maladie dont souffre un être humain, Tout le monde a dû remarquer le halo qui se forme autour d'un réverbère, par une nuit brumeuse. Certains ont dû même observer le « halo fluorescent » qui entoure des câbles à hautes tension, à un moment donné [Effet couronne, je pense?]. L'aura humaine est, en un sens, un phénomène analogue. Elle décèle la force vitale à l'intérieur de l'individu. Les artistes d'autrefois peignaient une auréole autour de la tête des saints. Pourquoi ? Parce qu'ils pouvaient en voir l'aura. Depuis la publication de mon premier livre, des gens m'ont écrit de tous les coins du monde; certains d'entre eux peuvent également voir cette aura.
Il y a des années, un docteur Kilner, qui effectuait des recherches dans un hôpital de Londres, découvrit qu'il pouvait discerner l'aura, en certaines circonstances. Il écrivit un livre sur ce sujet. La science médicale n'était pas prête à admettre semblables révélations et tout ce que le docteur avait découvert fut tenu secret. Moi aussi, à ma façon, j'entreprends des recherches [c'était avant 1981 bien entendu!] et j'imagine un instrument qui permettra à n'importe quel médecin ou savant de voir l'aura d'une autre personne et de guérir les malades « incurables », grâce aux vibrations ultra-soniques. L'argent, l'argent, là est le problème. Les recherches coûtent toujours très cher.
« Et à présent, me dis-je, ils veulent que j'entreprene une autre tâche ! Une tâche concernant l'échange des corps ! »
- Mon frère !
La voix retentit à nouveau et je me hâtai de reporter mon attention sur le cristal. Les vieillards étaient toujours assis en cercle, le Patriarche au milieu d'eux. Ils semblaient las, à présent, « épuisés » serait peut-être le terme exact pour décrire leur état, car ils avaient émis une forte dose d'énergie afin de rendre possible ce voyage impromptu.
- ... tes deux tâches
sont nettement définies et tu peux les mener à bien toutes
deux, pour la gloire de ton Ordre.
- {L'HISTOIRE DE RAMPA: (pages 7 à 32)(Extraits)}[09] Considération métaphysique et avenir.
Le vieil homme semblait anxieux. Il savait, comme moi-même, que je pouvais, sans faillir à l'honneur, refuser cette mission. Javais été victime d'incompréhension par suite des calomnies qu'avaient répandues un groupe malveillant. Néanmoins je possédais, à un degré très élevé, les dons de clairvoyance et de télépathie. Un voyage dans l'astral était pour moi plus simple qu'une promenade. Écrire ? Eh bien oui, les gens pourraient lire ce que j'écrirais et même si tous ne pouvaient m'accorder foi, il y avait ceux qui étaient suffisamment évolués pour croire et reconnaître la vérité.
- Mon frère, dit doucement le Vieil Homme, même si les non-évolués, les non-éclairés feignent de croire que tu écris des oeuvres d'imagination, une partie de la Vérité pénétrera jusqu'à leur subconscient et - qui sait ? - la petite graine de vérité s'épanouira peut-être dans leur vie présente ou dans la suivante.
...Tant de gens m'ont demandé dans leurs lettres pourquoi j'écris que je veux leur en donner ici l'explication : j'écris la vérité, afin que les Occidentaux sachent que l'Âme de l'Homme est plus importante que les spoutniks ou que les fusées à réaction.
Un jour, l'homme se rendra sur les autres planètes grâce aux voyages astraux, ainsi que je l'ai fait moi-même ! Mais l'homme Occidental n'ira pas tant qu'il ne songera qu'à lui-même, qu'à son ambition personnelle et ne se souciera pas des droits de son prochain. J'écris la vérité afin de pouvoir faire progresser la cause de l'aura humaine. Imaginez (cela viendra) le malade qui entre dans le cabinet d'un médecin; celui-ci n'a pas besoin de poser des questions, il prendra simplement un appareil spécial et photographiera l'aura du patient. En une minute, ou à peu près, ce praticien non clairvoyant verra une photographie en couleurs de l'aura de son malade. Il l'étudiera, en observera les stries et les nuances, exactement comme un psychiatre étudie les ondes cérébrales d'un malade mental.
Le médecin, après
avoir comparé sa photographie en couleurs avec des graphiques standards,
prescrira un traitement aux ultra-sons et aux couleurs du spectre, qui
compensera les déficiences de l'aura du malade. Le cancer ? sera
guéri. La tuberculose ? Elle aussi sera guérie.
- {L'HISTOIRE DE RAMPA: (pages 40 à 49)(Extraits)}[10]Voyage interstellaire.
Si les savants voulaient étudier le voyage astral et les auras, au lieu de jouer avec des fusées qui sont si souvent incapables de se placer sur leur orbite, ils auraient résolu le problème des voyages interspatiaux. Grâce à des projections astrales, ils seraient capables de visiter un autre monde et de déterminer ainsi quel type de navire pourrait faire le voyage, dans le domaine physique, car le déplacement astral a un grand désavantage : on ne peut y emporter ni en rapporter aucun objet matériel; on ne peut en rapporter que des connaissances nouvelles. Ainsi, les savants auront besoin d'un navire pour ramener des spécimens vivants et des photographies destinés à convaincre un monde incrédule, car les gens ne croient à l'existence d'une chose que lorsqu'ils peuvent la mettre en pièces, afin de prouver qu'après tout, elle existe peut-être.
Je me rappelle en particulier un voyage que j'ai entrepris dans l'espace. Ceci est l'absolue vérité et les gens évolués le savent bien: quant aux autres,peu importe qu'ils me croient ou non, ils apprendront lorsqu'ils auront atteint un stade plus élevé de maturité spirituelle.
Voici donc l'aventure qui m'est arrivée, il y a de nombreuses années, lorsque j'étudiais à la Lamaserie du Chakpori. Bien que les faits soient très anciens, le souvenir m'en est demeuré aussi frais que s'ils dataient d'hier.
Mon Guide, le Lama Mingyar Dondup, un autre Lama nommé Jigme et moi-même nous trouvions sur le toit du Chakpori, sur la Montagne de Fer, à Lhassa. C'était une nuit très froide, il faisait environ 40 degrés au-dessous de zéro. Tandis que nous étions debout sur ce toit exposé, le vent hurleur collait nos robes à nos corps frissonnants.
... Nous étions montés sur le toit dans une intention précise, ainsi que nous l'avait déclaré le Lama d'un ton énigmatique. À présent, debout entre nous, aussi ferme, semblait-il, que la montagne elle-même, il désignait de son bras levé une étoile lointaine, un monde rougeâtre.
Mes frères, voici l'étoile
Zhoro, une vieille, vieille planète, l'une des plus anciennes de
ce système solaire. Elle approche à présent du terme
de sa longue existence.
- {L'HISTOIRE DE RAMPA: (pages 40 à 49)(Extraits)}[11]Voyage interstellaire sur la Planète Zhoro.
- Vous avez beaucoup étudié le thème du voyage astral. Maintenant, ensemble, nous allons nous rendre sur cette planète par projection astrale. Nous abandonnerons nos corps ici, sur ce toit battu des vents et nous nous élèverons au-delà de l'atmosphère, au-delà même du Temps.
Tout en parlant, il nous fit traverser le toit afin de gagner le maigre refuge offert par une coupole en saillie du toit. Puis il s'allongea et nous pria d'en faire autant. Nous serrâmes étroitement nos robes sur nous et chacun prit dans la sienne la main de l'autre. Au-dessus de nous s'étendait la voûte du Ciel, d'un violet sombre, cloutée de faibles lueurs multicolores, car toutes les planètes répandent des lumières différentes lorsqu'elles sont vues dans l'air transparent de la nuit tibétaine. Nous savions qu'il ne s'agirait pas d'un voyage ordinaire dans l'astral, car nous ne laissions pas souvent nos corps ainsi exposés aux intempéries. Lorsque le corps est mal à l'aise, l'ego peut se déplacer plus vite et plus loin et se rappeler les détails du voyage avec plus de précision. Ce n'est que pour de petits voyages interspatiaux que l'on installe confortablement le corps.
Mon Guide dit:
- À présent, joignons les mais et projetons-nous ensemble au-delà de cette Terre. Demeurez avec moi, nous irons très loin et il nous arrivera, cette nuit, d'étranges aventures.
Nous nous étendîmes
sur le dos et respirâmes selon la méthode appropriée
pour nous libérer de nos liens en vue du voyage astral. ... soudain,
une secousse se produisit et je ne sentis plus les doigts aigus du vent
glacé. Je me setis flotter, hors du temps terrestre, au-dessus de
mon corps et tout n'était que paix. Le Lama Mingyar Dondup était
déjà debout, ayant pris sa forme astrale, et en baissant
les yeux, je vis que mon ami Jigme quittait son corps, lui aussi. Lui et
moi nous redressâmes et créâmes un lien pour nous joindre
à notre guide. Ce lien, appelé ectoplasme, est fabriqué
mentalement à partir du corps astral. C'est la « substance
» grâce à laquelle les médiums obtiennent des
manifestations spirites.
- {L'HISTOIRE DE RAMPA: (pages 40 à 49)(Extraits)}[12]Le voyage intersidéral et la desciption de Zhoro.
Le lien parfait, nous nous élevâmes d'un bond dans le ciel nocturne. Toujours curieux, je jetai un regard vers le bas. Au-dessous de nous flottaient nos Cordes d'Argent, ces cordes infinies qui relient pendant la vie le corps physique au corps astral. L'ascension continuait. La Terre s'amenuisait. Nous pouvions voir la couronne du soleil apparaître lentement à l'autre extrémité du globe, dans ce qui devait être le Monde Occidental, où nous avions tant voyagé astralement. Nous montions toujours, nous distinguions les contours des océans et des continents dans la partie éclairée de la planète. Vue de cette altitude, elle ressemblait à un croissant de lune, où l'Aurore Boréale, la Lumière du Nord, aurait étincellé au-dessus des pôles.
Nous nous élevions toujours, de plus en plus vite, et dépassâmes la vitesse de la lumière, car nous étions des esprits désincarnés, qui montaient sans cesse, à une rapidité se rapprochant de celle de la pensée. En regardant devant moi, j'aperçus une planète énorme, rouge, menaçante. Nous descendîmes vers elle à une allure incalculable. Quoique je fusse rompu aux voyages astraux, je sentis la peur m'envahir. La forme astrale du Lama Mingyar Dondup se mit à rire, télépathiquement, et me dit:
- Oh Lobsang! si nous devions heurter cette planète, ni eux ni nous n'aurions le moindre mal. Nous la traverserons de part en part; rien ne nous arrêterait.
Nous nous retrouvâmes
enfin flottant au-dessous d'un monde rouge et désolé; des
roches rouges, du sable rouge dans une mer rouge, sans flux ni reflux.
Au moment où nous nous rapprochions de la surface de ce monde, nous
aperçûmes d'étranges créatures, semblables à
d'énormes crabes, qui se déplçaient d'une allure léthargique,
le long de la mer. Debout, sur ce rivage rocheux, nous regardâmes
l'eau morte et mortellement dangereuse, avec son écume rouge
et nauséabonde. Tandis que nous la contemplions, la surface bourbeuse
fut, à plusieurs reprises, agitée de frissons et une étrange
créature en émergea, une créature de couleur rouge,
elle aussi, lourdement cuirassée, avec des articulations extraordinaires.
Elle poussait des grognements de lassitude et d'ennui, semblait-il, et
une fois sur le sable, elle s'écroula le long de la mer sans marée.
Au-dessus de nos têtes luisait un soleil rouge à la lumière
morne, qui projetait des ombres couleur de sang, dures, effrayantes. Autour
de nous, rien ne bougeait, rien ne donnait signe de vie, sauf les bizarres
créatures à carapaces, étendues, à moitié
mortes, sur le sol. Quoique j'eusse pris mon corps astral, j'éprouvai,
en regardant autour de moi, un frisson d'appréhension. Une mer rouge
sur laquelle flottait une écume rouge, des roches rouges, un sable
rouge, des créatures à carapace rouge, et au-dessus de tout
cela, un soleil rouge semblable aux braises mourantes d'un feu qui va bientôt
s'éteindre à tout jamais.
- {L'HISTOIRE DE RAMPA: (pages 40 à 49)(Extraits)}[13]La Planète Zhoro habitée!
Le Lama dit:
- Ce monde est moribond. Il n'est plus soumis à la rotation. Il flotte à la dérive dans l'océan de l'Espace, satellite d'un soleil mourant, qui bientôt éclatera et deviendra une étoile naine dépourvue de vie et de chaleur; cette étoile naine entrera en collision avec une autre, ce qui donnera naissance à un nouveau monde. Je vous ai amenés jusqu'ici car il existe néanmoins sur cette planète une vie très évoluée, une vie ayant pour but la recherche et l'étude des phénomènes de cette sorte. Regardez autour de vous.
Il se détourna et désigna de sa main droite l'horizon lointain; alors nous aperçûmes trois immenses tours qui se dressaient dans le ciel rouge: au sommet de ces tours, 3 boules de cristal brillaient et palpitaient d'une lumière jaune, comme si elle avaient été vivantes.
.. une des sphères devint d'un bleu électrique intense.
- Venez, ils nous souhaitent la bienvenue. Descendons dans le sol, où ils occupent une chambre souterraine.
Ensemble, nous nous approchâmes
de la base de cette tour, et lorsque nous fûmes debout sous la charpente,
nous aperçûmes une entrée fortement défendue
par un curieux métal brillant, qui ressortait comme une cicatrice
sur cette terre rouge et désolée. Nous traversâmes
cette porte, car, qu'il s'agisse de cristal ou de roc, il n'existe pas
de barrière pour ceux de l'astral. Nous suivîmes de longs
couloirs de roche morte, et aboutîmes à un hall très
vaste, orné de graphiques et de cartes, d'instruments et de machines
étranges. Au centre se trouvait une longue table à laquelle
étaient assis 9 hommes très âgés, tous dissemblables.
L'un était grand et mince, avec une tête pointue, conique.
Un autre était petit, et d'aspect très robuste. aucun de
ces hommes ne ressemblait à un autre. Tous venaient évidemment
de planètes différentes et appartenaient à des races
différentes. Des humains? Peut-être le terme d'humanoïde
les décrirait-il avec plus de précision. Ils étaient
tous humains, mais certains l'étaient plus que d'autres.
- {L'HISTOIRE DE RAMPA: (pages 40 à 49)(Extraits)}[14]Discussion avec des humanoïdes - Les briques de la vie.
Nous nous rendîmes compte que tous les 9 regardaient fixement dans notre direction.
- Ah, dit l'un, télépathiquement, nous avons des visiteurs venus de loin. Nous vous avons vus atterrir ici, à notre station de recherches, et nous vous souhaitons la bienvenue.
- Pères respectés, répondit le Lama Mingyar Dondup, je vous ai amené ces 2 compagnons qui viennent d'acquérir l'état de Lama et qui se consacrent assidûment à la recherche de la connaissance.
- Ils sont les très bienvenus, dit l'homme de haute taille, qui était apparemment le chef du groupe. Nous ferons tout notre possible pour vous être utiles, ainsi que nous avons aidé précédemment vos autres compagnons.
Cette réponse me surprit, car j'ignorais absolument que mon guide accomplit de tels voyages astraux à travers l'espace céleste.
L'homme de petite taille qui me regardait, sourit. Il dit, dans le langage universel de la télépathie:
- Je crois, jeune homme, que la différence de nos apparences vous intrigu profondément.
- Père Respecté, dis-je, assez décontenancé par l'aisance avec laquelle il avait deviné mes pensées, que je m'étais efforcé de dissimuler, il est exacte que je m'étonne de la diversité des tailles et des formes qui sont les vôtres, et j'ai songé que vous ne pouviez être tous des habitants de la Terre.
- Vous avex vu juste, me fut-il
répondu. Nous sommes tous des humains, mais le milieu a quelque
peu modifié notre aspect et notre stature. D'ailleurs ne constatez-vous
pas la même chose sur votre propre planète, ou au Tibet, par
exemple, certains moines qui vous servent de gardiens ont sept pieds[2,10
m.] de haut . Pourtant, en une autre contrée de la Terre, se trouvent
des gens qui n'atteignent que la moitié de cette taille et que vous
appelez Pygmées. Tous sont des humains; ils sont capables de procréer
les uns avec les autres, malgré la différence de stature,
car nous autres humains sommes tous fait de molécules de carbone.
Ici, dans cet univers particulier, tout dépend des molécules
fondamentales de carbone et d'hydrogène, car toutes deux sont les
briques qui composent la structure de votre Univers. Nous qui avons visité
d'autres mondes, bien au-delà de ce secteur particulier de notre
nébuleuse, nous savons que d'autres systèmes utilisent des
briques différentes. Certains emploient le silicium, certains le
gypse, ou d'autres éléments encore, mais leurs habitants
diffèrent de ceux de cet Univers et nous constatons avec tristesse
que nos pensées ne sont pas toujours en affinité avec les
leurs.
- {L'HISTOIRE DE RAMPA: (pages 40 à 49)(Extraits)}[15]La vie dure 2 700 000 000 battements de coeur.
Le Lama Mingyar Dondup prit la parole:
- J'ai conduit ici ces 2 jeunes Lamas, dit-il, afin qu'ils puissent voir les étapes de la mort et de la décrépitude sur une planète qui a épuisé son atmosphère et où l'oxygène de cette atmosphère s'est combiné avec des métaux pour les brûler et pour tout réduire à l'état de poussière impalpable.
- Cela est vrai, dit l'homme de haute taille. Nous voudrions faire comprendre à ces jeunes gens que tout ce qui naît est voué à la mort. Chaque chose vit pendant le laps de temps qui lui est alloué et ce laps de temps représente un nombre d'unités de vie. L'unité de vie pour chaque créature vivante correspond à un battement du coeur de cette créature. Une planète vit pendant 2 700 000 000 de battements de coeur, après quoi elle meurt, mais en donnant naissance à d'autres planètes. Un humain vit également le temps de 2 700 000 000 battements, et il en est de même pour le plus infime des insectes. Le coeur d'un insecte dont l'existence ne dépasse pas 24 h, bat 2 700 000 000 fois. Une planète - cela varie bien sûr - peut n'avoir qu'une seule pulsasion cardiaque en 27 000 ans , après quoi elle sera agitée d'une convulsion, car elle se préparera pour le prochain battement de coeur. Donc, toute vie a la même durée, mais les créatures ne vivent pas toutes au même rythme. Les créatures terrestres - l'éléphant, la tortue, la fourmi et le chien - vivent toutes un nombre égal de battements cardiaques, mais toutes ont des coeurs battant à des vitesses diverses, de sorte que leur existence semble plus ou moins longue.
- En outre, de nombreux animaux représentent différentes fonctions du corps. La vache, par exemple, n'est comme chacun peut s'en rendre comte, qu'une glande mammaire ambulante, la girafe est un cou, un chien, eh bien, tout le monde sait à quoi un chien pense constamment, il hume le vent pour savoir ce qui se passe, car il a une vue faible... donc, on peut le considérer comme un nez. D'autres animaux ont des affinités similaires avec les diverses parties de l'anatomie humaine. Le fourmilier d'Amérique du Sud représente la langue.
Nous conversâmes ainsi
télépathiquement pendant un certain temps et apprîmes
bien des choses étranges. Et nous apprîmes à la vitesse
de la pensée, ainsi qu'il est de règle dans l'astral. Enfin,
le Lama se leva et déclara que le moment était venu de partir.
- {L'HISTOIRE DE RAMPA: (pages 50 à 55)(Extraits)}[16]Initiation.
Un peu plus tard, on m'estima digne de subir la Cérémonie de la Petite Mort, dont j'ai parlé dans Le Troisième Oeil. Grâce à des rites particuliers, je fus mis en état de mort cataleptique, dans le sous-sol du Potala, et je voyageai dans le passé, le long des Annales Akashiques. Je Parcourus aussi les divers pays de la Terre. Mais laissez-moi vous décrire ce que je ressentis alors.
Le couloir, creusé dans le roc vif, à des centaines de pieds sous la terre gelée, était huminde et sombre comme la tombe elle-même. Léger comme la fumée, j'avançais dans ces ténèbres, et au fur et à mesure que mes yeux s'y habituaient, je vis, d'abord indistinctement, la phosphorescence verdâtre de la végétation moisie accrochée aux murs rocheux. Là où cette végétation proliférait et où la lueur était la plus brillante, je pouvais apercevoir l'éclat jaune de la veine aurifère courant le long de ce tunnel rocheux.
Je me déplaçais silencieusement, sans avoir conscience du temps, ... c'était pour moi une date mémorable, puisque je revenais d'un voyage de 3 jours dans l'astral.
... J'attendis, en équilibre sur une arête rocheuse
À pas lents, les prêtres entrèrent dans la chambre souterraine. ... À présent, la chambre était mieux éclairée et je pus de nouveau regarder autour de moi, et voir avec une précision qui m'avait fait défaut pendant 3 jours.
Les prêtres étaient debout autour de moi et ne me voyaient pas, ils encerclaient une pierre tombale qui occupait le centre de la chambre. ... Enfin, à un signal donné par un vieillard, 6 moines s'immobilisèrent, puis, haletant et gémissant, soulevèrent la pierre qui recouvrait le cercueil. En y jetant un regard, j'aperçus mon propre corps, revêtu de la robe d'un prêtre lama.
- O Esprit du Lama Visiteur, qui a erré à la surface du monde, reviens, car aujourd'hui, le 3e jour est arrivé et va se terminer.
{...}
Tandis que la fumée
{d'encens }montait en spirales nonchalantes, engouffrant ma forme astrale,
je frissonnai de crainte. J'avais l'impression que des mains invisibles
me tiraient, tiraient sur ma Corde d'Argent, me tiraient vers le sol, me
forçaient à pénétrer dans ce corps glacé
et inerte. Je sentis le froid de la mort, je sentis mes membres trembler,
je sentis ma vision astrale diminuer et de grandes convulsions secouèrent
mon corps qui fut agité de mouvements incoercibles. Les grands Prêtres
se penchèrent sur la tombe de pierre, me soulevèrent la tête
et les épaules et firent couler un liquide amer entre mes mâchoires
serrées. « Ah, me dis-je, il me faut retourner dans ce corps
qui sert de prison à mon âme ! »
- {L'HISTOIRE DE RAMPA: (pages 50 à 55)(Extraits)}[17]Initiation.
Il me semblait qu'un feu courait dans mes veines, des veines qui avaient dormi pendant 3 jours.
Au fur et à mesure que je reprenais conscience, mes pensées revenaient au moment où, 3 jrs auparavant, s'étaient déroulée une cérémonie analogue. On m'avait alors étendu dans ce même cercueil de pierre. Puis ils avaient remis le couvercle sur le cercueil. Solennenellement, ils s'étaient éloignés, emportant les lumières avec eux, pendant que moi je gisais, en proie à la peur, dans cette tombe de pierre, angoissé malgré l'entraînement que j'avais reçu, angoissé bien que sachant ce qui devait arriver.
Le temps s'écoulait, interminablement, et moi, je me refroidissais de plus en plus. Soudain le monde explosa, comme dans une flamme dorée, et j'abandonnai ma prison corporelle, je quittai les ténèbres de la tombe de pierre et la chambre souterraine. Je me frayai un passage à travers la terre, la terre glaçée, m'élevai à la vitesse de la pensée, dans l'air froid et pur, au-dessus du puissant Himalaya, au-dessus des terres et des océans, au-delà des confins de la terre. J'errai seul dans l'astral éthéré, tel un spectre, cherchant les lieux et les palais de la Terre, m'instruisant en observant les autres. Les voûtes les plus secrètes elles-mêmes n'étaient point scellées pour moi, car je pouvais vagabonder aussi librement que la pensée et entrer dans toutes les salles de Conseil de l'Univers. Les chefs de tous les pays défilèrent devant moi et mon oeil exercé lisait leurs pensées secrètes.
*******************
- {L'HISTOIRE DE RAMPA: (pages 101 à 110)(Extraits)}[18]Au pays de la Lumière Dorée.
... Nous étions serrés les uns contre les autres, à tel point que j'avais du mal à respirer. Le chauffeur de notre camion, pris de follie, semblait-il, avait laissé les deux autres loin derrière lui. Il conduisait comme s'il avait été poursuivi par tous les diables du communisme. La voiture carambolait à une allure effrénée le long de la route, il y eu un grincement aigu de freins trop rapidement bloqués et le camion dérapa. La paroi qui me faisait face se brisa en une pluie d'étincelles au moment où nous entrâmes en collision avec un gros mur de pierre. Il y eut des cris, des jurons, des hurlements, une véritable mer de sang, et je fus projeté en l'air. Je vis au-dessous de moi le camion démoli, en proie aux flammes. Une sensation de chute, un fracas terrible puis l'obscurité totale. Je perdis connaissance.
- Lobsang, dit une voix bien-aimée, la voix de mon Guide, le Lama Mingyar Dondup, tu es très malade, ton corps est toujours sur Terre, mais nous t'avons amené jusqu'ici, dans un monde au-delà de l'Astral. Nous nous efforçons de t'aider, car ta tâche en ce monde n'est pas encore terminée.
Mingyar Dondup ? C'était absurde. Il avait été tué par les traîtres communistes alors qu'il tentait de parvenir à un accord pacifique au Tibet. J'avais vu les horribles blessures qu'il avait reçues quand on l'avait poignardé dans le dos. Mais naturellement je l'avais vu plusieurs fois depuis qu'il était parti pour les Champs Célestes.
La lumière blessait mes yeux au paupières closes. Je me crus revenu devant ce mur de la Lubianka ; je m'attendais que les soldats m'assènent de nouveau des coups de crosse entre les épaules. Toutefois, cette lumière était différente. En réalité, elle ne me faisait pas mal. « Ce doit être l'association d'idées », songeai-je vaguement.
- Lobsang, ouvre les yeux et regarde-moi !
La voix bienveillante de mon Guide me réconforta; et un frisson de joie me parcourut. J'ouvris les yeux et regardai. Le Lama se penchait sur moi. Il paraissait en meilleure santé que je ne l'avais jamais vu sur Terre. Son visage semblait sans âge, son aura rayonnait des couleurs les plus pures, sans aucune trace de passions terrestre. Sa robe safran était faite d'une étoffe immatérielle, elle resplendissait comme si elle avait été douée d'une vie propre. Il me sourit et me dit:
- Mon pauvre Lobsang, tu es
un exemple particulièrement frappant de l'inhumanité de l'homme
envers l'homme, parce que tu as survécu à maintes épreuves
qui en auraient tué d'autres. Tu es ici pour te reposer, Lobsang,
un repos dans ce que nous appelons le « Pays de la Lumière
Dorée ». Ici, nous avons dépassé le stade
de la réincarnation. Ici, nous travaillons pour aider des peuples
de bien des univers différents et non pas seulement de la Terre.
Ton âme est meurtrie, ton corps est malade. Il faut que nous te remettions
sur pied, Lobsang, car la tâche doit s'accomplir et tu n'as point
de remplaçant.
- {L'HISTOIRE DE RAMPA: (pages 101 à 110)(Extraits)}[19]Langage et télépathie.
Je jetai un regard autour de moi et vis que je me trouvais dans une sorte d'hôpital. D'où j'étais étendu, j'apercevais un parc splendide; des animaux y broutaient ou jouaient entre eux. Il me sembla qu'il y avait là des cerfs, des lions, et toutes ces bêtes qui, sur terre, ne peuvent vivre paisiblement ensemble, étaient ici des amis qui s'amusaient comme les membres d'une même famille.
Une langue râpeuse me lécha la main droite, qui pendait en dehors du lit. Et j'aperçus Sha-lu, l'immense chat-gardien du Chakpori, l'un de mes premiers amis là-bas. Il me fit un clin d'oeil et j'eus la chair de poule en l'entendant dire:
- Ah! ami, Lobsang, je suis heureux de te revoir, même pour un si court moment. Tu vas retourner sur Terre pendant un certain temps, en partant d'ici, mais dans quelques années, tu nous reviendras pour toujours.
Un chat doué de la parole? Je connaissais bien le langage télépathique des chats et je le comprenais parfaitement, mais Sha-lu parlait, il n'émettait pas simplement des messages télépathiques. Un rire sonore me fit lever la tête: mon Guide était là et il semblait s'amuser beaucoup à mes dépens. De nouveau, mes cheveux se hérissèrent: Sha-lu était assis sur ses pattes de derrière, les coudes sur le lit. Lui et le Lama me regardèrent, puis se regardèrent. Et tous deux se mirent à rire. Tous deux se mirent à rire, je le jure!
- Lobsang, poursuivit mon Guide,
tu sais que la mort n'existe pas, tu sais qu'en quittant la Terre
au moment de cette prétendue « mort », l'égo
se rend sur le plan où il se repose un certain temps avant de se
réincarner dans un corps qui lui donnera l'occasion d'apprendre
d'autres leçons et de progresser toujours davantage. Ici, nous sommes
sur un plan d'où on ne se réincarne plus. Ici, nous vivons
en harmonie, en paix, comme tu le vois, capables de nous rendre n'importe
où, n'importe quand, grâce à ce que tu appellerais
« une projection superastrale ». Ici, les humains et les animaux
et d'autres espèces aussi, conversent grâce à la parole
aussi bien que par télépathie, nous employons le langage
quand nous sommes près les uns des autres, la télépathie
quand nous sommes éloignés.
- {L'HISTOIRE DE RAMPA: (pages 101 à 110)(Extraits)}[20]Au pays de la Lumière Dorée.
Dans le lointain, j'entendis une musique suave, une musique que moi-même pouvais comprendre. Mes précepteurs, au Chakpori avaient souvent déploré mon absence de dons musicaux. Leurs coeurs se seraient réjois, me dis-je, s'ils avaient pu me voir à quel point cette musique-là me réjouissait. À travers le ciel lumineux, des couleurs passaient et s'estompaient, comme pour accompagner la mélodie. Dans ce paysage merveilleux, les verts étaient plus verts, l'eau plus bleue. aucun arbre n'était rabrougri, aucune feuille n'était flétrie. Tout n'était que perfection. La perfection ? Alors que faisais-je là? j'étais, hélas, loin d'être parfait, je ne l'ignorais pas.
- Tu as mené le bon combat, Lobsang, tu es ici pour te reposer, pour faire provision de courage; tu l'as bien mérité.
Mon Guide me souriait avec bienveillance.
Je m'étendis de nouveau sur ma couche, puis me redressai, brusquement inquiet.
- Mon corps, où est mon corps terrestre?
- Repose-toi, Lobsang, repose-toi, répondit le Lam. Quand tu auras repris des forces, nous te montrerons bien des choses.
Lentement, la lumière dorée de la chambre se transforma en une brume rougeâtre, très apaisante. Je sentis une main forte et fraîche se poser sur mon front, une patte douce et fourrée au creux de ma main droite et je perdis conscience.
Je rêvai que je me trouvais
de nouveau sur terre. Je regardais, sans émotion, les soldats russes
fouiller les débris du camion et en retirer des cadavres calcinés
ou en lambeaux. Je vis un homme lever la tête et désigner
quelque chose du doigt. Les autres regardèrent à leur tour
et je fis de même: mon corps brisé était accroché
au sommet d'un mur. Du sang coulait de ma bouche et de mes narines. J'observai
la scène tandis que l'on me descendait du mur et qu'on me transportait
dans une ambulance. La voiture prit la direction de l'hôpital, et
moi, qui d'en haut voyais tout, je remarquai que ma Corde d'Argent était
intact: elle brillait, bleue comme la brume matinale sur les vallées.
- {L'HISTOIRE DE RAMPA: (pages 101 à 110)(Extraits)}[21]À l'hôpital - abandon ou poursuite de la mission?
Des ambulanciers russes sortirent la civière, sans grandes précautions; ils la portèrent dans une salle d'opérations et firent rouler mon corps sur une table. Des infirmières coupèrent mes vêtements ensanglantés et les jetèrent dans une poubelle. Une équipe de radiologues prit des photos: je vis que j'avais 3 côtes cassées, dont l'une avait perforé mon poumon gauche. Mon bras gauche état fracturé en 2 endroits, ma jambe gauche était de nouveau brisée au genou et à la cheville. L'extrémité d'une baïonnette brisée avait pénétré dans mon épaule gauche, manquant de peu une artère vitale. Les chirurgiennes poussèrent de bruyants soupirs, ne sachant par où commencer. J'avais l'impression de flotter au-dessus de la table d'opération, et me demandais si ces femmes possédaient une habileté suffisante pour me remettre en état. Une légère traction s'exerça sur ma Corde d'Argent et je traversai le plafond, apercevant sur mon passage les malades dans leurs lits, à l'étage supérieur. Puis, je m'élevai toujours plus haut dans l'espace, parmi les étoiles infinies, au-delà de l'astral, traversant les plans éthériques les uns après les autres, jusqu'à ce que j'eusse atteint de nouveau le « Pays de la Lumière Dorée ».
Je sursautai, essayant de distinguer à travers la brume pourpre.
- Il est revenu, dit une voix douce.
La brume se dissipa, pour faire place à la merveilleuse Lumière. Mon Guide se tenait près de moi et me regardait. Sha-lu était étendu sur le lit, à mes côtés, et ronronnait paisiblement. Deux autres hauts personnages se trouvaient dans la pièce. Ils regardaient par la fenêtre, observant les gens qui flânaient, beaucoup plus bas.
En entendant mon exclamation stupéfaite, ils se retournèrent et me sourirent.
- Tu as été si malade, dit l'un, que nous avons craint que ton corps ne puisse en supporter davantage.
L'autre, que je connaissais bien, malgré la très haute position qu'il avait occupée sur Terre, me prit les mains entre les siennes.
- Tu as trop souffert, Lobsang.
Le monde s'est montré trop cruel envers toi. Nous en avons discuté
et pensons que tu désires peut-être abondonner la lutte. Si
tu la continues, de nombreuses épreuves t'attendent encore. Tu peux
quitter ton corps dès à présent et rester ici, pour
l'éternité. Préfères-tu qu'il en soit ainsi?
- {L'HISTOIRE DE RAMPA: (pages 101 à 110)(Extraits)}[22]La décision et un changement de corps en perspective.
Mon coeur fit un bond dans ma poitrine. La Paix après toutes mes souffrances Des souffrances qui, sans l'entrainement spécial que j'avais subi, auraient depuis longtemps mis fin à mes jours. Un entraînement spécial. Oui, et pourquoi? Pour que je puisse discerner l'aura des êtres, pour que je puisse influencer la pensée et la diriger vers la recherche aurique. Et si j'abandonnais... qui continuerait cette tâche?
- Le monde s'est montré trop cruel envers toi: personne ne te fera de reproche si tu abandonnes.
Il me fallait réfléchir profondément. Les autres ne me reprocheraient rien, soit, mais pendant toute l'éternité je serais obligé de vivre avec ma conscience. Qu'est-ce que la vie? Quelques brèves années de misère. Encore quelques années d'épreuves, de souffrances, d'humiliations, et puis, si j'avais fait tout ce dont j'étais capable, ma conscience serait en paix. Pour l'éternité.
- Respectable Seigneur, répondis-je, vous m'avez donné le choix. Je servirai tant que mon corps le permettra. Pour le moment il est en piteux état, ajoutai-je.
Les hommes qui m'entouraient approuvèrent d'un sourire. Sha-lu ronronna plus fort et me gratifia d'une petite morsure amicale.
- Ton corps terrestre est, comme tu le dis, dans un état déplorable, à cause de tout ce que tu as enduré, dit l'Homme Éminent. Avant que tu prennes une décision finale, laisse-nous te dire ceci: Nous avons trouvé, dans le pays d'Angleterre, un corps que son possesseur a hâte de quitter. Son aura possède un harmonique fondamental semblable au tien. Plus tard, si les conditions l'exigent, tu pourras prendre ce corps.
Ma surprise horrifiée fut telle que je faillis tomber du lit. Moi, prendre un autre corps? Mon Guide se mit à rire:
- Eh bien, Lobsang, à
quoi te sert ton entraînement? Il ne s'agit que de prendre la robe
d'un autre. Et au bout de 7 années, le corps serait le tien,
toutes
les molécules de ce corps, avec les mêmes cicatrice auxquelles
tu tiens tant. Au début, cela te paraîtra un peu étrange,
comme lorsque tu as mis pour la première fois des vêtements
occidentaux. Je m'en souviens fort bien, Lobsang.
- {L'HISTOIRE DE RAMPA: (pages 101 à 110)(Extraits)}[23]Au pays de la Lumière Dorée.
L'Homme Éminent reprit la parole:
- Tu as le choix, mon cher Lobsang. Tu peux, la conscience en repos, abandeonner ton corps dès à présent et rester ici. Mais si tu retournes sur Terre, l'échange des corps ne se fera pas tout de suite. Avant que tu ne prennes une décision, je dois te dire qu'en revenant sur Terre, tu retrouveras la peine, l'incompréhension, l'incrédulité et même la haine, car il existe une force du mal qui tente d'empêcher tout ce qui est favorable à l'évolution humaine. Tu devras lutter contre ces forces mauvaises.
- Mon choix est fait, répondis-je. Vous m'avez montré la voie. Je continuerai jusqu'à ce que ma tâche soit accomplie, et si je dois prendre un autre corps, eh bien, je le prendrai.
Une torpeur m'envahit. Mes yeux se fermèrent malgré moi. La pièce s'estompa et je perdis conscience. Le monde semblait tournoyer sur lui-même. J'entendais à mes oreilles une sorte de rugissement et un murmure de voix. Et, sans pouvoir m'expliquer pourquoi, j'avais l'impression d'être attaché. Étais-je de nouveau en prison? Les Japonais m'avaient-ils capturé? Mon voyage à travers la Russie était-il un rêve, avais-je vraiment été au « Pays de la Lumière Dorée »?
- Il reprend conscience, dit une voix rude. Hé, réveillez-vous, cria quelqu'un à mon oreille. J'ouvris péniblement mes yeux douloureux. Une femme russe me regardait, les sourcil froncés. .. j'étais dans une salle d'hôpital en compagnie d'une cinquantaine d'autres hommes. Alors la douleur m'envahit, se répandit dans tous mes membres, pareille à une onde de feu. Respirer était difficile. Je ne pouvais pas bouger.
- Bah, il s'en sortira, dit la doctoresse au visage impassible ...
Je demeurai étendu,
le souffle coupé par la douleur que je ressentais au côté
gauche. Ici, on ne donnait pas de drogues pour calmer la douleur.
- {L'HISTOIRE DE RAMPA: (pages 126 à 131)(Extraits)}[24]L'Éden et la Kundalini.
- Je vais, lui dis-je, vous raconter une histoire que je sais être vraie. C'est une autre version du jardin d'Éden.
« Dans toute l'histoire des grandes religions, il existe des récits auxquels certaiens ont ajouté foi, mais que d'autres, plus clairvoyants peut-être, considèrent comme des légendes destinées à cacher des vérités qui ne doivent pas être connues d'hommes non évolués, car elles pourraient, en ce cas, devenir dangereuses.
« Telle est l'histoire ou la légende d'Adam et Ève, dans le jardin d'Éden, où Ève, tentée par un serpent, a mangé du fruit de l'arbre de la Connaissance. Adam en mangea aussi et tous deux s'aperçurent alors qu'ils étaient nus. Ayant ainsi acquis ce savoir interdit, ils furent chassés du jardin d'Éden.
« Le Paradis n'est évidemment que ce pays bienheureux où l'on ne craint rien parce qu'on ne comprend rien, où l'on n'est, en fait, qu'un légume. Mais il existe une version plus ésotérique de cette histoire.
« L'homme et la femme ne sont pas qu'une simple masse de protoplasme, de chair collée à une charpente osseuse. L'homme est, ou peut être beaucoup plus que cela. Ici, sur cette Terre, nous ne sommes que les pantins de notre Moi Supérieur, ce Moi supérieur qui réside provisoirement dans l'astral et qui acquiert de l'expérience grâce au corps de chair, lequel est le pantin, l'instrument de l'astral.
« Les physiologistes, entre autres, ont disséqué le corps humain et l'ont réduit à une masse de chair et d'os. Ils peuvent parler de tel ou tel organe, mais ce n'est là que matière. Ils n'ont pas découvert et ils n'ont pas cherché à découvrir les choses secrètes, les choses intangibles que les Indiens, les Chinois et les Tibétains ont sues des siècles avant la Chrétienté.
« L'épine dorsale est une structure extrêmement importante. Elle abrite le cordon médullaire sans lequel on est paralysé, sans lequel l'être humain ne sert à rien. Mais l'épine dorsale joue un rôle en core plus important. Au centre même du nerf spinal, le cordon médullaire est un tube qui s'étend à une autre dimension. C'est un tube sur lequel la force appelée Kundalini peut se déplacer lorsqu'elle est éveillée. À la base de l'épine, se trouve ce que les Occidentaux appellent le Feu-Serpent. C'est le siège même de la vie.
« Chez la plupart des
Occidentaux, cette grande force est dormante, assoupie, presque paralysée
à force de demeurer inemployée. Elle ressemble en fait, à
un serpent enroulé à la base de l'épine dorsale, un
serpent doué d'un pouvoir immense, mais qui, pour diverses raisons,
ne peut échapper provisoirement à sa prison. Cette image
mystique du serpent est connue sous le nom de Kundalini, et chez les Occidentaux
évolués, cette force peut s'élever par le canal du
nerf spinal; ellr peut s'élever jusqu'au cerveau et au-delà,
jusqu'à l'astral. En s'élevant, elle active chacun des «
chakrams », ou centre de pouvoir, tels que l'ombilic, la gorge et
autres parties vitales. Quand ces centres sont éveillés,
l'être humain se charge de vitalité, de puissance, il peut
dominer les autres.
- {L'HISTOIRE DE RAMPA: (pages 126 à 131)(Extraits)}[25]La Force-Serpent ou la Kundalini.
« Si l'on est parfaitement maître de la force-serpent, on peut réussir à peu près n'importe quoi. On peut ébranler des montagnes ou marcher sur les eaux ou se laisser enfermer dans une chambre scellée d'où l'on ressortira vivant après n'importe quel laps de temps.
« La légende nous dit qu'Ève a été tenté par un serpent. En d'autres termes, d'une façon ou d'une autre, Ève a entendu parler du Kundalini. Elle a pu libérer la force-serpent enroulée à la base de son épine dorsale; la force s'est propagée le long de la colonne médullaire, a réveillé le cerveau d'Ève, lui a ouvert les portes de la connaissance. C'est pourquoi il peut être dit dans l'histoire qu'elle a mangé de l'Arbre de la science, ou du fruit de cet arbre. Possédant cette science, elle pouvait voir l'aura d'Adam, deviner ses pensées et ses intentions, et Adam venant d'être tenté par Ève, son Kundalini s'éveilla à son tour et il put la voir telle qu'elle était.
« La vérité est que chacun contempla l'aura de l'autre. Chacun vit, nue, la forme astrale de l'autre, la forme non revêtue du corps humain; chacun vit toutes les pensées, les désirs, les connaissances de l'autre, chose qui n'aurait pas dû se produire au stade d'évolution d'Adam et d'Ève.
« Les prêtres de l'antiquité savaient que dans certaines conditions l'aura devenait visible, et que le Kundalini pouvait être éveillé par l'expérience sexuelle. Donc, dans l'ancien temps, les prêtres enseignèrent que la sexualité était un péché, et la racine de tout mal, et que, parce qu'Ève avait tenté Adam, la sexualité avait causé la chute de l'humanité. S'ils enseignèrent cela, c'est parce que, ainsi que je l'ai dit, l'expérience sexuelle peut quelquefois éveillet le Kundalini qui demeure assoupi à la base de l'épine dorsale chez la plupart des gens.
« La force Kundalini
est enroulée très bas sur elle-même, comme un ressort
d'horloge; c'est une force fantastique. Et, comme un ressort, elle peut
être dangereuse quand elle se détend brusquement. Cette force
particulière est située à la base de l'épine
dorsale, en fait, elle se trouve partiellement à l'intérieur
des organes génitaux. Les peuples de l'Orient le savent: certains
Hindous font appel au sexe dans leurs cérémonies religieuses.
Ils ont recours à une forme différente de manifestation sexuelle
afin d'obtenir certains résultats et ils les obtiennent effectivement.
Il y a des siècles et des siècles, les anciens adoraient
le sexe. Ils pratiquaient le culte phallique. Certaines cérémonies
dans les temples éveillaient le Kundalini qui donnait la clairvoyance,
la télépathie et bien d'autres pouvoirs ésotériques.
- {L'HISTOIRE DE RAMPA: (pages 126 à 131)(Extraits)}[26]Le sexe et la Kundalini.
« Le sexe, employé de façon appropriée et d'une certaine manière dans l'acte d'amour, peut augmenter les vibrations d'un individu. Il peut faire ouvrir ce que les Orientaux appellent la Fleur de Lotus. Il peut permettre d'embrasser le monde de l'esprit. Il peut faire jaillir le Kundalini et éveiller certains autres. Mais il ne faut jamais abuser du sexe et du Kundalini. L'un devrait être le complément et le supplément de l'autre. Les religions qui s'opposent aux rapports sexuels entre mari et femme commettent une erreur funeste. Cette attitude est souvent préconisée par les sectes les plus discutables du christianisme. Les catholiques romains sont plus près de la vérité puisqu'ils conseillent au couple d'avoir des rapports sexuels, mais ils le conseillent sans savoir pourquoi, estimant que le but en est simplement la procréation des enfants, ce qui n'est pas la raison d'être essentielle du sexe, contrairement à ce que croient la plupart des gens.
« Les religions qui condamnent les rapports sexuels cherchent à freiner l'évolution individuelle et l'évolution de la race. Voici comment opère le phénomène: dans le magnétisme, on obtient un aimant puissant en plaçant les molécules de la substance dans une certaine direction. Normalement, dans un morceau de fer, par exemple, toutes les molécules prennent n'importe quelle direction, comme une foule indisciplinée. Elles sont disposées au hasard, mais lorsqu'on leur applique une certaine force [force magnétisante, dans le cas du fer] toutes les molécules prennent une seule direction, et l'on obtient le grand pouvoir magnétique sans lequel il n'y aurait ni radio, ni électricité, ni transports par routes ou par voies ferrées, ni voyage aériens.
« Dans l'être humain, lorsque le Kundalini est éveillé, lorsque le Feu-Serpent s'anime, les molécules du corps se disposent toutes dans une même direction, car la force Kundalini, en s'éveillant, a attiré les molécules dans ce sens. Alors, le corps humain rayonne de vitalité et de santé, il accroît puissamment son savoir, il peut tout voir.
« Diverses méthodes permettent d'éveiller complètement le Kundalini, mais elles ne doivent être appliquées que chez les êtres suffisamment évolués parce que cet éveil complet donne un immense pouvoir sur les autres et que l'on pourrait abuser de ce pouvoir, l'utiliser à des fins néfastes. Mais le Kundalini peut être partiellement stimulé et peut vivifier certains centres, grâce à l'acte d'amour unissant le mari et la femme. Dans la véritable extase de l'éteinte, les molécules du corps sont disposées de telle sorte qu'un grand nombre sont tournées vers une seule direction et que les êtres acquièrent un grand pouvoir magnétique.
« Lorsque l'on aura supprimé
toutes les fausses pudeurs et tous les enseignements erronés concernant
la sexualité, l'Homme redeviendra un être supérieur,
il sera de nouveau capable de voyager jusqu'aux étoiles. »
- {L'HISTOIRE DE RAMPA: (pages 168 à 170)(Extraits)}[27]Le Karma.
- Lobsang, pour en revenir au thème du Kharma, comme il est mal compris, même par certains serviteurs du Temple! Instale-toi confortablement, car je vais le parler longuement sur ce sujet.
- Tu sais tout cela, Lobsang, ou tu devrais le savoir si tu as prêté attention aux paroles de tes professeurs [ce dont je doute!) mais je vais te rafraîchir la mémoire... Nous venons sur cette Terre comme à une école. Nous venons y apprendre une leçon. Au début, nous sommes dans une classe élémentaire, car nous ne savons rien et n'avons encore rien appris. À la fin du trimestre, nous réussissons à notre examen ou nous échouons. Si nous avons réussi, alors en revenant de vacances, nous passons dans une classe supérieure. Dans le cas contraire, nous « redoublons ». Si nous avons échoué sur un seul sujet, nous pouvons être admis à passer dans la classe supérieure où nous étudierons également le sujet qui nous a valu cet échec.
- Nous venons donc sur cette Terre comme des enfants vont à l'école. Si, au cours de notre vie, nous nous conduisons bien et apprenons la raison de notre venue, alors nous progressons et passons au stade supérieur. Si nous n'apprenons pas nos leçons, nous renaissons dans un autre corps et dans des conditions à peu près semblables. Admettons qu'un homme, dans une vie antérieure, se soit montré cruel à l'égard de son prochain, il lui faudra revenir sur Terre et s'efforcer de racheter ses fautes; il lui faudra renaître et faire le bien. Parmi les grands philanthropes actuels, beaucoup furent jadis de grands criminels. Ainsi tourne la Roue de la Vie, apportant d'abord des richesses à l'un, puis la pauvreté à l'autre; le mendiant d'aujourd'hui peut être le prince de demain et cela se continue d'existence en existence.
- Mais, Honorable Lama, fis-je remarquer, cela signifie-t-il que si un homme est aujourd'hui un mendiant unijambiste, il a coupé la jambe d'une autre personne dans une existence antérieure?
- Non, Lobsang, cela signifie
que cet homme doit connaître la pauvreté et subir la perte
d'une jambe afin d'apprendre sa leçon. Lorsqu'il te faut étudier
l'arithmétique, tu prends ton ardoise et ton boulier. Si tu veux
apprendre à sculter, tu te munis d'un couteau et d'un morceau de
bois. Tu t'armes des outils appropriés à la tâche.
Il en est de même en ce qui concerne le type de corps que nous possédons;
le corps et les circonstances de notre vie sont appropriés à
la tâche que nous devons accomplir.
- {L'HISTOIRE DE RAMPA: (pages 168 à 170)(Extraits)}[28]Le Karma.
Je pensais au vieux moine qui état mort; il s'était toujours plaint de son « mauvais Kharma » et se demandait ce qu'il avait fait pour mériter une vie aussi dure.
- Ah! oui, Lobsang, me dit
mon Guide, qui avait lu mes pensées, les non-initiés se plaignent
toujours de leur Kharma. Il ne se rendent pas compte qu'ils sont parfois
les victimes des mauvaises actions des autres, et que, s'ils souffrent
injustement dans cette vie, dans une autre, ils seront pleinement récompensés.
Je te le répète, Lobsang, tu ne peux pas juger l'évolution
d'un homme pas sa situation sur la Terre, et tu ne peux pas le condamner
parce qu'il semble en proie à des difficultés. D'ailleurs,
il ne faut jamais porter condamnation car, à moins de connaître
tous les faits, ce qui est impossible dans cette vie, ton jugement sera
erroné.
- {L'HISTOIRE DE RAMPA: (pages 195 à 198)(Extraits)}[29]Une autre visite au « Pays de la Lumière Dorée ».
Je dormis 2 jours et 2 nuits, mon corps épuisé flottant entre 2 mondes.
J'avais laissé mon corps derrière moi, sur la Terre. Alors que je commençais l'ascension, je vis l'une des femmes jeter sur mon enveloppe vide un regard empreint d,une compassion profonde. Puis elle se détourna et s'approcha d'une fenêtre pour contempler la rue sordide. Libéré des chaînes corporelles, je pouvais distinguer plus clairement encore les couleurs de l'astral. Ces gens, ces gens de couleur, qui me venaient en aide alors que les hommes de race blanche ne savaient que persécuter, étaient bons. Les souffrances et les épreuves avaient épuré leur égo et leur attitude insouciante ne cherchait qu'à dissimuler leurs sentiments intimes. Mon argent, tout ce que j'avais si péniblement, si durement amassé, était placé près de mon oreiller, aussi en sûreté chez ces gens-là que dans la banque la plus solide.
Je montai de plus en plus haut, laissant les confins du temps et de l'espace, passant d'un plan astral à un autre. Enfin, j'atteignis le Pays de la Lumière Dorée, où m'attendait mon Guide, le Lama Mingyar Dondup.
- Tu as vraiment subi de grandes épreuves, me dit-il, mais tout ce que tu as enduré avait sa raison d'être. Nous avons étudié les habitants de la Terre, et les membres des cultes étranges, néfastes, qui t'ont persécuté et te persécuteront encore, car ils manquent de compréhension. Mais nous devons, à présent, discuter de ton avenir. Ton corps actuel touche à la fin de son existence féconde et les plans que nous avons faits en vue de cet événement doivent être exécutés.
Il marchait à mes côtés, le long d'une rivière admirable. L'eau étincelante semblait douée de vie. Chacune des rives était ornée de jardins si merveilleux que je pouvais à peine en croire mes sens. L'air lui-même donnait l'impression de vibrer. Au loin, un groupe d'hommes, vêtus de costumes tibétains, s'avançait à notre rencontre. Mon Guide me sourit.
- La réunion va être
importante, dit-il, car nous allons discuter de ton avenir. Nous voulons
voir comment il est possible de stimuler les recherches sur l'aura humaine,
car nous avons remarqué que lorsque le terme d'« aura »
est montionné sur terre, la plupart des gens essayent de détourner
la conversation.
- {L'HISTOIRE DE RAMPA: (pages 195 à 198)(Extraits)}[30]Une autre visite au « Pays de la Lumière Dorée ».
Le groupe approchait et je reconnus ceux qui m'avaient inspiré un respect mêlé de crainte. À présent, ils me souriaient avec bienveillance et m'accueillaient comme un égal.
- Allons nous installer dans un endroit plus confortable, dit l'un d'eux, afin de pouvoir discuter à notre aise.
Nous suivîmes le sentier dans la direction d'où ces hommes étaient venus et, à un tournant, j'aperçus un hall d'une beauté telle qu'involontairement je m'arrêtai, avec une exclamation de plaisir. Les murs semblaient faits du cristal le plus pur, avec des tons pastel et de délicats reflets chatoyants. Le sentier était doux sous les pieds et mon Guide n'eut pas à insister pour me faire entrer.
J'eus l'impression de me trouver dans un vaste temple, un temple clair, propre, et l'atmosphère qui y régnait faisait comprendre que cela, c'était la Vie. Nous traversâmes le principal corps du bâtiment, et arrivâmes à ce que, sur Terre, j'aurais appelé la Chambre du Père Abbé. D'une simplicité confortable, elle s'ornait d'une seule image représentant la Réalité Supérieure. Des plantes vertes grimpaient aux murs, et par les larges fenêtres, on pouvait apercevoir un parc superbe.
Nous nous assîmes sur des coussins posés à même le sol, comme au Tibet. Je me sentais chez moi, presque heureux. Toutefois, j'étais inquiet en songeant à mon corps resté sur la Terre, car, tant que la Corde d'Argent demeurait intacte, je serais forcé de retourner en bas. L'Abbé - je lui donne ce titre, quoique le sien fût bien supérieur - jeta un regard autour de lui, et prit la parole:
- D'ici, nous avons suivi tout
ce qui t'est arrivé sur Terre. Nous voulons d'abord te rappeler
que tu ne souffres pas des effets d'un Kharma, mais que tu es pour nous
un instrument d'études. Tu seras récompensé de toutes
les épreuves que tu endures actuellement. (Il me sourit et ajouta:)
Bien que cette perspective soit une piètre consolation lorsque l'on
souffre sur Terre! Toutefois, nous avons beaucoup appris, mais certains
problèmes attendent encore une solution. Ton corps actuel a trop
souffert et te fera bientôt défaut. Nous avons établi
un contact au pays d'Angleterre. Cet homme veut quitter son corps. Nous
l'avons transporté sur le plan astral et avons discuté avec
lui. Il désire vivement partir et fera tout ce que nous lui
demanderons. Sur notre requête, il a changé son nom pour en
prendre un qui te conviendra mieux. Sa vie n'a pas été heureuse,
il s'est volontairement détaché de ses proches. Il ne s'est
jamais fait d'amis. Il est sur la même harmonique que toi. Pour le
moment, nous ne t'en parlerons pas davantage, car, plus tard, avant que
tu prennes possession de son corps, tu te familiariseras avec son genre
d'existence. Ta tâche présente est de faire revenir ton corps
au Tibet, afin qu'il puisse être préservé. Tu as gagné
de l'argent par tes efforts et tes sacrifices, tu n'as plus besoin que
d'une petite somme pour payer le voyage.
- {L'HISTOIRE DE RAMPA: (pages 199 à 205)(Extraits)}[31]La prière.
... Maître, vous pouvez nous donner mieux que de l'argent. Apprenez-nous à prier!
Pendant un moment, je demeurai silencieux, stupéfait par cette requête.
- Oui, dis-je. Je vais vous apprendre à prier, comme on me l'a appris.
« Toutes les religions croient au pouvoir de la prière, mais rares sont ceux qui comprennent le mécanisme du procédé, rares sont ceux qui comprennent pourquoi les prières sont exaucées pour certains alors qu'apparemment, elles ne le sont pas pour d'autres. La plupart des Occidentaux croient que les gens de l'Est prient devant une image taillée ou qu'ils ne prient pas du tout. C'est faux dans les 2 cas et je vais vous dire maintenant comment vous pouvez soustraire la prière au domaine du mysticisme et de la superstition. et vous en servir pour aider les autres, car c'est, en vérité, une force très réelle, l'une des plus grandes de cette Terre lorsqu'elle est employée comme elle doit l'être.
« La plupart des religions affirment que chaque être a son Ange Gardien ou quelqu'un qui veille sur lui. Cela est vrai, mais cet Ange Gardien n'est autre que soi-même, l'autre soi-même, celui qui se trouve de l'autre côté de la vie. Rares, très rares sont ceux qui sur terre peuvent voir cet ange, ce Gardien, mais ceux qui le peuvent sont capables de le décrire avec précision.
« Ce Gardien (nous devons
lui donner un nom, appelons-le donc ainsi) ne possède pas de corps
matériel pareil au nôtre. Il a une apparence spectrale; parfois
un clairvoyant le verra comme une forme bleue, scintillante, plus grande
que nature, reliée au corps de chair par ce que l'on nomme la Corde
d'Argent, cette Corde douée de vie qui palpite et brille en transmettant
les messages d'un corps à l'autre. Quoique n'ayant pas de corps
matériel, ce Gardien est cependant capable de faire certaines des
choses que fait notre corps, et beaucoup d'autres dont ce dernier est incapable.
Par exemple, le Gardien peut se rendre à la vitesse de l'éclair
dans n'importe quelle partie du monde. C'est lui qui voyage dans l'astral
et transmet au corps, grâce à la Corde d'Argent, ce dont il
a besoin.
- {L'HISTOIRE DE RAMPA: (pages 199 à 205)(Extraits)}[32]La prière.
« Lorsque vous priez, c'est à vous-même que vous vous adressez, à votre autre moi. à votre Moi Supérieur. Si nous savions prier convenablement, nous everrions ces prières par la Corde d'Argent, car la ligne téléphonique dont nous nous servons est un instrument très médiocre et nous devons nous répéter afin d'être sûrs que le message arrive à destination. Donc, quand vous priez, parlez comme vous parleriez au téléphone à un interlocuteur très éloigné, parlez avec une clarté absolue, et pensez bien à ce que vous dites. La faute, je dois le dire, nous est imputable, elle est imputable au corps imparfait qui est le nôtre sur cette Terre, et non à notre Gardien. Employez un langage simple, faites en sorte que vos requêtes soient toujours positives et jamais négatives.
« Après avoir formulé votre prière de façon ansolument positive et absolument claire, pour éviter toute possibilité d'erreur, répétez cette prière 3 fois, peut-être. Prenons un exemple: supposons que vous connaissiez une personne malade et que vous vouliez faire quelque chose pour elle; vous devriez prier pour que ses souffrances s'atténuent. Vous devriez faire 3 fois exactement la même prière. Vous devriez imaginer cette forme spectrale, immatérielle se rendant chez la personne en question, suivant la route que vous suivriez vous-même, entrant dans la maison, posant les mains sur le malade et le guérissant. ... répétez l'expérience autant de fois qu'il le faudra et, si vous y croyez sincèrement, vous obtiendrez un résultat.
« Parlons de la guérisons
complète: si un homme a été amputé d'une jambe,
aucune prière ne lui rendra cette jambe. Mais s'il a un cancer ou
quelque autre maladie grave, il pourra retrouver la santé. Il est
évident que plus le mal est bénin, plus la guérison
par la prière est facile. Tout le monde a entendu parler de guérisons
miraculeuses survenues dans l'histoire de notre planète. Lourdes
et de nombreux autres endroits sont réputés dans ce domaine;
ces résultats sont obtenus par l'autre soi-même, par le Gardien
du malade, et aussi grâce à la renommée du lieu. Lourdes,
par exemple, est connu dans le monde entier comme une ville où des
miracles se produisent, et les gens s'y rendent avec la ferme conviction
qu'ils vont guérir; cette conviction est très souvent transmise
au Gardien de la personne, de sorte que la guérison s'effectue très,
très facilement. Certains aiment à penser qu'elle est due
à un saint, à un ange ou à quelque ancienne relique,
mais en réalité, chacun se guérit lui-même et
si un thaumaturge se met en rapport avec un malade avec la ferme intention
de lui venir en aide, la guérison a lieu simplement par l'intermédiaire
du Gardien de ce malade. Comme je vous l'ai dit, tout se ramène
à vous-même, à ce Moi réel que vous deviendrez
lorsque vous quitterez cette vie brumeuse pour entrer dans la Réalité
Supérieure. Pendant notre séjour sur Terre, nous nous imaginons
que seule cette vie compte, mais la Terre... non, c'est le Monde des Illusions,
un monde d'épreuves, où nous venons apprendre les leçons
qu'il est plus malaisé d'apprendre dans les mondes meilleurs, plus
nobles, où nous retournerons.
- {L'HISTOIRE DE RAMPA: (pages 199 à 205)(Extraits)}[33]La prière.
« Il est bon de placer, en esprit, une main sur la nuque du malade et l'autre sur la partie malade ou au-dessus. Il vous faudra prier votre propre Moi un certain nombre de fois, chaque jour, par groupe de 3 prières, jusqu'à ce que vous ayez obtenu le résultat désiré. Et si vous avez la foi, vous réussirez. Mais laissez-moi vous donner un grave, un très grave avertissement: ce n'est pas de cette façon que vous gagnerez de l'argent. Il existe une très ancienne loi occulte qui interdit que l'on tire profit des prières intéressées. Vous ne pourrez rien obtenir si vous ne cherchez pas à venir en aide aux autres et si vous n'êtes pas persuadés que vous viendrez en aide aux autres.
« Je vous le dis, si
vous utilisez convenablement le pouvoir de la prière, sans songer
à votre propre intérêt, sans ambition personnelle,
vous aurez puisé à l'une des plus grandes sources d'énergie
de l'univers, une force si grande que si une poignée de gens sincères
se réunissaient et priaient pour la paix, la paix régnerait,
les guerres et les pensées de guerre disparaîtraient. »
- {L'HISTOIRE DE RAMPA: (pages 206 à 210)(Extraits)}[34]Formes-pensées pour guérir, pour protéger....
- Vous avez promis de nous parlez des Formes-Pensées, avant votre départ...
... Là, il fut sorti du cercueil de bois grossier et placé dans un autre, ayant la forme exacte du corps. Les mains furent croisées sur la poitrine et étroitement enveloppées de bandages. On y noua un papyrus relatant l'histoire du mort.
« Quelques jours plus tard, arrivèrent dans cette salle les prêtres d'Osiris et d'Isis et d'Horus. Ils chantèrent les prières préliminaires, afin de conduire l'âme à travers les Enfers. C'est là aussi que sorciers et magiciens de l'ancienne Égypte préparaient leurs Formes-Pensées, qui veilleraient sur le corps du mort et empêcheraient les vandales de profaner la tombe et d'en troubler la paix .
« La tombe de Tout Ankh Amon est célèbre à cause de la malédiction qui s'abattit sur ses profanateurs [dans les temps modernes]. Tous ceux qui sont entrés dans la sépulture de Tout Ankh Amon sont morts ou ont souffert de mystérieuses et incurables maladies.
« ... n'importe qui, avec un peu de persévérance, peut créer une Forme-Pensée qui agira pour le bien ou pour le mal.
« Vous pouvez créer des Formes-Pensées qui feront le bien, mais faites en sorte qu'elles soient vraiment bénéfiques, car une Forme-Pensée ne peut distinguer le Bien du Mal. Elle servira l'un comme l'autre mais, en fin de compte, la Forme-Pensée maléfique attirera la vengeance sur son créateur.
« Le conte d'Aladin n'est autre que l'histoire d'une Forme-Pensée qui a pu être évoquée. Elle est fondée sur une des vieilles légendes chinoises, qui sont littéralement vraies.
« L'imagination est la plus grande force de la Terre.
... Il peut arriver, par exemple, qu'un être qui nous est cher souffre d,une maladie à laquelle la médecine n'a pas encore trouvé remède. Cette personne est susceptible de guérir, si l'on crée une Forme-Pensée qui entrera en contact avec le Moi Supérieur du malade et qui aidera ce Moi Supérieur à se matérialiser pour créer de nouvelles parties d'organes. C'est ainsi qu'un diabétique pourrait, avec l'aide adéquate, recréer les parties endommagées du pancréas qui ont causé le mal. [Voir exemples et procédé dans son livre]
« N'importe qui, avec un peu de pratique, est en mesure d'émettre des Formes-Pensées, mais c'est le Bien qu'il faut vouloir, car si vous cherchez à faire le Mal, la Forme-Pensée se retournera contre vous et vous causera le plus grand tort, sur le plan physique, mental ou astral. »
- {L'HISTOIRE DE RAMPA: (pages 216 )(Extraits)}[35]Situation particulière.
... Pourtant, j'était
un homme à part, un homme sur le point de mourir et de revivre à
nouveau. Un homme sur le point de connaître l'une des plus étranges
expériences qui puissent arriver à une créature humaine.
Pourtant,
était-elle si étrange? Beaucoup de nos Adeptes
supérieurs la faisaient, au cours de leurs vies successives. Le
Dalaï Lama lui-même prenait, à chaque nouvelle existence,
le corps d'un nouveau-né. Mais moi, j'allais prendre le corps d'un
adulte et le modeler sur le mien, en changeant non seulement l'égo,
mais le corps tout entier, molécule par molécule. Bien que
n'étant pas chrétien, mes études à Lhassa m'avaient
obligé à lire la Bible et à écouter des conférences
à son sujet. Je savais qu'il y est dit que le corps de Jésus,
fils de Marie et de Joseph, fut envahi par « L'Esprit du Fils de
Dieu » et devint le Christ. Je savais aussi qu'en l'an 60, les prêtres
chrétiens s'étaient réunis pour procéder à
la suppression de certains enseignements de Jésus. Ils mirent à
l'index la Réincarnation, la prise de possession d'un corps par
un égo étranger et bien d'autres doctrines professées
par Jésus.
- {L'HISTOIRE DE RAMPA: (pages 218 à 220)(Extraits)}[36]Massacre et viols.
Je songeai à cette communauté de nonnes dont m'avait parlé un grand Lama qui, au cours d'un voyage, en avait rencontré l'unique survivante. Celle-ci, avant de mourir dans ses bras, lui raconta la tragédie de cette communauté, dont le cloître avait été envahi par une bande déchaînée de soldats chinois. Ceux-ci profanèrent les Objets Sacrés et volèrent tout ce qui avait de la valeur. Ils dépouillèrent la vieille Supérieure de ses vêtements et l'enduisirent de beurre. Puis ils y mirent le feu et écoutèrent, avec des rires et des hurlements, ses cris de douleur. Lorsque, enfin, ce pauvre corps noirci fut étendu, immobile, sur le sol, un soldat l'ouvrit avec sa baïonnette pour s'assurer que la mort avait fait son oeuvre.
Les religieuses les plus âgées, mises à nu et transpercées avec des lames chauffées à blanc, moururent dans d'atroces souffrances. Les nonnes les plus jeunes furent violées les unes devant les autres et les soldats s'acharnèrent 20 à 30 fois sur chacune d'elles pendant les trois jours où ils occupèrent le cloître. Lorsqu'ils furent las de ce « sport » ou épuisés, ils eurent un dernier sursaut de sauvageries. Ils mutilèrent certaines des femmes, en éventrèrent d'autres. D'autres, toujours nues, furent entraînées au-dehors dans le froid glacial.
Quelques moines qui se rendaient à Lhassa rencontrèrent la bande et tentèrent de venir au secours de ces femmes en leur donnant leurs vêtements, dans l'espoir de conserver une faible lueur de vie chez ces malheureuses. Les soldats communistes, qui allaient eux aussi à Lhassa, se ruèrent sur les moines et les traitèrent avec une telle brutalité que certains faits ne peuvent être rapportés ici. Les moines, horriblements mutilés, nus, perdant leur sang, ne tardèrent pas à mourir. Une seule femme survécut; elle était tombée dans un fossé et les bannières de prière, arrachées de leurs mâts par les Chinois, l'avaient dissimulée. Finalement, le Lama et son acolyte arrivèrent sur la scène du dram et c'est des lèvres de la moribonde qu'ils apprirent toute l'histoire.
« Oh! mettre le monde
occidental au courant des terreurs du communismes », me dis-je, mais
je découvris plus tard, à mes dépens, que l'on ne
peut écrire ou dire la vérité en Occident. Toutes
les horreurs doivent être édulcorées, recouvertes d'un
vernis de « décence ». Les communistes sont-ils «
décents », lorsqu'ils violent, mutilent et assassinent? Si
les Occidentaux voulaient écouter les comptes redus exacts de
ceux qui ont souffert, ils s'épargneraient, en fait, semblables
horreurs, car, pareil à un cancer, le communisme est insidieux,
et tant que les gens considéreront cet abominable culte comme une
simple politique différente, les peuples du monde seront
en danger.
- {L'HISTOIRE DE RAMPA: (pages 220 à 224)(Extraits)}[37]Annales Akashiques.
Tandis que je ruminais ces choses, et que je scrutais périodiquement le paysage s'étendant sous mes yeux, un vieil homme, courbé et marchant avec une canne, entra dans ma chambre. Son visage était creusé par la souffrance, ses os saillaient sous une peau desséchée, tendue comme du parchemin. Voyant qu'il était aveugle, je me levai pour lui prendre le bras. Ses orbites luisaient comme des trous rouges et se